Discours de Rahuri sur les trois puissances contenues dans le nom Nirmala : NIH, LA et MA. Shri Mataji explique d’abord NIH comme le refus de l’illusion — « pas ça » — qui mène à la conscience sans pensée, au détachement et à l’abandon réel au pouvoir de Dieu. Elle développe ensuite LA comme Lalita Shakti, le pouvoir vivant de l’amour, des vibrations, de la beauté, du rasa et de la douceur qui transforme les relations. Enfin MA, Mahalakshmi et pouvoir de la Mère, donne l’équilibre, la sagesse, l’évolution et la capacité d’adapter ses méthodes pour répandre Sahaja Yoga sans rigidité.
C’est bien que tous les Sahaja yogis se soient réunis. Quand nous nous rencontrons comme cela, nous pouvons discuter de beaucoup de choses d’intérêt mutuel et nous parler même de petits détails à leur sujet ; comment se nettoyer puisque le nom de votre Mère lui-même est Nirmala et il contient beaucoup de pouvoirs.
Le premier mot est NIH qui signifie Non (« not »). Quelque chose qui n’existe pas en réalité mais qui semble exister, est appelé Mahamaya (illusion). En fait, cette chose n’existe pas, mais nous avons l’impression qu’elle existe, et c’est ce qu’on appelle Mahamaya et le monde entier est ainsi. On la voit mais ce n’est pas vrai : si nous y sommes piégés, nous avons l’impression que c’est la seule chose pour laquelle nous devons vivre. Nous avons alors l’impression que les conditions économiques sont insatisfaisantes, que les conditions sociales et domestiques (familiales) sont mauvaises, que tout ce qui nous entoure est mauvais et que nous ne voyons rien de bon.
L’eau à la surface de la mer est très sale et trouble. On y voit flotter de nombreux objets. Mais si nous allons au fond de la mer, il y a tellement de beauté, de richesse et de puissance que nous oublions que l’eau est si sale à la surface.
Le fait est que tout ce que vous voyez autour de vous est une illusion. Vous devez vous rappeler qu’avant tout, tout cela n’est rien. Si vous devez établir ‘NIH’, vous devez vous dire « pas ça » chaque fois qu’une pensée vient, dites : « pas ça » (ya neti neti vachane nigamor avochus), une autre pensée vient, dites qu’elle n’est pas là. Vous devez répéter cela encore et encore. Vous devez répéter cela encore et encore. Alors vous comprendrez la signification du mot « NIH ». L’illusion que vous voyez n’est pas seulement une illusion, mais il y a quelque chose au-delà de cela.
Cependant, nous avons gaspillé tant d’années de nos vies dans ces illusions que nous donnons de l’importance à tout ce qui n’existe pas en réalité et, ce faisant, nous avons commis des tas de péchés. Nous avons essayé de tirer du plaisir de beaucoup de choses. Nous n’avons rien reçu de ce dont nous avons essayé de nous délecter. Fondamentalement, tout cela n’est rien – sans goût.
Donc, la perspective devrait être, tout cela n’est rien, tout est faux. Seul le Brahma est réel, tout le reste est faux. Vous devez adopter ce point de vue partout dans la vie. Alors vous comprendrez la véritable signification de Sahaja Yoga. Ce qui se passe avec la plupart des Sahaja Yogis après la réalisation, c’est qu’ils pensent, « maintenant que nous sommes réalisés, nous avons les bénédictions de Mataji. Alors pourquoi ne sommes-nous pas prospères ? ». Cela signifie qu’ils pensent que Dieu est dans la prospérité. En dépit de notre réalisation, pourquoi nos conditions familiales ne s’améliorent-elles pas ?
Au lieu de cela, vous devriez penser que, malgré la réalisation, pourquoi mon tempérament (swabhav) ne se transforme-t-il pas ? Alors vous réaliserez que mon swabhav n’a pas changé. Voyez, comme ce mot « Swabhav » est beau – « Swa » est Atman, c’est-à-dire l’esprit, et bhav est la nature. Est-ce que le Soi est devenu votre nature ? Si vous devenez votre soi, il y a tellement de beauté à l’intérieur que tout ce qui se passe à l’extérieur apparaît comme un drame. Tant que cet état de témoin n’est pas pleinement éveillé en vous, vous n’avez pas suivi le mot « NIH » et vous ne l’avez pas pratiqué. et même si, vous devenez émotif ou égoïste, autoritaire ou soumis et que vous en soyez triste, alors l’état de « NIH » se situe au centre de ces extrêmes. Vous n’êtes ni dans cet état ni dans celui-là. Cet état doit être établi et la meilleure façon d’y parvenir est de méditer. En suivant l’idée du « NIH » dans votre vie, vous deviendrez (Nirvichar) sans pensée.
Tout d’abord, vous devez devenir sans pensée. Dès que vous commencez à vous accrocher à une pensée, qu’elle soit bonne ou mauvaise, vous entrez dans une sorte d’inertie et, dans cet état, vous sautez d’une pensée à l’autre. Certains ont donc dit qu’une mauvaise pensée devait être contrée par une bonne pensée. En d’autres termes, si un véhicule ou un train venant d’une direction est repoussé par un autre, les deux s’arrêteront quelque part au centre. C’est une bonne chose, mais parfois, cela peut devenir nuisible. Une mauvaise pensée, lorsqu’elle est repoussée par une bonne pensée, reste refoulée, mais elle peut surgir soudainement et cela arrive à beaucoup de gens. Ils refoulent leurs pensées habituelles et se disent constamment qu’ils doivent être bons envers les autres et bien se comporter, etc. Ces personnes peuvent parfois avoir des problèmes. Soudain, elles sont exaspérées et les autres ne parviennent pas à comprendre pourquoi ces personnes bien élevées sont contrariées. Ces personnes perdent également leur paix intérieure.
Toute la beauté qui est en eux est détruite. Donc nous devrions toujours être sans pensée.
Bannissez toutes les pensées de votre mental et alors vous resterez automatiquement au centre dans le Vilamba.
Vous devez faire tous les efforts. Maintenant vous demanderiez : « Mère, comment pouvons-nous faire quelque chose sans penser ? ». Mais que sont les pensées ? Elles sont creuses. Dans l’état sans pensée, vous êtes un avec le pouvoir de Dieu, c’est-à-dire que la goutte, que vous êtes, vient dans l’océan qui est Dieu. Par conséquent, Son pouvoir vient aussi à vous. Est-ce que ce doigt pense ? N’est-il pas toujours en mouvement ? Donnez vos pensées à Dieu et demandez-lui de penser à vous. Mais c’est assez difficile, car vous n’êtes pas des gens sans pensée.
Beaucoup de gens disent « nous nous abandonnons complètement », mais cela ne se passe pas ainsi parce que ce ne sont que des paroles. S’abandonner n’est pas seulement parler. Lorsque vous atteignez le sans pensée, l’abandon est automatique. C’est-à-dire que vous avez arrêté de penser. Lorsque vous arrêtez de penser, vous venez au centre. Quand vous êtes au centre, vous entrez immédiatement dans la conscience sans pensée, c’est-à-dire que vous devenez un avec le pouvoir de Dieu, Il prend soin de vous. Il s’occupe aussi de vos moindres choses. Vous serez étonné. Parfois, essayez de faire les choses par vous-même. Vous ferez alors l’expérience de « Sankalpa vikalpa karoti » (l’homme propose et Dieu dispose). Si vous voulez emprunter une méthode particulière, essayez de le faire. Tous les pays l’ont essayé et ont échoué. Cela vaut la peine d’essayer et après cela, vous réaliserez que ce que vous faisiez auparavant était une erreur. Une fois que vous êtes dans le sans pensée, vous recevez toutes les inspirations, tous les pouvoirs et tout.
L’idée que vous obtenez dans le sans pensée est une inspiration. Vous serez surpris. Tout vous vient comme sur un plateau. Vous vous levez pour faire un discours. Soyez sans pensée et commencez. Bien que vous n’ayez jamais fait de discours auparavant, que vous ne sachiez même pas comment le faire ou que vous n’ayez aucune connaissance particulière d’un sujet, vous parlerez si bien que les autres seront étonnés que vous en sachiez autant. Mais une fois que vous êtes profondément dans l’état sans pensée, tout vient de là et non de votre cerveau. Je vous parle de Moi. Vous priez : « Mère, veillez à ce que telle ou telle chose m’arrive » et je ne pense pas à cela. C’est incroyable. Je mets tout cela dans le sans pensée. Toute la machinerie fonctionne à ce niveau. Il suffit de le mettre dans cette machine et tout est prêt. Permettez à cette machine, vous pouvez l’appeler la machine silencieuse, de travailler. Vous devriez lui confier tous vos problèmes. Mais c’est très difficile pour les intellectuels car leur habitude est de continuer à penser à tout.
Vous devriez être capable d’être sans pensée lorsque vous essayez de comprendre un sujet. Tout devient clair automatiquement. La recherche que vous faites devrait également se faire dans un état sans pensée. Laissez vos mains travailler pendant que vous êtes sans pensée.
Vous pouvez faire vos recherches extrêmement efficacement de cette façon. Je vous dis beaucoup de choses. Je n’ai jamais lu de livres scientifiques de ma vie et je n’y connais rien. Pourtant, je vous dis toutes ces choses. D’où vient toute cette connaissance ? Du sans pensée ; je me contente de parler et de voir tout ce qui se passe. Tout a été préparé dans cet ordinateur qui est en train de parler. Si vous n’êtes pas dans l’état sans pensée, vous n’utilisez pas votre ordinateur et mettez votre cerveau par-dessus. Il s’agit d’un vieil ordinateur et beaucoup de travail minutieux a été fait sur celui-ci. Vous allez inévitablement faire des erreurs si vous utilisez votre propre cerveau et ne consultez pas l’ordinateur. Cela n’a aucun sens.
Ainsi, la solution à tout cela est le préfixe « PRA ». Nous disons PRASHIKSHAN (éducation éclairée) dans lequel nous utilisons le suffixe PRA. [Ndlr – Le préfixe « PRA » est utilisé (en sanskrit, hindi ou marathi), signifie « éclairé ».] Tout cela se passe dans l’état sans pensée est éclairé et est donc PRA. C’est ainsi PRACHANDA (Enorme) – ici aussi c’est PRA. D’autres mots sont PRAKASHIT (amené à la lumière), PRADNYA (sage), où nous utilisons le préfixe PRA qui signifie éclairé. La lumière ne parle jamais. Si vous allumez la lumière dans une pièce, la lumière ne parlera pas et ne vous donnera pas d’idées. Elle rendra simplement tout visible. Il en va de même pour la lumière de l’absence de pensée. Ce « NIH » est commun à tous les mots tels que « Nirvichar » (sans pensée), Nirvajya (désintéressé), Nirahankar (sans ego), Nirakar (sans forme). Ainsi, de nombreux mots proviennent du préfixe NIH. Vous l’établissez et ensuite vous entrez dans Nirvikalpa (état sans doute). Tout d’abord, devenez sans pensée et ensuite sans doute (Nirvikalpa). Alors tous vos doutes disparaissent et vous savez qu’il existe un pouvoir qui fonctionne. Il fonctionne très rapidement et est très subtil. Vous serez étonné de voir comment cela se passe. C’est aussi valable pour le temps. Je ne regarde jamais de montre. Parfois elle s’arrête et indique 3 heures du matin. Juste pour montrer aux autres que je remonte ma montre. Mais ma vraie montre est dans le sans pensée. Elle est arrêtée en permanence. Si quelque chose doit être fait, cela se passe au bon moment. Alors il n’y a pas de regrets, peu importe s’il est tard ou non. Quoi qu’il arrive, je suis là où je suis.
Hier, ma voiture est tombée en panne mais j’étais détendue car je voulais voir les étoiles. Cette beauté n’est pas visible à Londres et je voulais la voir. J’ai donc profité de la nuit étoilée. D’autres étaient inquiets et ont commencé à donner des vibrations (bandhans). Je leur ai dit : pourquoi gaspillez-vous vos vibrations ? Regardez les étoiles que vous ne regardez pas très souvent. Je devais voir la beauté du ciel. Sa splendeur était répandue dans tout le ciel. Le ciel pensait que Mataji devait le voir aussi parce qu’il pense qu’elle a toujours son attention tournée vers les Sahaja yogis. Je voulais descendre et le regarder mais j’étais inquiète que les Sahaja yogis puissent imaginer que j’avais des problèmes. Alors j’ai simplement regardé le ciel de là où j’étais et je l’ai apprécié. En résumé, vous ne devez être esclave de rien.
.Si vous êtes sans pensée, Dieu vous emmène partout comme si vous étiez sur ses mains. Il prend toutes les dispositions. Il sait tout et il n’est pas nécessaire de lui parler de quoi que ce soit. Mais vous devez voir si vous êtes dans le PRAVAHA ( le courant de vie principal) ou non. Vous devez vérifier si vous êtes dans le Pravaha de Dieu. Si vous n’y êtes pas, vous vous retrouvez coincé quelque part sur la rive ; puis le courant vient et vous emmène, deux fois ou trois fois, mais à nouveau vous êtes sur la rive. Alors vous dites : » Mataji, rien ne se passe bien pour moi « . Ce n’est pas ça. C’est parce que vous êtes empêtré.