Gourou Purnima Puja au Temple of All Faiths de Hampstead, Londres, 27 juillet 1980 — le grand discours sur les statuts du Seigneur*. C'est ici que Shri Mataji énonce de façon systématique les six commandements du Gourou tattva, traditionnellement transmis depuis Socrate, Moïse, Abraham, Dattatreya, Janaka, Nanaka, le Prophète Mohammed et Sai Nath. (1)* Ne faites de mal à personne (ahinsa) — mais sans aller dans l'absurde des moustiques préservés. (2) Connaissez la vérité, témoignez-en, annoncez-la : « Ceux qui n'ont ressenti aucune vibration ne devraient pas parler de Sahaja Yoga du tout. » (3) Développez le détachement — non comme sécheresse mais comme amour qui circule : la sève dans l'arbre, les fleurs qui parfument avant de mourir. Anecdote bouleversante du sari blanc : Shri Mataji veut donner Son dernier sari importé à une dame ; Sa nièce proteste ; la sonnette tinte alors et un homme apporte trois saris d'Afrique, dont un identique à celui qu'Elle vient de donner. « Vous vous tenez simplement au centre, ça arrive par une porte et ça repart par l'autre. » (4) Menez une vie morale : pas d'adultère du regard selon le Christ — « Je n'ai compris cela qu'en venant en Occident ». (5) N'accumulez pas, soyez généreux comme la mer : un Sahaja Yogi avare est inconcevable. (6) Vivez naturellement, simplement, sans uniforme, sans discrimination raciale ni religieuse : critique du brahmanisme indien qui a ruiné l'Inde, du racisme occidental, du Vyasa fils illégitime auteur de la Gita. Aveux saisissants de Shri Mataji sur Sa propre nature au-delà des statuts : « Je suis sans désir et sans péché, absolument sans péché. Quoi que je fasse, ce n'est pas un péché pour moi. Je pourrais tuer n'importe qui… c'est un fait. Je suis au-dessus du péché. » Mais Elle s'est rendue ordinaire pour enseigner. Révélation : « Vous avez la Gourou que même Brahma, Vishnou et Mahesha désirent ardemment avoir » — Sakshat Adi Shakti, source de toutes les shaktis. Mahamaya inéluctable : Elle joue pour que vous oubliiez à chaque instant qu'Elle est votre Gourou. Conclusion : promettez à votre Esprit d'être un Gourou digne de votre Mère.
Gourou Purnima Puja, le 27 juillet 1980, « Les statuts du Seigneur », Londres (Royaume-Uni)
Aujourd’hui, vous avez organisé cette adoration de votre Gourou, qui est votre Mère. Vous êtes peut-être des personnes très spéciales pour avoir une Gourou qui est une Mère. Pourquoi cette puja est-elle organisée ? Il faut savoir qu’il est très important pour chaque disciple de vénérer son Gourou, mais le Gourou doit être un véritable Gourou, et non quelqu’un qui exploite simplement ses disciples et qui n’est pas autorisé par Dieu.
La puja est organisée parce que vous avez été initié aux statuts du Seigneur. On vous a enseigné les dharmas d’un être humain. Pour cela, vous n’avez en réalité pas besoin d’un gourou. Vous pouvez lire n’importe quel livre et vous saurez quels sont les statuts du Seigneur. Mais le gourou doit veiller à ce que vous les mettiez en pratique. Ces règles doivent être mises en pratique, intégrées dans votre propre vie, ce qui est une chose difficile. Et sans un gourou, une force corrective, il est très difficile de suivre ces règles du Seigneur ; car il existe un fossé entre la conscience humaine et la conscience divine, un fossé très grand. Et ce fossé ne peut être comblé que par un gourou qui est lui-même accompli.
Aujourd’hui, c’est un jour de purnima. « Purnima » signifie « pleine lune ». Le gourou doit être une personnalité accomplie pour pouvoir parler de ces statuts et élever ses disciples à ce niveau de compréhension, grâce auquel ils s’imprègnent de ces statuts.
Il est là pour combler ce fossé, et pour cela, il est essentiel que chaque gourou soit une âme Réalisée d’une très grande qualité et très évoluée. Il n’a pas besoin d’être un ascète, ni d’être une personne vivant dans la forêt. Il pourrait être un simple chef de famille. Il pourrait être un roi. Toutes ces manifestations extérieures de la vie d’une personne n’ont pas d’importance. Quelle que soit votre position, je dirais que la soi-disant position dans ce monde ne fait aucune différence pour être un gourou, tant que vous avez assimilé les statuts du Seigneur. Je le répète, vous devez assimiler les règles.
Voyons quels sont ces statuts. Le premier est : ne faites de mal à personne. Le premier principe est que nous ne devons faire de mal à personne. Les animaux font du mal sans savoir qu’ils font du mal. Si vous vous approchez d’un serpent, il vous mordra. Si un scorpion est là, il peut vous injecter son venin. Les animaux ne doivent faire de mal à quiconque ; ils peuvent corriger, mais pas faire du mal.
Ainsi, le principe de ne pas faire de mal a été poussé à un point tel où la réalité a disparu. Par exemple, quand on a dit « Ne faites de mal à personne », les gens ont commencé à dire : « D’accord, nous ne ferons pas de mal aux moustiques. Nous ne ferons pas de mal aux insectes. Nous ne les tuerons pas. » Et il y a des gens qui suivent une religion dans laquelle ils préservent les moustiques et les insectes. C’est absurde ! Pousser quoi que ce soit à l’absurde ne peut pas être la réalité.
Tout d’abord, nous ne devons pas nuire à quelqu’un qui suit le chemin de Dieu, quelqu’un qui est une âme Réalisée. Il peut se tromper, il peut avoir des défauts, mais il a besoin d’être corrigé ; personne n’est encore parfait. Ne faites donc pas de mal, essayez toujours d’aider. Deuxièmement, quiconque est un véritable chercheur, il peut se tromper, il peut avoir suivi de mauvais gurus, il peut avoir fait de mauvaises choses ; mais soyez compréhensifs, car vous-mêmes avez parfois suivi le mauvais chemin ; vous avez déjà été induits en erreur, alors soyez plus indulgents. C’est pourquoi, si vous avez commis des erreurs, d’une certaine manière, c’est une bonne chose, car vous êtes plus indulgents envers ces personnes. Ensuite, vous ne devez en aucun cas faire du mal aux êtres humains. Vous ne devez pas leur causer de dommages physiques, ni de bouleversements émotionnels juste pour leur faire du mal. Pour les corriger, c’est acceptable.
Le deuxième statut est que vous devez vous soutenir par vous-même et savoir que vous êtes ici, en harmonie avec la vérité, le témoignage, le témoignage de la vérité : que vous avez vu la vérité, que vous savez ce qu’est la vérité, et que vous ne pouvez pas transiger avec le mensonge, c’est impossible. Pour cela, vous n’avez pas besoin de nuire à qui que ce soit, vous devez simplement le professer. Vous devez vous relever et dire que vous avez vu la vérité et que c’est la vérité, et vous devez faire corps avec elle, afin que les gens voient cette lumière de vérité en vous et vous acceptent. Il ne s’agit pas de dire aux autres : « Vous devez être honnêtes, et voici la vérité que nous avons vue, voici les lois de Dieu, voici comment elles fonctionnent. Grâce à la conscience vibratoire, nous avons pu voir que c’est la vérité. »
Mais soyez-en absolument convaincu. Cependant, pour cela, vous devez d’abord vous tester complètement, sinon vous risquez de faire le jeu de votre ego. Cela arrive à beaucoup de gens qui commencent à pratiquer le Sahaja Yoga. Soyez donc prudent, assurez-vous que vous dites la vérité et rien d’autre, et que vous avez pleinement ressenti cette vérité.
Ceux qui n’ont ressenti aucune vibration ne devraient pas parler de Sahaja Yoga du tout ; ils n’ont aucune autorité. Ils doivent recevoir des vibrations, les absorber pleinement en eux, et alors ils pourront dire : « Oui, nous avons ressenti ».
C’est une tâche très importante que les Sahaja Yogis doivent accomplir à l’époque moderne, dire haut et fort qu’ils ont trouvé la vérité. Ce point est très faible. De la manière qui vous plaît : vous pouvez écrire des livres, vous pouvez l’annoncer, vous pouvez en parler à vos amis, à vos proches et partout ; dites-leur : « C’est la vérité maintenant ! » Que vous êtes entrés dans le Royaume de Dieu, que vous êtes bénis par la grâce de Dieu. Que vous êtes des âmes Réalisées, que vous avez ressenti le pouvoir Divin qui imprègne tout, et que vous pouvez donner la Réalisation aux autres. Vous devez dire cela aux autres. Et sachez qu’en acceptant la vérité, vous n’ajoutez rien à la vérité, mais vous vous embellissez vous-mêmes.
Il faut du courage pour apprécier la vérité. Parfois, les gens se moqueront de vous, vous railleront, peut-être même vous persécuteront ; mais cela ne devrait pas vous inquiéter, car votre relation est avec les statuts et la grâce de Dieu. Lorsque c’est votre connexion, vous ne devriez pas vous soucier des autres, de ce qu’ils ont à dire à votre sujet. Vous devez prendre position, vous parer de cette vérité et parler aux gens afin qu’ils sachent que vous l’avez trouvée. Avec l’authenticité avec laquelle vous parlez, les gens sauront que vous l’avez trouvée.
La différence entre une âme Réalisée et une autre est fondamentalement la suivante : Il ne parle pas de ses souffrances et de sa séparation d’avec Dieu, mais dit : « Je l’ai trouvé maintenant. Ça y est. » Comme le Christ l’a dit : « Je suis la lumière, je suis le chemin. » N’importe qui d’autre pourrait dire la même chose, mais vous pouvez vous rendre compte que ce n’est pas vrai. Avec confiance, avec cette compréhension totale qui vient du cœur, les gens pourront distinguer qu’il s’agit là de la vérité absolue.
Et alors toutes sortes de choses fausses devront être dénoncées. Cela n’a aucune importance si quelqu’un se sent mal à la suite de vos paroles, car vous les dites pour les sauver et non pas pour leur faire du mal. Mais il faut le dire d’une manière correcte, pas de façon légère. D’un manière très persuasive, vous devez leur dire que : « Non, ceci est faux ! » Vous devrez attendre le moment où vous pourrez parler aux gens de façon plus confidentielle. Parlez-leur : « Ceci est faux, cela est faux. Vous ne saviez pas. Nous avons fait les mêmes erreurs. » C’est ainsi que vous allez exprimer votre principe de maîtrise, ou ce que l’on pourrait appeler le gourou tattva. Vous devez être honnête. Avant tout, vous devez connaître la vérité, vous devez en témoigner et vous devez l’annoncer.
Tout d’abord, la chose et la plus importante, c’est que vous devriez connaître la vérité, vous devriez en porter le témoignage et vous devriez l’annoncer.
La troisième chose qu’un gourou doit faire dans Sahaja Yoga, c’est de développer son sens du détachement.
Vous allez le développer graduellement parce que vous allez découvrir qu’à moins de développer ce détachement, vous n’allez pas recevoir les vibrations de façon totale. Toutes sortes de détachements doivent être développés, ce qui signifie que vos priorités vont changer. Une fois votre attention fixée sur votre Esprit, le blocage sur les choses de peu d’importance ou l’attachement que vous y portez, va commencer à se réduire de lui-même.