Programme public au Caxton Hall de Londres, 11 mai 1981 — grand discours sur le pouvoir du Christ qui n'a jamais été expliqué par ceux qui parlent du Christ « parce qu'ils n'étaient pas des âmes réalisées ». Shri Mataji commence par avertir contre les fausses certitudes : « Ceux qui sont aveugles savent qu'ils le sont et proclament qu'ils y voient clair. » Établissement de la doctrine de la renaissance véritable : il ne s'agit pas de croire, de rejoindre une organisation, de se décerner un certificat de « two times born » comme à ces gens américains qui ont enregistré Ses paroles en 1973 puis fondé des sectes (« Vous croyez en ceci, vous croyez en cela : c'est ainsi que se créent des organisations »). Cœur du discours : le principe du Christ, placé à l'Agnya bien avant Son incarnation, a été créé spécifiquement pour absorber les karmas. Après Krishna qui enseigna la théorie du karma il y a 6000 ans, après Moïse qui sortit les Juifs d'esclavage, les êtres humains restaient « exactement les mêmes ». « Il fallait donc inventer quelque chose qui permettrait de créer l'instrument par lequel tous ces karmas seraient absorbés. C'est ainsi que le Christ fut créé. » Sa résurrection prouve que l'Esprit est éternel — ce que Krishna avait enseigné sans le démontrer. Lorsque la Kundalini perce l'Agnya, les péchés sont absorbés, plus de karma. Mais avertissement solennel : « Ce serait le plus grand crime et le plus grand péché de ne pas reconnaître Dieu après la Réalisation ! » Aux Sahaja Yogis anciens, enseignement nouveau sur les trois forces : Mahakali (désir), Mahasaraswati (action), Mahalakshmi (évolution). Les désirs s'épurent : on cesse de demander pour son frère, son père, on demande pour le pays, l'univers. L'action subtile : sentir l'énergie circuler dans les doigts, sentir les lieux châtiés d'assassinats. Refus radical du rituel mécanique : « Sahaja Yoga est quelque chose qui doit venir du cœur. Continuez à le faire machinalement et vous vous apercevrez bientôt que vous avez perdu vos vibrations. » Le cœur ne connaît pas de routine — chaque jour une fleur nouvelle. Anecdotes savoureuses : Singapour avec pub au rez-de-chaussée et temple à l'étage gérés par la même société ; les prêtres qui portent des bonnets d'âne sans choquer personne mais lèvent la Kundalini fait peur ; l'homme à l'eczema dont les mains ne guérissent qu'après avoir vu Shri Mataji y tracer la croix et la svastika ; la dame de Leeds revenue de l'asile psychiatrique déclarée définitivement guérie. « À l'extérieur vous avez tout perdu, à l'intérieur vous avez gagné. »


Public Program. Caxton Hall (UK), 11 May 1981.

English transcript: UNverified

Traduction: NON vérifiée. Ver 1/1/2014.

Toutes les Ecritures affirment que vous devez naître de nouveau. Vous devez naître : Non pas lire quelque chose à ce sujet, non pas imaginer simplement que vous êtes nés de nouveau, non pas le croire. Il ne s’agit pas d’accepter un rituel quelconque qui certifierait que vous êtes re-nés.

Mais quelque chose de précis et de définitif doit avoir lieu au-dedans de nous, une expérience de la Réalité doit être vécue, qui n’est pas l’idée : « Nous sommes nés de nouveau, nous sommes les élus, nous sommes les meilleurs. »

Un événement précis, appartenant à l’évolution, doit avoir lieu en nous, comme prédit par toutes les Ecritures, sans exception aucune, depuis l’hindouisme jusqu’aux textes des personnalités les plus modernes. Parmi ces dernières, on peut citer Guru Nanak. Dans le Coran, il est dit très clairement que l’on doit devenir « celui qui a la connaissance ». Le Veda lui-même (Veda signifie avoir la connaissance) affirme que lire les Veda sans avoir la connaissance est parfaitement inutile. Au premier paragraphe du premier chapitre il est dit clairement qu’il vous faut la Connaissance.

Quelque chose doit se produire au niveau de notre conscience qui est ignorante. Cela veut dire que nous sommes si éloignés de la Connaissance, que quelque chose doit arriver à notre conscience pour nous permettre de savoir plus. Cette Connaissance est la connaissance pure de la science divine en nous, de la puissance du Divin.

Il a été dit qu’il existe une puissance divine, une puissance omniprésente, la grâce de Dieu qui pénètre tout.

Je peux faire un cours sur la puissance divine, un cours magistral, chaque semaine : « Oh ! La puissance de Dieu ! Oh ! Quelle chose sublime !… » Comme ce monsieur, l’autre jour, qui est venu me voir en disant : « Oh ! Je suis une âme réalisée !… je suis dans la puissance divine !… c’est la puissance divine que je sens… » Je l’ai regardé en me demandant : mais qui trompe-t-il ? Il se ment lui-même, c’est lui-même qu’il trompe, il est en perte de lui-même et de personne d’autre. Ce n’est tout de même pas moi qu’il espère leurrer !

Que peut-on dire à de tels aveugles ? Ceux qui sont aveugles savent qu’ils le sont et proclament qu’ils y voient clair. Ce sont les êtres les plus dangereux pour eux-mêmes et pour la société. Parce qu’une fois qu’ils croient à de telles sottises, ils veulent que tout le monde y croie. Certains peuvent être des fous authentiques, d’autres, des gens sinistres.

Il s’agit donc d’une expérience qui doit se dérouler en vous. Vous n’avez pas à me croire moi non plus à ce sujet, je pourrais faire une grande mise en scène et dire : « Ça y est, c’est ça ! » Cela ne nous aiderait pas du tout.

Vous êtes les chercheurs de la vérité, et jusqu’à ce que vous l’ayez trouvée, qu’est-ce qui peut vous satisfaire ? Nous sommes ici pour trouver la vérité. Et la vérité est très simple. Elle est tellement simple qu’elle est impossible à croire : c’est que vous êtes part et parcelle du Tout, et que vous devez sentir le Tout. C’est cela que vous cherchez.

Toute votre recherche, depuis l’état d’amibe jusqu’à l’état présent, a été cette simple recherche: devenir part et parcelle du Tout. Vous l’êtes déjà, mais vous devez savoir que vous l’êtes.

Savoir.

Savoir signifie que dans votre conscience vous devriez vous sentir un avec le tout. Une fois que vous êtes devenus le tout, vous ne cherchez plus. Si votre recherche a abouti, vous ne cherchez plus.

La chose essentielle que vous deviez apprendre, est de ne pas vous laisser dissuader par quelque discours, par quelque prétendu miracle que ce soit. C’est un événement fondamental qui doit se passer.

Cet événement a été implanté en nous depuis l’époque où nous étions amibe. De même qu’une graine germe en arbre, nous sommes aujourd’hui au stade humain. Et ce stade n’est qu’une étape transitoire pour atteindre celle où vous deviendrez cette personnalité connaissante. Cette étape est très proche : c’est pourquoi vous cherchez si ardemment.

Dans notre époque scientifique, parler de Dieu est impossible. Mais lorsque les hommes de science sauront qu’il existe une connaissance au-delà de leur compréhension scientifique, et lorsqu’ils auront acquis cette conscience intérieure, alors, ils s’apercevront que tout ce qu’ils auront su jusqu’ici, n’a aucune valeur.