Krishna Puja sur le Vishuddhi gauche, la joie, le témoin et l’élargissement de la collectivité. Shri Mataji distingue la culpabilité occidentale, qui enferme dans le Vishuddhi gauche, de l’inflexibilité indienne qui refuse souvent le blâme, puis montre que les deux empêchent la croissance si l’on ne devient pas témoin de soi-même. Elle relie Shri Krishna au sens de la collectivité, à la Chitta et à l’unité avec le Tout, et rappelle que les Sahaja Yogis doivent dépasser les identifications séparées au Christ, à Krishna ou aux traditions. Le discours insiste sur l’abandon au Divin, l’ouverture du cœur, la responsabilité des mariages sahaj, la joie d’être ensemble et la nécessité de devenir des personnalités belles, collectives et non critiques.
Shri Krishna Puja. Augmenter la collectivité, Brighton (UK), 12 July 1981.
Concernant l’attention, deux centres, qui sont très importants pour les Sahaja Yogis et aussi au vu de la situation, et qui sont celui du Vishuddhi gauche et le Cœur lui-même.
Juste à l’instant lorsque J’étais en train d’arriver, Je savais qu’il y avait beaucoup de Vishuddhis gauches partout et dans la voiture également, J’ai ressenti la même chose. Je ne savais pas quoi faire. Parce qu’il y avait des personnes qui pensaient : « J’aurais voulu que nous ayons fait ceci et cela » et J’attendais juste d’avoir une chance d’y mettre fin, vous voyez. Et alors soudainement J’en ai eu l’occasion et J’ai transformé la chose entière en un jeu.
La combinaison entre le Vishuddhi gauche et la joie est plutôt grande.
Le Vishuddhi gauche est aussi de deux sortes.
L’un est celui où les gens ne se sentent pas coupables. Les Indiens ne se sentiront jamais coupables. Rarement trouverez-vous un Indien qui se sente coupable. Rarement, cela n’est pas dans leur caractère. Je veux dire ils ne se sentent pas coupables, c’est tout. Pouvez-vous croire cela ? Même s’ils ont fait quelque chose de mal, ils continueront sans honte. Alors vous leur dites quelque chose, ils iront dans une autre direction mais ils ne changeront jamais. Ils sont très inflexibles, des gens extrêmement inflexibles. La seule chose c’est que si, d’une façon ou d’une autre, vous arrivez à casser leur nature inflexible, alors ils vont se rendre à l’évidence. Sinon ils continuent.
L’autre chose est le Vishuddhi gauche occidental. Quoique vous puissiez essayer, ils entreront dans la culpabilité. Vous les faites rire, vous les chatouillez, vous blaguez avec eux, vous les faites se sentir bien, [mais encore] pour de petites, petites choses ils commenceront à se sentir coupables. Je veux dire qu’il s’agit aussi d’une autre inflexibilité ! Voilà ceci. Essayez de le comprendre quelle culpabilité pouvons nous avoir.
Premièrement comme sont les Indiens, ils ne commettent jamais d’erreur. Je veux dire que, si vous leur faites remarquer quelque chose, ils diraient : « Pourquoi me critiquez-vous ? » Je veux dire par là qu’ils ne prendront jamais une remarque de quoi que ce soit pour eux-mêmes. D’une façon ou d’une autre, peut-être, cela vient du fait qu’ils ont été esclaves pendant trois cents ans, ce genre d’attitude qu’ils ont développé en eux-mêmes de ce que, si vous acceptez la remarque, vous êtes punis.
Donc la meilleure chose est de ne jamais prendre le blâme et ainsi ne jamais tomber dans ce piège vous voyez. Vous pouvez dire qu’il s’agit d’une sorte de Vishuddhi gauche égoïste, quelque chose dans ce genre. Mais l’autre attitude est incurable tandis que la première attitude se soigne d’elle-même.
N’importe quelle personne qui est ainsi à qui vous dites, supposons que vous lui dites : « Tu ne devrais pas faire ceci » alors cette personne dira : « D’accord, je vais faire autre chose. » Alors je vais m’éloigner. Je ferai ceci. J’irai ailleurs. Je ferai cela. Mais elles n’abandonneront jamais leurs habitudes. C’est l’un des types. Certains d’entre vous ont cette manière. Il y en a très peu mais il y en a.
Maintenant que nous sommes ici pour nous améliorer et grandir, nous devons comprendre comment nous le faisons.
Il ne faut pas trouver d’excuses. C’est très facile de dire : « Oh ma santé n’est pas bonne. Je ne suis pas bonne pour ceci. Je suis une mauvaise personne. »Toutes sortes de choses. C’est juste vous trouver des défauts. Pourquoi, Je veux dire, le second type de Vishuddhis gauches est là, juste parce que c’est la seule façon d’échapper à vous-même
Je veux dire qu’au final, les résultats de ces deux Vishuddhi est que vous n’accomplissez rien, n’est-ce pas ?
Une personne peut dire : « Non, je n’ai rien fait de mal, vous voyez je vais continuer comme cela. » Et cette personne restera calme, réservée, ne dira rien, mais sera vite partie. Elle ne sourira pas, ne rira pas, vous voyez, perdra le sens de la collectivité. Mais qu’a-t-elle gagné ? Je veux dire, vous n’allez pas continuer avec ces choses futiles durant toutes vos vies ?
Vous devez aller plus loin. Et où devez-vous aller ? Dans l’état de témoin. Vous devez aller vers l’état de témoin. A moins et jusqu’à ce que vous soyez témoin de tout cela, vous ne gagnerez pas. Et comment allez-vous être témoins ? En voyant la futilité de ces sortes d’angularités que vous avez. Soyez juste témoin de ce théâtre. Soyez juste témoin de vous-même comme si vous étiez un acteur. Observez juste que ces choses se passent. D’accord.
Alors pourquoi devriez-vous vous tracasser à leur sujet ? Vous devriez aimer les autres personnes. Vous devriez être d’une attitude aimante et d’une humeur heureuse et joyeuse. Vous ne devriez pas vous inquiéter de ce qui va se passer pour vous ou les autres. Soyez témoin du jeu complet comme une personne détachée. Continuez à être témoin de cela et de la façon dont cela se développe. Vous serez une personne aimable, ayant le sens de la collectivité.
Bien sûr cet état de témoin peut être aussi gêné par certaines personnes qui sont égoïstes. Je pense maintenant que nous avons dans Sahaja Yoga quelques 3-4 personnes qui resteront égoïstes quoi que Je puisse essayer. Voyez, ce sont des gens très difficiles. Ils sont impopulaires. Personne ne les aime, ce genre de personnes. Ils ne comprennent pas que la collectivité est importante. Ils trouveront des défauts chez tout le monde mais pas chez eux. Et ils continuent comme cela. Parfois ils s’améliorent un peu puis à nouveau ils retombent.
Mais, nous devons être témoins d’eux tous. Cela ne justifie jamais votre comportement. Supposons que quelqu’un soit comme cela, prenons qu’X, Y, Z soit ainsi, est difficile, qu’ il n’a pas le sens de la collectivité. Disons, la position est ainsi voyez-vous. Alors maintenant qu’elle devrait être votre attitude ? Cela devrait-il vous affecter ? Pas du tout. Si vous êtes un témoin. Devriez-vous être fasciné ou bien épris de cela ou devenir comme cela ? Pas du tout, puisque vous êtes un être collectif.