Guru Puja sur William Blake, l’Angleterre comme cœur, et la formation des Sahaja Yogis en véritables Gurus. Shri Mataji rappelle que Blake avait vu l’Angleterre comme Jérusalem, mais que ce cœur est entravé par le matérialisme, le confort, la sécurité matérielle et l’attachement au corps. Elle appelle les Sahaja Yogis à sortir de cette coquille, à discipliner corps, sens, langue, nourriture, confort et dureté de parole, afin de devenir des maîtres humbles, détachés, joyeux et capables de guider les autres. Le discours insiste sur l’abandon au vrai Guru, l’obéissance, l’innocence de Shri Ganesha, la responsabilité des Anglais comme cœur de l’univers, et la nécessité de refléter Sahaja Yoga par son caractère.
Guru Purnima (Guru Puja?). Chelsham Road Ashram, London (UK),19 July 1981.
English transcript: UNverified
Traduction: NON vérifiée. Ver 1/1/2014.
En introduction, l’assemblée chante le poème de William BLAKE : JERUSALEM. Il s’agit de la Jérusalem Nouvelle, édifiée en Angleterre, pays qui représente le cœur de notre univers.
Voyez combien William BLAKE pensait à vous. Pour l’Angleterre, il représente l’espoir que J’ai placé en vous. Comme je vous l’ai dit, l’Angleterre est le cœur, et le cœur doit en tout premier lieu être établi, sinon c ‘est Sahaja Yoga qui ne pourra pas s »établir.
Ceux qui habitent ce pays, au moins, croient en William BLAKE, tout comme vous tous, croyez en ses paroles. Quels étaient donc ses espoirs ? Il avait une vision très claire et il a affirmé que l’Angleterre serait la Jérusalem. En sanscrit, cela se dit TITA, c’est-à-dire « Lieu de pèlerinage ». La signification de ce poème, si magnifiquement écrit par William BLAKE, c’est sa vision de Sahaja Yoga, prospérant avec tant de succès en Angleterre.
Mais dans l’état actuel, ce cœur est tellement entravé par les aspects matériels, tant de matérialisme coule jusque dans vos veines elles-mêmes, qu’il nous faut nous rendre compte que nous devons extirper cela de notre mental, de notre corps. Nous sommes tellement imprégnés de cette approche matérialiste de la vie, que nous devons vraiment la combattre très fermement. Nous devons nous élever contre cela. C’en est à un tel point que quiconque arrive dans ce pays, devient également matérialiste.
Imaginez que le cœur devienne matière. Imaginez que le cœur devienne une pierre ! En un jour comme celui-ci, où vous êtes réunis pour Me vénérer en tant que Guru, Je n’ai qu’un seul désir, c’est que vous deveniez tous vous-mêmes des Gurus. J’ai lutté ici pendant sept ans pour vous forger, et toute la lutte décrite ici a été menée sans aucune aide, au début. Ce n’est que plus tard que d’autres ont été nombreux à se joindre à nous.
Mais quand vous vous joignez à Moi, vous devez vous rendre compte qu’il vous faut véritablement vous transformer. Vous devez savoir que vous êtes tout d’abord des âmes réalisées, ce dont Me semble-t-il, peu d’entre vous sont vraiment conscients. Peu d’entre vous se rendent véritablement compe qu’il sont des âmes réalisées : on n’est pas des gens ordinaires, semblables à ceux qu’on trouve dans la vie mondaine. Ce sont des âmes réalisées, et en tant que telles, elles doivent sortir de la coquille dans laquelle elles ont vécu.
Les concepts de « sécurité » qui ont été les vôtres jusqu’ici, ne vous viennent que du matérialisme, si vous analysez correctement. Tout ce qui vous arrive se déroule à un niveau matériel. Combien de personnes lisent-elles William BLAKE ? Combien le comprennent et combien croient en lui ? Et enfin, combien le suivent ? C’est un poète perdu (maudit) pour ce pays !
Après avoir reçu leur Réalisation, à moins que les Anglais ne comprennent qu’ils doivent entièrement se transformer et acquérir une nouvelle conscience -conscience que vous êtes maintenant des êtres réalisés, que vous êtes partie intégrante du tout- à moins de ne comprendre cela, les gens de ce pays seront vaincus par le matérialisme.
D’abord, le matérialisme s’est infiltré en vous de tant de manières : il y a eu la révolution industrielle, on a créé beaucoup de choses, matière qui vous a apporté la sécurité et vous vous y êtes habitués. Vous n’arrivez tout simplement plus à vous en passer. Prenons une petite chose, par exemple : il vous faut du papier, maintenant, ou bien il vous faut des gants, c’est la moindre des choses pour vous. Mais regardez un peu : combien de pays font usage de ces choses ? Combien de gens sur la terre utilisent ces choses-là ? Le corps n’en a pas besoin ! Du fait de la surprotection de votre corps, et en vous laissant dominer par la matière, vous êtes vraiment devenus des petits chéris délicats.
Si vous allez dans les Himalayas – Je suis allée une fois à Boha, ou bien en des endroits comme Nanita, où il fait tout le temps plus froid qu’à Londres, où les sommets sont couverts de neiges éternelles – , les gens, là-bas, n’utilisent jamais ni chaussures, ni chaussettes, jamais ! Eh bien, vous serez étonnés : ils ont tous les joues roses, ils ne sont pas blêmes, ils sont en bonne santé. Leurs femmes portent le bois jusqu’en haut de la colline !
Dieu vous a fait un corps tel qu’il peut supporter beaucoup de choses. Evidemment, un Anglais ne peut pas tout-à-coup devenir un habitant des collines, Je le comprends bien, nous ne le pouvons pas. Mais essayez progressivement de renoncer à certaines choses dont vous croyez qu’elles ont tellement d’importance dans la vie. Essayez ! Le premier jour, ce sera difficile, le second jour, ce sera difficile… A moins que vous ne fassiez véritablement de gros efforts pour vous défaire du corps et du mental matérialiste, vous ne pouvez pas vous bien porter. Cela, c’est la plus grosse pierre d’achoppement pour les chercheurs occidentaux. Comme Je l’ai dit, vous devez sortir de ce cocon. Bien plus, c’est une transmutation qui doit se produire ! Si vous avez les chakras bloqués chaque fois qu’on vous rencontre, comment voulez-vous devenir des Gurus ?
Votre Guru, Elle, peut vivre dans n’importe quelles conditions. Il y a des Indiens, ici. Ils sont incapables de se laver les mains à votre manière : ils ne peuvent pas le faire. Ils ne peuvent pas utiliser de papier (hygiénique). Ils ne peuvent pas vivre comme cela. Je ne peux pas imaginer un Indien vivant ainsi, même le plus pauvre. Même en Angleterre. Ils ne peuvent pas vivre sans prendre leur bain, c’est impossible. Vous pouvez leur dire cent fois de ne prendre leur bain qu’une fois par semaine, c’est impossible. Deux semaines sans bain, c’est inimaginable ! C’est la mort ! Même s’ils ont un cancer des poumons, ils prendront leur bain !
Mais vous M’avez vue ! Vous avez vu comme Je sais M’adapter. Je peux vivre dans n’importe quelles circonstances, Je peux vivre dans les villages indiens, dans n’importe quelles conditions.
Je vous l’ai dit l’autre jour, déjà, et Je le répète aujourd’hui : sortez de ce mal qu’est le matérialisme. Les Indiens aussi deviennent matérialistes, lorsqu’ils arrivent en Angleterre. Pour eux, c’est l’argent qui compte, rien d’autre. Ils n’ont pas de temps pour autre chose que l’argent. C’est un fait : quiconque pose le pied dans ce pays, devient possédé par l’argent ! Si on leur dit que l’argent n’est rien du tout, ils ne comprennent pas ! Ils en sont incapables ! Ils deviennent fous ! Eux aussi entrent dans cette course folle, du matin au soir !
Vous devez changer, maintenant ! Vous devez en sortir ! Vous devez vous tenir, et veiller à ne plus être de ces fous qui courent après les choses matérielles. Vous abandonnez tout ici-bas, jusqu’au dernier grain de poussière, et vous mourez et vous reprenez naissance, et de nouveau vous recommencez ! Vous devez fuir le confort. Vous devez absolument apprendre à vaincre vos besoins de confort. Entraînez votre corps ! A peine y a-t-il un peu de bruit, ici ou là, que les Anglais – Je parle des Anglais que nous sommes en Angleterre, mais les Américains sont bien pires ! – au moindre bruit, les Anglais tombent comme des mouches ! Ils sont tellement sensibles ! Ils ont rendu tout leur corps tellement sensible qu’ils sont vraiment devenus des petits chéris délicats !