Pour l'anniversaire de Shri Rama, Shri Mataji raconte l'enfance du Roi-Avatar qui, dès sept ans, protégeait à coups de flèches les Yagnyas de l'ashram de Vashishta contre les Rakshasas. Elle situe Rama dans le Treta Yuga et déploie le sens des Vedas — Bhur, Bhuvah, Swaha — comme chemin abstrait vers Brahmadeva, accessible aux Occidentaux fatigués de religion. Elle expose le côté droit ouvert par Rama : le roi idéal incarnant la volonté collective du bien, la bienveillance comme fondement du dharma royal. Mais quand le gouvernement part dans l'ego — Thatcher, Chili, Argentine, Salvador, partout — il faut une norme absolue : Rama Lui-même. Les Sahaja Yogis ne s'embourbent pas dans la politique humaine ; ils établissent par leur Réalisation le Royaume de Dieu.


Shri Rama’s birthday, Rama Navami, Chelsham Road, London (UK), 2 April 1982.

Transcription anglaise: Vérifiée

Traduction Vérif2 Ver 06/04/2017

Alors tout d’abord, vous commencerez par parler des énergies, de ces énergies qui se déplacent en nous et comment elles s’activent. Puis vous parlerez de la troisième énergie qui est celle qui nous a fait évoluer, grâce à laquelle nous sommes ici. Et vous parlerez de votre Soi, la partie qui commande, qui vous contrôle, l’Esprit.

Donc, si vous avancez sur une ligne abstraite, ces énergies paraîtront très attirantes. Puis ensuite, voyez-vous, quand vous avez parlé des énergies, ceci, cela, une fois que les gens -cela se passe à l’intérieur, vous voyez- d’une certaine façon vont sentir leur ego: « Ah nous avons ces énergies, nous pouvons utiliser ces énergies, faire ceci, faire cela », alors vous les amènerez à Sahaja Yoga, par la suite. Mais pour commencer, mieux vaut parler abstraitement.

Car les Indiens sont différents, les Occidentaux sont différents. Ceux-ci en ont assez de la religion, ils en ont assez de tout cela, donc, si vous parlez de religion, cela donne, crée un problème.

Voilà pourquoi au début, vous voyez, quand les Vedas ont été écrits, Ils ne parlaient pas du tout de Dieu ni des Déités. Ils parlaient de Dieu, de Dieu le Créateur, mais seulement à propos de Brahmadeva. de Hiranyagarbha, de Brahmadeva, du côté droit, vous voyez. Et tout est dit avec ce mantra: « Bhur, Bhuvah, Swaha ». Trois éléments. Mais Bhur est en fait le Mooladhara, c’est la terre selon Moi, le Mooladhara, le chakra du Mooladhara et le Mooladhara lui-même. Puis c’est Bhuvah. Bhuvah est appelé Antariksha C’est tout ce qui est créé. Donc on parle de Brahmadeva. Puis Swaha. Swaha, c’est la capacité à brûler de l’Agni, vous voyez? C’est si surprenant ! Et puis on parle de maha tapah, tapaha et maha : « Bhur, Bhuvah, swaha, maha tapah ». Alors, quand ils parlent de swaha, ils parlent de maha. Maha celui que vous appelez « Le grand », « Allah Hou Akbar ». Puis tapah. Tapah c’est ce par quoi vous devez devenir un tapaswi, cela désigne une personne qui va dans la pénitence, comme celle du Christ. Et ils disent que vous devez pénétrer à travers le Surya, c’est cela. L’ensemble est relaté d’une façon si abstraite ! Puis vous obtenez votre moksha. Donc, ils ont parlé de tous les chakras. Mais si vous parlez de l’aspect abstrait à ce propos, les gens n’ont pas d’objection, ils vont vous écouter, ils vont l’écouter car ce n’est pas une religion en tant que telle.

Aujourd’hui Je vais particulièrement vous parler des Vedas et de ces havans que nous faisons. Quand nous faisons un havan, il s’agit d’un Yagnya. Yagnya est ‘Ce par quoi vous connaissez’. ‘Gnya’ veut dire savoir.Ya-Gnya. Et cela se fait en prononçant le mot ‘Swaha’. Cela veut dire que vous utilisez le principe du feu pour brûler tout ce qui est négatif en vous : ‘Swaha’. Et vous l’éveillez en citant les différents noms de Dieu. Et cela a commencé au temps de Rama. Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Rama. Dire ces noms n’a pas réellement commencé avec Rama, mais les noms étaient très souvent invoqués durant la vie de Rama et ils avaient l’habitude de pratiquer ces Yagnyas à cette époque. La raison était que ces gens venaient juste de commencer à réaliser qu’il existait quelque chose de plus élevé et qu’il fallait vénérer ce Soi plus élevé selon les visionnaires et ils pensaient que le mieux était de faire ces Yagnyas. Bien sûr, à gauche, les gens ont évidemment commencé à vénérer Dieu et le dévouement à Dieu et toutes ces choses qui constituent la Bhakti. Mais ce qu’ils ont surtout pratiqué avant Rama étaient ces Yagnyas, les Vedas par lesquels ils priaient les différents éléments, ces éléments qui ont constitué nos chakras, et ils essayèrent d’invoquer les Déités des éléments. Mais en fait cela revient au même.

Durant son enfance, Rama étudiait avec un très grand saint, et, alors qu’il étudiait avec lui, Vashishta était le nom de ce grand saint, Vashishta possédait un ashram où Rama et ses frères étudiaient. (Aparté avec une dame : venez ici, venez, avancez. Donnez-lui une chaise pour s’asseoir. Le pouvez-vous ? Y a-t-il un siège ici ? Je pense que Gavin peut y aller, plein de sièges sont là.) Rama étudiait avec Vashishta et ils avaient l’habitude de revenir chez leur père durant les congés. A cette époque, Il pouvait tuer un démon avec une seule flèche. Ekabani. Une seule flèche de Shri Rama était suffisante ! Et Il n’était alors qu’un petit enfant, disons d’environ sept à huit ans, et les gens se demandaient comment Il pouvait réaliser cela. Donc, quand ils faisaient un Yagnya, -en fait ces Yagnyas furent créés pour éveiller, invoquer les Déités se trouvant en fait dans la colonne vertébrale – et pour faire ces Yagnyas, ils s’asseyaient et pratiquaient tous ces havans comme nous le faisons.

Mais, à cette époque, les Rakshasas venaient essayer de polluer les Yagnyas car les Yagnyas doivent être effectués avec un cœur pur, sans souillure et avec pureté. Le Yagnya ne peut être insulté. Il existe un protocole à ce sujet. Ils pensaient que : « Si nous insultons les Déités, alors les Déités disparaîtront et leurs Yagnyas seront souillés. » Dans les temps anciens, ces Yagnyas étaient faits même lorsque Rama n’était pas encore là. Mais du temps de Rama également existaient certains Rakshasas qui prenaient un plaisir spécial à souiller ces Yagnyas et Rama, en tant qu’enfant, allait les protéger des démons. Et les démons prenaient un genre de forme spéciale, venaient pareils à des créatures invisibles et jetaient des os d’animaux et des choses pareilles dans le Yagnya, qui perturbaient les effets du Yagnya. Et Rama enfant le protégeait. Imaginez, c’est un enfant qui faisait cela! Ils faisaient le Yagnya en s’asseyant à l’extérieur avec tous ses petits frères autour de Lui et ils tuaient les démons qui essayaient de détruire le Yagnya.

Voilà qu’était la jeunesse de Rama et vous pouvez ainsi voir comment, en tant qu’enfant, Il montrait une telle adresse dans l’art de l’arc et des flèches. Ainsi, chaque fois que vous voyez une statue, pour découvrir s’il s’agit d’une statue de Rama, voyez s’il y a une flèche et un arc, alors il s’agit d’une statue de Rama. Et Sa venue sur cette terre nous a apporté le développement du côté droit, donc les Yagnyas étaient aussi du côté droit.

Car tout d’abord, quand que les êtres humains apparurent sur cette terre, ils avaient peur de tous les animaux qui pouvaient les attaquer et de toutes sortes d’horribles Rakshasas, et de tous ces gens et forces négatives qui pouvaient les perturber. Dans cette situation, ils eurent besoin de créer un roi, un gouvernant, qui soit un roi idéal et qui gouvernerait selon les lois du Dharma. Et Il fut ainsi en charge de cette époque, que nous appelons comme Satya Yuga, mais en réalité Il vécut ici durant le Treta Yuga C’est la période où Il était ici, c’est-à-dire le Treta Yuga, tandis que Krishna vint au moment du Dwapar Yuga. Et à notre époque d’aujourd’hui, quand Je suis venue c’était le Kali Yuga mais actuellement aujourd’hui, c’est l’époque du Krita Yuga, le yuga où le travail sera fait. ‘Krita’ signifie ‘le travail sera effectué’. C’est la période où le travail sera fait. Donc, comment les choses ont évolué d’une époque à l’autre, en fait, c’est durant le Treta Yuga, lorsque Shri Rama est venu, que l’idée de royauté et de souveraineté a démarré, de sorte que l’importance soit mise sur la bienveillance du peuple. Le peuple devait avoir de la bienveillance pour le peuple et pour le roi, et pour l’amélioration de l’humanité. La volonté exprime le côté droit.

Alors, comment créer la bienveillance dans la population ? D’abord, le leader doit se sacrifier et montrer jusqu’où il peut aller dans le sacrifice, pour conserver le moral et la bonne volonté des gens. Donc, le côté droit a été créé par l’avènement de Shri Rama, parce qu’il a montré la voie pour créer parmi les personnes la conscience de la nécessité d’être dirigés, de ne pas être des anarchistes, qu’il faut une tête capable d’organiser, de coordonner et de faire fonctionner une chose collective. Vous voyez, quand nous pensons à un roi, nous voulons l’évincer parce que nous n’aimons pas l’idée d’être gouverné, parce qu’il n’est peut-être pas un bon roi, ou qu’il ne représente pas la volonté du peuple qui est la volonté commune qui institue ce roi, lequel règne pour maintenir de cette bienveillance. Il est l’expression symbolique de votre volonté positive. Ainsi, lorsque vous créez une loi, c’est aussi l’expression, l’expression commune de tous les gens ordinaires, du sentiment commun qu’ils doivent respecter cette loi. Il ne vous vient pas à l’idée que vous en êtes l’esclave, ou que vous devez être dominé, ou être rabaissé, mais c’est seulement votre volonté commune, c’est cela qui est bien. Le désir de la population qui est le bien, la justice, s’incarne en tant que Shri Rama et Il veille à cette volonté. Supposons qu’un individu commence à dire : « Ceci n’est pas bien, cela n’est pas bon », un individu peut adopter différentes attitudes au sujet des choses. Mais il vous faut une sorte de symbole de ce qui est bien qui soit porté par quelqu’un. Et ces symboles ont été créés pour symboliser votre droiture, votre sens du bien, de sorte que vous pouvez être vous-même sauvé. Supposons qu’aujourd’hui quelqu’un vienne vous frapper, alors vous pouvez ressentir à quel point c’est désagréable d’être frappé par quelqu’un ou d’être tué par quelqu’un, par d’autres, donc vous décidez qu’il faut une loi pour vous protéger. Mais demain, il se peut que ce soit vous qui fassiez la même chose. Donc ce que vous faites, c’est faire ressortir votre volonté du bien, et la représenter sous forme d’un royaume ou d’un roi ou d’un gouvernement.

Donc ce gouvernement en tant que tel représente, devrait représenter – car cela va dans les deux sens, ce n’est pas qu’il la représente toujours, il peut ne pas la représenter du tout, peut-être pas, c’est possible – mais ce gouvernement lui-même devrait représenter le bien en vous, la pureté en vous, la volonté pure d’être bon, d’être protégé et le fait de vous y conformer. C’est une chose très réciproque. Mais ce qui se passe, dès que vous commencez à élire quelqu’un comme cela ou à former ou désigner ainsi quelqu’un, comme toujours, il part dans l’ego. C’est aussi simple que ça. C’est absolument un simple développement de l’ego. Le gouvernement part dans l’ego. Les gens sont ahuris de voir comment les autres se comportent. Supposons, ils vont élire un Premier ministre et soudain, on découvre que le Premier ministre agit comme une brute. Vous ne pouvez comprendre: « Nous avons élu quelqu’un comme Premier ministre, pensant au bien qu’il ferait pour nous ». Vous voyez, c’est possible. Et puis les révolutions se produisent, les gens se révoltent, se battent. Encore une fois, la volonté du peuple combat et remet les choses en ordre.

Donc, il nous faut quelque chose d’absolu, parce que toutes ces valeurs changent à chaque instant, n’est-ce pas? Nous pensons que ce gouvernement n’a pas été si efficace, par exemple. Donc, nous voulons démanteler ce gouvernement, puis nous en amenons un autre et constatons que la même chose se produit, voyez, que nous amenions un communiste ou un socialiste, ou un démocrate ou un monarque, quoi que l’on puisse avoir. Encore une fois ce qui se passe réellement, c’est que toutes ces choses qui vont et viennent, (Aparté: Gavin, viens ici. Peux-tu avancer pour que chacun puisse s’asseoir?) tous ces changements qui se produisent, aident à créer le sentiment, chez un homme, qu’il faut être anarchiste: Pourquoi avoir un gouvernement? Pourquoi avoir un roi? Pourquoi devrions-nous être gouvernés par quelqu’un? Parce qu’on découvre que la personne qui gouverne n’est pas à la hauteur et qu’elle essaye simplement de vous tromper.

À ce stade, il vous faut une norme absolue. Si vous avez une norme absolue, alors vous pourrez toujours juger si ce roi dévie du droit chemin et ne fait pas ce qu’un roi devrait faire. Un roi doit être comme Rama. Il doit être comme Rama, représenter votre volonté, votre bienveillance, votre sens du jugement, du traitement équitable et de la justice. Si le roi n’est pas droit alors votre bonne volonté collective s’opposera au roi. Maintenant vous allez les rejeter l’un après l’autre.

Disons, J’ai vu, par exemple en France, que vous avez eu une sorte de Premier ministre qui a fait beaucoup de choses qui n’étaient pas bonnes, donc il a été rejeté. Puis, vous en avez eu un autre, d’un autre genre. Maintenant, il commet autre chose, alors il va être rejeté. Car nous ne faisons que jouer à des jeux, voyez-vous. Tout d’abord, nous avons, disons, le Parti travailliste. Nous ne l’aimons pas. Puis nous avons un autre gouvernement, un gouvernement conservateur. Nous ne l’aimons pas et nous le rejetons. Nous jouons à cela en permanence. Mais dans cette relativité, nous nous améliorons, c’est certain. Nous sommes plus conscients, nous comprenons la valeur de ces personnes, et le public aussi comprend.

Mais ensuite, lorsqu’il y a trop de ces personnes négatives, elles rabaissent la volonté, la volonté collective, à un niveau très bas. Et les gens commencent à s’identifier à ces autocrates ou, à ces personnes égocentriques, sans valeurs morales, qui n’ont pas peur de Dieu, qui nient la religion, qui nient l’évolution, et le gouvernement commence à se comporter d’une manière telle que vous vous demandez ce qu’est ce gouvernement! Comme au Chili et en Argentine, la façon dont le gouvernement se comporte démoralise la population. Toutes ces choses se produisent. Vous ne le savez pas, c’est vraiment une terminologie relative. Comme pour le Salvador, vous ne savez pas quoi faire là-bas maintenant. Qui soutenir? Faut-il soutenir les Américains, ou soutenir les Russes et tout cela ? Ou, dans ces circonstances, un Sahaja Yogi peut se lever et dire : « Maintenant, que faire? Devrions-nous rejoindre ceci ou cela? »