Premier soir du triptyque de Brighton sur les « Problèmes du subconscient » et la domination de la matière sur l'Esprit. Shri Mataji montre comment l'achat d'un tapis appelle un autre achat à l'infini : la matière n'apporte jamais la joie, seul l'Esprit le fait. Elle dénonce frontalement les faux gourous, la Méditation Transcendantale et ses disciples épileptiques qui sautent en croyant à la spontanéité — un asservissement, pas une liberté. Le cancer illustre la domination matérielle : Sahaja Yoga le guérit en réinstallant le maître intérieur, en réveillant les Déités endormies dans les chakras. Frein et accélérateur — gauche et droit — doivent être maîtrisés depuis le centre, là où l'Esprit s'éveille dans le système nerveux central et où le Yoga, l'union, devient possible.


“The Left Side: Problems of Subconscious”. Brighton (UK), 13 May 1982.

English transcript verified IBP

Traduction française version 1/1/2014.

Bons conditionnements. De même, de la même manière, vous pouvez avoir de bonnes habitudes et de mauvaises habitudes. Si des habitudes gênent votre ascencion spirituelle, elles peuvent aussi aider à vous stabiliser. Les conditionnements vous viennent de la matière dont vous vous occupez chaque jour. Lorsqu’un être humain voit la matière, il l’agresse et il veut utiliser cette matière pour son propre usage. Il change les formes de la matière pour son propre usage. Il commence à s’habituer à la matière, en tant que confort, ou en tant qu’aide ou de guide dans la vie.

Plus vous commencez à dépendre de la matière, plus votre spontanéité disparaît, parce que vous vous occupez de ce qui est mort. C’est seulement lorsqu’elle est morte que nous nous occupons de la matière. Lorsqu’elle est vivante nous ne nous en soucions pas autant. Alors le caractère mort de cette matière s’installe en nous lorsque nous commençons à utiliser cette matière pour notre usage.

Mais sinon comment pouvons-nous exister? C’est la question que se posent les gens. Si Dieu nous a donné ces choses matérielles et cette matière pour les utiliser, ne sommes-nous pas supposés les utiliser? Et ne sommes-nous pas supposés nous en réjouir? Mais nous ne les apprécions pas. Nous… Avant la Réalisation, vous ne pouvez apprécier aucune matière. Vous pouvez simplement former une habitude et pouvez devenir esclave de cette matière, avant la Réalisation. C’est un principe, un principe fondamental de l’économie que les besoins en général sont toujours insatiables.

Cela veut dire qu’aujourd’hui vous voulez acheter quelque chose, comme un tapis. Bien, vous l’avez acheté. Alors maintenant ce tapis devient un problème, parce que c’est votre bien, vous devez vous en occuper. Vous devez l’assurer, vous devez vous en préoccuper, qu’il ne soit pas abîmé, tout d’abord. Et deuxièmement vous avez alors vraiment envie d’acheter quelque chose d’autre. En fait, vous avez acheté le tapis, terminé! Puis vous devez avoir quelque chose d’autre, puis vous devez avoir autre chose, puis vous devez encore avoir quelque chose d’autre. Donc cela ne vous satisfait pas, cela ne vous donne pas la joie.

La matière ne peut jamais vous donner de la joie. C’est l’Esprit qui vous donne la joie. Et lorsque l’ascencion a lieu, lorsque vous devenez l’Esprit, alors la matière incarne un autre système de valeurs en nous—le système de valeurs de la matière est très différent.

Comme Je suis sûre que Jason vous l’a expliqué, lorsque vous recevez votre Réalisation, alors vous commencez à sentir la Brise Fraîche dans les mains. Dans la relation à la matière, il est très utile d’être une âme réalisée, car immédiatement vous savez ce qui est bon pour vous et ce qui est mauvais pour vous. Par exemple, vous mangez quelque chose qui n’est pas bon pour vous. Immédiatement, vous perdrez vos vibrations et vous aurez chaud. Même en la regardant, cela peut se produire. Vous voulez vous asseoir sur une chaise sur laquelle quelqu’un de très mauvais s’est assis, immédiatement vous le sentirez: “Oh, quelque chose de mauvais à cet endroit.” Grâce à vos vibrations, qui sont une chose précise, une chose absolue.

Et ce conditionnement ne peut disparaître, ces habitudes ne peuvent être dépassées que si vous devenez l’Esprit, parce que l’Esprit est toujours dominé par la matière. Et l’Esprit doit vaincre cette domination de la matière. En réalité, rien ne peut dominer l’Esprit. Ce que Je veux dire, c’est qu’il est recouvert, comme le soleil peut être couvert par des nuages. De la même façon, toute notre domination, ou bien, on peut dire, tout notre asservissement par la matière nous fait dominer notre Esprit, en ce sens que vous le recouvrons. Les nuages sont là, nous ne pouvons pas voir l’Esprit. Nous ne pouvons pas Le sentir. La spontanéité qui est la beauté de l’Esprit, nous ne la ressentons pas chez une personne.

Alors, en jugeant une personne, que jugeons-nous? Comment vous trouvez cette personne, comment elle est habillée, comment elle marche. Quelles sont ses manières, sait-elle dire “Merci”, “Désolé” ou pas. Vous voyez? Toutes ces choses nous impressionnent beaucoup. Quel genre de voiture elle a, quel genre de maison elle a. Peut-être pouvons-nous rater, pouvons-nous ignorer un saint. Nous pouvons encore ne pas voir le Christ parce qu’Il était fils de charpentier. Comment pouvons-nous savoir qui est le Christ? Y a-t-il un moyen de découvrir qui est le Christ?

Beaucoup de gens disent maintenant: “Le Christ va revenir. Il va venir à la télévision.” Vous pouvez faire passer n’importe qui pour le Christ. Comment allons-nous Le reconnaître? A Ses vêtements ou à quelque chose qu’Il a fait? La plupart des peintures du Christ et la plupart des statues de Lui que J’ai vues sont très différentes de Lui, loin de Lui ressembler, vous voyez. Ce sont des choses horribles. Je ne sais pas ce que c’est.

Alors comment saurez-vous que c’est le Christ ou non? Ou bien que c’est une espèce d’imposteur ou un genre de personne qui est simplement venue délibérément pour nous donner l’illusion de la réalité. Il n’y a aucun moyen de découvrir la vérité, parce que nous sommes si habitués aux formes matérielles que nous avons.

Par exemple, notre idée de l’art est également façonnée de la même manière. Nous aimons ce genre d’art. Si vous leur demandez: “Pourquoi?”, “Parce que, vous savez, il y a ce genre de chose—une harmonie”, ou peut-être: “C’est mieux proportionné” et tout cela. Mais comment le savez-vous? Vous le savez parce que vous avez lu certains livres ou peut-être que vous avez compris par quelqu’un d’autre que c’est de l’art, que c’est beau.

Je veux dire, vous décrétez que quelque chose est beau, mais l’est-ce vraiment? Si c’est de la beauté, cela devrait être l’Esprit, car l’Esprit est beauté et la beauté est Esprit. Alors est-ce de la beauté? Comment distinguez-vous si cet art est beau ou pas?

Par exemple, selon toutes les idées normales sur la femme, Je ne pense pas que la Joconde soit une belle femme. Je veux dire, ces temps-ci, vous savez, vous considérez comme belles des femmes qui sont minces comme des moustiques. Alors pourquoi dit-on que la Joconde est si belle? Que se passe-t-il? Des milliers de personnes se pressent pour voir ce portrait. Pourquoi? Qu’y a-t-il? Seules les vibrations vous diront qu’il émet des vibrations. Il plaît à votre Esprit à votre insu. Vous n’en êtes pas conscient. Il plaît à votre Esprit. C’est pour cela que ce tableau est universellement apprécié.

Mais lorsque ce conditionnement devient collectif, que n’importe quel conditionnement devient collectif et que vous l’acceptez: “Voilà la forme qui est beauté; voici la forme qui est réalité; voici la forme qui est spontanéité”, alors la confusion commence. La confusion commence à cet instant, lorsqu’elle devient une chose collective.

Par exemple, J’ai recontré des disciples de certains gourous. Et Je leur ai demandé: “Qu’est-ce qui vous fait penser que votre gourou dit la vérité? Que vous a-t-il donné?” L’un a répondu: “Parce qu’en m’asseyant sur la chaise, je commence à sauter tout seul. Je ne sais pas ce qui se passe, c’est spontané.”