Premier programme public à Derby : Shri Mataji honore les chercheurs des temps modernes — pas un ou deux assis dans une grotte, mais des milliers partout, qui ne savent pas eux-mêmes ce qu'ils cherchent. Elle prévient : voir n'est pas faire l'expérience ; un chien aussi voit cet instrument. La connaissance véritable doit advenir sur le système nerveux central, sous forme de sensations. Elle déploie les Chakras du bas : Mooladhara (gemmule du désir ultime d'union avec Dieu), Swadishthan, Nabhi (la recherche — l'être humain cherche même Dieu à travers son estomac) et le Void entourant le Nabhi, domaine des dix Maîtres Primordiaux — Moïse, Socrate, Mahomet, Nanak — venus enseigner l'équilibre. Citant Krishna — « Sarva dharmanam parityajya » — Elle rappelle que tous les autres désirs s'effacent devant le seul vrai désir : devenir un avec le Divin, le Yoga.


Public Program, « Mooladhara, Swadishthan, Nabhi, Void ». Derby (UK), 10 July 1982.

English transcript verified IBP

Traduction française version 1/1/2014.

Je remercie tous les Sahaja Yogis du Derbyshire et de Birmingham de Me donner cette occasion de parler aux chercheurs de cette région.

Nous avons des chercheurs en ces temps modernes—c’est quelque chose de tout à fait unique. Nous n’avons jamais eu de chercheurs auparavant, du moins pas autant. Il y avait des gens qui recherchaient l’argent, comme il y en a beaucoup qui recherchent ces temps-ci, qui recherchent, pays après pays, le pouvoir. Il n’y en avait pas beaucoup qui recherchaient ces quelques perles de béatitude de Dieu, très peu. La raison en était que la conscience, la conscience collective des êtres humains ne les en avait peut-être pas rendus capables ou peut-être avaient-ils besoin de chercher un peu.

Mais aujourd’hui c’est une si belle combinaison, car il y a des chercheurs de très grande qualité nés sur cette Terre. Ceux qui cherchent sont en grand nombre. Il n’y en a pas un ou deux, ici et là, assis au sommet d’une montagne, dans une grotte ou ailleurs, essayant de méditer, mais il y en a tant qui cherchent, qui ne se sentent pas satisfaits d’eux-mêmes, de ce qu’ils ont. Ils pensent qu’il doit y avoir quelque chose au-delà. Ceux qui ressentent qu’ils n’ont pas encore trouvé le sens de leur vie, ceux qui sentent qu’ils doivent découvrir le but de leur vie, ceux qui sentent qu’il doit y avoir quelque chose de plus élevé que ce dans quoi ils sont. Tous ces gens sont des chercheurs, pas depuis aujourd’hui, mais depuis des milliers d’années.

Au temps du Christ, il n’y en avait pas, Je dirais, parce que, même ceux que le Christ a pris comme Ses disciples, en réalité y ont été forcés. Et Il a dû aller les chercher, les découvrir et leur en parler.

Donc, nous devons dire que dans l’histoire de la création, c’est une période très importante, avec tant de chercheurs. Mais le problème avec les chercheurs d’aujourd’hui, c’est qu’ils ne savent pas ce qu’ils recherchent. Ils n’ont aucune idée de ce qu’il faut chercher. Comment chercher? Qu’attendre? C’est dans un domaine inconnu qu’ils pénètrent. C’est tout à fait inconnu pour eux. Et ce domaine inconnu qu’ils recherchent est maintenant représenté par tant de personnes. Tout le monde dit: “Je suis celui qui tiendrai mes engagements.” L’autre dira: “Je suis celui qui peux le faire.” Naturellement, cela crée de la confusion. En réalité, les temps modernes sont les temps de la confusion. Une grande confusion. Et lorsque règne une telle confusion, c’est à ce moment-là seulement que nous découvrons aussi une solution géniale, une solution permanente pour résoudre le problème une fois pour toutes.

Il n’y a jamais eu une telle confusion qu’aujourd’hui dans les esprits des êtres humains, à propos du bien et du mal. Jamais autant. Tout ce dont on a dit: “Ce n’est pas bon”, ils le font, ils font surtout le mal. Si c’étaient des gens bien, ils diraient: “D’accord, ceci est bon, nous ferons le bien.” Mais tout le monde savait ce qui était bien ou mal. Ils pouvaient le faire. Mais aujourd’hui, personne ne sait ce qui est mal et ce qui est bien.

A part le bien et le mal, c’est bien au-delà—vous devez vous connaître vous-même. Comme cette conscience est à l’intérieur de nous, nous ne nous connaissons pas nous-mêmes, nous ne connaissons pas l’absolu. Nous vivons dans un monde relatif, tout le monde semble en être conscient. Peut-être dans le subconscient ou peut-être dans l’inconscient, mais il y a sans aucun doute en chacun de nous le sentiment que: “Nous ne savons pas.” Et c’est un sentiment tout à fait honnête. C’est un sentiment tout à fait sublime: “Nous devons en connaître davantage.” En fait, lorsque nous disons le mot “connaître”, nous pensons comme si Je disais: “Je ne connais pas le Derbyshire”, Je n’y suis jamais allée.

En fait, qu’est-ce que cela signifie? Je ne connais rien sur le Derbyshire. Je veux dire, qu’est-ce que Je ne connais sur le Derbyshire? Je peux lire dans les livres, Je peux trouver. Je peux apprendre toute l’histoire du Derbyshire. Je peux découvrir qui sont les gens qui faisaient de la belle porcelaine ici. Je peux tout découvrir sur leur histoire. Je peux lire tout cela. Pourtant, pourquoi devrais-Je dire que Je ne connais rien au Derbyshire? Parce que Je ne suis pas allée dans le Derbyshire auparavant. Je ne suis pas allée à Derby, Je ne suis pas allée dans cette région, Je n’ai pas vu cet endroit, Je ne l’ai pas visité, Je n’ai eu aucune expérience de cet endroit, donc Je ne le connais pas. Voilà exactement quelle est la situation.

La situation est que nous ne connaissons pas le Divin. Nous avons lu quelque chose là-dessus. Nous en avons entendu parler. Tant de personnes ont écrit là-dessus. Une fois qu’ils savent, il y a une enquête là-dessus, ils sortent des livres—livres après livres, ils ont écrit des milliers de livres. Combien d’entre eux sont vrais et combien d’entre eux sont inexacts? C’est impossible à découvrir, parce qu’en réalité nous ne le savons pas.

Supposons que quelqu’un dise que le Duc de Bedford est né dans le Derbyshire. D’accord, comment le saurais-Je? Je ne le saurai pas, tant que Je n’aurai pas rencontré quelqu’un qui appartient vraiment à cet endroit, qui le connaît bien. De la même manière, la connaissance que nous avons aussi du Divin est très confuse. Mais ce n’est pas de la connaissance. Ce n’est jamais de la connaissance.

L’idée de connaissance nous vient, comme si c’était une sorte de réponse à nos questions, qui soit rationnelle, que nous puissions comprendre intelligemment, à travers notre intelligence. Mais en fait, ce domaine est au-delà de l’intelligence, au-delà de la rationalité. Au-delà de tout ce qui est limité, il y a le domaine illimité. Tous ces domaines illimités ne peuvent être connus que par l’expérience de votre conscience.

Maintenant il faut comprendre que ceci est une chose très délicate: comment connaître quelque chose, faire l’expérience de notre conscience? Pas avoir une expérience—tout à coup nous voyons une lumière et donc c’est une expérience. Je veux dire, vous pouvez toujours voir une lumière. C’est si super. Les gens pensent qu’ils ont vu une lumière tout à coup briller devant eux. Rien de très extraordinaire. Il pourrait y avoir un endroit d’où a pu venir l’éclair, et peut-être que cela ne vous sert à rien, mais vous pourriez juste sentir que vous avez expérimenté cela. Donc il faut savoir que voir n’est pas faire l’expérience. Par exemple, un chien voit cet instrument, mais qu’en connaît-il? Il le voit.

La conscience, la conscience humaine, a en elle tant de choses remarquables, comparée à la conscience animale. Par exemple, nous pouvons le dire, la conscience de la beauté, les animaux ne l’ont pas; la conscience de la propreté, les animaux ne l’ont pas. Les êtres humains ont cela intégré en eux, ils peuvent le ressentir. Ils peuvent le ressentir sur leur système nerveux central.

Donc, tout ce qui est votre conscience doit être ressenti sur votre système nerveux central. Ce n’est pas juste une chose imaginaire ou une discussion intellectuelle. “Oui, oui, je connais, je connais.” Ce n’est pas cela! La connaissance doit vous parvenir à travers vos sensations, comme Je peux sentir que c’est chaud ou froid, mais une pierre ne sentira rien. De la même façon, la sensation doit venir de votre système nerveux central.

Cela veut dire que votre conscience elle-même doit être chargée. Elle a… [l’enregistrement est interrompu quelques secondes] Votre conscience elle-même doit acquérir une nouvelle dimension. Toutes les autres expériences n’ont pas la moindre signification pour votre évolution, vous voyez.