Mahalakshmi Puja à Kolhapur sur l’ascension, le principe parfait de Mahalakshmi et l’illumination du cerveau. Shri Mataji explique que chaque nouvelle année marque une élévation spiralée, et que Mahalakshmi est le principe parfait de l’ascension, soutenu par le Guru Tattwa et les dix dharmas. Elle relie Kolhapur au temple de Mahalakshmi et au lieu où Kolhasura fut vaincu, puis montre que l’attention doit se recueillir en soi comme du blé dans un sac afin de s’élever. Le discours insiste sur la positivité, le détachement des relations négatives, la dignité, le magnétisme, l’innocence de Shri Ganesha et le passage de « le mien » au pur Esprit.
Shri Mahalakshmi puja. Kolhapur, Inde, premier janvier 1983.
[Commence à 5:55]
Aujourd’hui encore, c’est le jour de l’An. Chaque nouvelle année arrive, car nous devons démarrer quelque chose de nouveau. Il a été prévu que le soleil se déplace pendant 365 jours et que de nouveau, une nouvelle année arrive. En fait, l’ensemble du système solaire se déplace en spirale. Il existe définitivement un état de plus en plus élevé de ce système solaire. Chaque année, il s’élève davantage selon une spirale. Ce n’est donc pas seulement parce que 365 jours se sont écoulés, mais parce qu’il s’est élevé d’un pas par rapport à ce qu’il était.
Or, nous pouvons voir que dans leur perception, les êtres humains se sont définitivement élevés bien plus haut qu’ils ne l’étaient, disons, il y a environ 2000 ans. Mais le premier système à l’origine de l’univers tout entier était le premier modèle, si l’on peut dire, qui a été créé. Et ce modèle doit être parfait. Et c’est un modèle parfait qui a ensuite commencé à perfectionner le reste de l’univers. C’est donc ce modèle parfait qui est le principe de cette ascension et qui élabore cette ascension.
Le perfectionnement du reste de l’univers s’effectue dans différentes directions. Mais aujourd’hui, nous devons nous arrêter sur le principe de Mahalakshmi. Comme je vous l’ai dit, Mahalakshmi est un principe parfait. C’est un principe parfait, il est perfectionné. Il est né parfait, il restera parfait. Il sera toujours éternellement parfait, de sorte qu’il n’a pas besoin d’être rectifié. Maintenant, je parle de Mahalakshmi ici car vous pourrez peut-être aller aujourd’hui voir le temple de Mahalakshmi. Lorsque vous vous rendez au temple de Mahalakshmi, vous devez savoir que cette divinité est sortie de la Terre Mère, à cet endroit précis. Cela signifie que cet endroit a la capacité de vous donner une force, peut-on dire, une force supplémentaire ou un sentiment intense d’évolution.
Si vous êtes suffisamment sensible, vous pouvez le voir, vous pouvez le sentir et vous pouvez le faire. Si vous n’êtes pas aussi sensible, si vous êtes toujours aussi conditionné et tourné vers l’extérieur, cela risque de ne pas fonctionner. Je veux dire que toutes sortes de choses peuvent être faites, mais si quelqu’un veut rester une pierre, vous ne pouvez rien y faire.
Ce principe de Mahalakshmi fonctionne donc ici, à Kolhapur. Normalement, cet endroit devrait être très, très chaud en raison de sa position. Mais même en été, cet endroit reste très frais grâce aux vibrations émises par le temple. Les habitants de cet endroit n’en sont peut-être pas conscients non plus. On ne peut pas dire s’ils sont conscients ou non, car comme la négativité doit se manifester, il y a beaucoup d’usines de sucre et beaucoup d’alcoolisme ici. Mais nous devons tirer le meilleur parti de chaque lieu qui a été créé dans un but particulier. C’est donc un pèlerinage, dans un sens, que nous faisons ici. Nous devons prendre soin de notre principe d’ascension de Mahalakshmi.
Comme vous le savez, cette ascension commence au Nabhi et est entourée par le principe du gourou. Or, le principe du gourou en nous, s’il est perturbé, s’il est juxtaposé, en juxtaposition, ou s’il n’est pas correctement ancré en nous jusqu’aux nerfs, s’il n’émet pas à travers notre caractère et notre comportement, le Mahalakshmi tattva ne peut pas s’établir. Le tattva Mahalakshmi est renforcé par le principe du gourou. Nous avons de la chance aujourd’hui car l’autre jour, nous avons célébré l’anniversaire de Datta, Dattatreya, lors de la puja, et aujourd’hui, c’est la puja de Mahalakshmi. Nous avons donc eu deux choses en même temps. Il y a d’abord eu la puja de Datta et aujourd’hui la puja de Mahalakshmi. Ainsi, pour que le principe du gourou soit correct, nous devons faire en sorte que nos dharmas soient corrects. Or, ces dharmas, comme je vous l’ai dit à maintes reprises, sont au nombre de dix, et nous devrions veiller sur ces dix dharmas avec le plus grand soin. Ils s’expriment à l’extérieur, mais tout ce qui est à l’intérieur ressort.
Maintenant, je trouve que lorsque vous parlez, et que vous dites des choses, je sais que cette personne est négative, que cette personne est définitivement positive. Il y a tellement de façons d’exprimer la positivité. Mais comment je le sais, cela je ne peux pas vous le dire. Parce que je ne sais pas comment vous le dire. Mais je sais simplement que telle personne est définitivement positive et que telle autre est négative.
La positivité réside dans la compréhension du pourquoi nous sommes ici. Tout d’abord, pourquoi sommes-nous sur cette terre ? Pourquoi sommes-nous des êtres humains capables de compréhension? Que faisons-nous à ce sujet? Pourquoi sommes-nous des Sahaja Yogis? Que doit faire un Sahaja Yogi? Quelle est sa responsabilité en tant que Sahaja Yogi? Ensuite, il va de l’avant pour comprendre:
« Pourquoi Mère est-elle si gentille avec moi? Pourquoi ai-je des vibrations? Pourquoi suis-je l’un des rares à avoir reçu ces bénédictions spéciales, la connaissance spéciale de la conscience vibratoire? »
Et puis demandez-vous: « Qu’est-ce que je fais à ce sujet? Suis-je encore très ancré dans ma petitesse ou dans ma puérilité, dans ma stupidité, dans ma rudesse, dans mon agressivité? » Nous voyons toujours ces choses chez les autres, pas en nous-mêmes. Nous ne sommes donc pas des Sahaja Yogis. Nous devrions comprendre qu’à ce stade, si nous commençons à voir ces choses chez les autres, alors nous ne sommes pas des Sahaja Yogis. Nous devrions regarder en nous-mêmes et émettre une pure compassion envers les autres. Mais les gens voient toujours que c’est chez l’autre que cela existe. Quoi que j’essaie de dire, ils voient toujours cela chez l’autre.
Supposons maintenant qu’il y ait une personne négative parmi nous. Vous n’avez pas besoin de faire preuve de compassion envers cette personne. Au contraire, mieux vaut rester à l’écart. Débarrassez-vous de cette personne, dans la mesure du possible, n’ayez rien à faire: c’est un signe certain de grande compassion envers vous-même, si ce n’est envers les autres. Mieux vaut ne rien avoir à faire avec la personne qui est négative, si vous devez vous élever. Il peut s’agir de votre frère, de votre sœur, de n’importe qui. Mais essayez de vous éloigner d’une personne qui n’est pas positive. Cela pose de nombreux problèmes. Je vous l’ai dit et je vous l’ai demandé, mais le conditionnement est tel que même si vous avez acquis le tattva du gourou, vous ne comprenez pas qu’il faut être détaché. Pour un gourou, il n’y a ni frère, ni sœur, ni aucune autre relation, à l’exception de la relation avec la Mère. Il n’y a pas d’autre relation.
L’un de ces principes doit être compris. Je pense qu’il est très important pour nous tous que notre relation soit uniquement avec la Mère et les Sahaja Yogis et non pas avec toute autre relation, parvenue par l’intermédiaire de Sahaja Yoga ou de toute autre chose. Maintenant, j’ai expliqué cela parce que notre tattva Mahalakshmi ne va pas bien. C’est pourquoi nous nous retrouvons, disons, en quelque sorte égarés, perdus dans ces choses. Et le tattva de Mahalakshmi doit être comme une force ascendante, tout cela mis ensemble.
Comme mon père avait coutume de donner un exemple. Supposons que vous ayez récolté beaucoup de blé et que vous l’épandiez sur le sol, tout sera perdu. Il sera étalé comme ceci; de ce côté-ci, de ce côté-là, tout sera perdu. Mais si vous le mettez dans un sac, il montera en hauteur, naturellement. Il y aura ces maryadas. Il s’élèvera et ira de plus en plus haut. De même, ce principe de Mahalakshmi peut se propager comme cela et tout simplement détruire tout ce que Mère nous a donné et tout ce que nous avons eu toutes ces années, en étant diffusé.
Maintenant, le recueillir en soi, c’est mettre l’attention sur soi-même. Tout d’abord, essayez de clarifier vos idées et votre compréhension, au niveau du cerveau, c’est important, parce le tattva de Mahalakshmi fonctionne, au bout du compte, dans le cerveau. C’est l’illumination du cerveau, réalisée par le tattva de Mahalakshmi. Cela vous donne la « sat », la vérité, vous voyez, donc, vous devez être clair au niveau du cerveau, arriver par la logique. Logiquement, vous devez arriver à la conclusion que: « Je n’ai pas à faire ces choses, je dois faire celles-ci. Je dois évoluer, c’est pourquoi je suis ici. Pourquoi suis-je ici? Qu’est-ce que je suis censé faire? » Logiquement, vous convainquez d’abord votre cerveau. C’est très important, maintenant, après la Réalisation, car si votre cerveau ne comprend pas les choses logiquement, il sera toujours vulgaire, puéril, indigne, ou pourrait être dur, horriblement agressif, il pourrait avoir l’une des deux attitudes.
Ainsi, pour le tattva du gourou, il y a dix éléments. Cinq d’entre eux concernent le poids, le poids, le gourou a du poids, voyez-vous, c’est le poids d’une personne. Quel poids avez-vous? La gravité, comme on dit, une personne possède une force de gravité. Quand quelqu’un parle, a-t-il de l’équilibre? Voyez-vous, en musique indienne, nous appelons cela « vazan », ce qui signifie le poids. Le poids de quelqu’un, c’est-à-dire, quand il s’occupe de lui-même ou des autres, quel poids a-t-il?
En anglais, ils utilisent aussi ce mot « poids ». Quel poids a-t-il pour les autres ? Autrement dit, à quel point peut-il vraiment impressionner les autres? Si vous les impressionnez trop, d’accord ? La personne dira: « Oh! C’en est trop. » C’est une très grande qualité des occidentaux: « Oh! C’est trop! » Ils ont une idée, vous voyez, c’est totalement tourné sur l’ego : « C’en est trop. » Si vous leur en dites trop: « Oh, c’est trop. Elle est trop ». J’avance doucement, doucement. « C’est trop pour moi. » C’est une réaction très courante. Alors, que pesez-vous?