Programme public donné à l'Association Médicale de Sholapur (Maharashtra) le 4 janvier 1983 — une conférence entièrement calibrée pour un auditoire de médecins, qui se déploie comme un véritable cours d'anatomie subtile. Shri Mataji ouvre en rappelant qu'Elle a suivi des cours de médecine spécifiquement pour pouvoir dialoguer avec les médecins, car « dans le royaume du divin, aucun nom n'est donné aux plexus ». Métaphore liminaire de l'arbre : la science connaît l'arbre visible, Sahaja Yoga connaît les racines invisibles. Pivot épistémologique : la science ne peut atteindre l'absolu — référence à un étudiant de Brighton qui cherche à établir le zéro absolu de température sans y parvenir. Trésor étymologique : « sacrum » signifie « sacré » en grec — les Grecs l'ont appris des Indiens via Alexandre le Grand, qui Lui avait été dit que cet os triangulaire abrite un pouvoir. Référence à Markandeya il y a quatorze mille ans, à Adi Shankaracharya au VIᵉ siècle, à Kabir. Géographie sacrée majeure : les trois pithas et demi du Maharashtra (Mahalakshmi à Kolhapur, Tulzapur Bhavani, Mahur, et Chaturshringi le demi) — les trois spirales et demie de la Kundalini de l'univers entier placées dans le Maharashtra. Long développement clinique sur le Swadishthan : centre qui convertit la graisse abdominale en cellules cérébrales et nourrit foie, pancréas, rate, reins, utérus — quand on pense trop, ces organes sont négligés → diabète. Théorie de la leucémie : la rate devient « trépidante » chez l'homme pressé qui lit le journal au petit-déjeuner et subit les embouteillages. Deux types d'infarctus : le cœur léthargique (graisse) et le cœur hyperactif (futur, planification). Identification spectaculaire de la science contemporaine et de Sahaja Yoga : ce que les chercheurs anglais sur le cancer appellent « Protéines 52 et 58 » et qu'ils localisent dans une « zone construite en nous depuis notre création » = exactement le bhoot-badha du subconscient collectif. Anecdote majeure : guérison du Président indien Sanjiva Reddy à Pune avant son départ pour Houston pour un by-pass — dix minutes de main sur le dos, plus aucune trace d'opération à montrer. Théorie générale du cancer expliquée par les deux cercles des mains : urgence sympathique → vacillation des chakras → Déité s'endort → cellules deviennent arbitraires et ambitieuses → malignité. Q&A médical avec questions sur les accidents de Kundalini, la nécessité d'un gourou (« papi man » qui prend de l'argent ne peut rien faire), la bhakti aveugle (Tulsidas qui n'a pas reconnu Rama venu devant lui malgré tout le Ramayana écrit), et la pulsation au Sahasrara expliquée par la zone limbique contenant les sept pithas. Pointe finale humoristique sur la « trinité impie » occidentale : Freud, Nietzsche, Wagner. Verdict comparatif : les Occidentaux sont compliqués mais lâchent leurs vices d'un jour à l'autre (saints courageux), les Indiens sont faciles à éveiller mais s'accrochent à leur tabac (poules mouillées). « Des gens qui ont des dents mais pas de chanas, et des gens qui ont des chanas mais pas de dents. »
Sholapur (Inde) – 4 Janvier 1983
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Aux organisateurs et aux membres de l’Association Médicale de Sholapur, c’est un tel plaisir de parler à des collègues car, vous en avez déjà entendu parler, J’ai suivi des cours de médecine juste pour en discuter avec les médecins car, dans le royaume du divin, aucun nom n’est donné aux plexus. C’est difficile de parler avec les médecins à moins de connaître leur langage.
En fait la chose la plus importante que nous devons comprendre à propos d’un Sahaja Yogi, c’est que, lorsque nous essayons d’analyser ou de découvrir quoi que ce soit au moyen de méthodes scientifiques, nous ne pouvons seulement le faire que lorsque cette partie [scientifique] nous est disponible, nous est apparente, lorsque nous pouvons la voir, la sentir, lorsque nous pouvons l’analyser.
Comme un arbre, nous voyons l’arbre au-dessus de la Mère Terre. Il est aisé pour nous de voir l’arbre. Mais supposons que nous devions nous enfoncer jusqu’aux racines, alors Sahaja Yoga est la connaissance des racines et non pas de l’arbre. Evidemment l’arbre est très important car la racine n’a pas de signification s’il n’y a pas d’arbre. Mais l’arbre est bien plus important quand il peut vous expliquer qu’il existe là des racines.
Donc, toute notre connaissance de la science quelle qu’elle soit, qu’elles que soient les découvertes que nous avons faites, jusqu’où nous sommes allés, Je veux dire que nous pouvons y entrer très profondément, Je sais cela, mais vous ne pouvez pas encore atteindre l’absolu, car l’absolu est ce point où vous devez vous dissoudre.
Nous avons ici un étudiant qui fait son doctorat à Brighton et qui a pour sujet de comment établir le zéro absolu en température. Nous ne le pouvons pas. Personne ne le peut. C’est un fait. On peut aller jusqu’à un certain point mais on ne peut pas devenir l’absolu au moyen de notre projection mentale car le mental est une chose limitée. Nous devons comprendre que le mental est limité. Tout comme Je suis venue en voiture, J’ai dû laisser Ma voiture derrière Moi pour entrer à l’intérieur, de la même façon ce mental limité ne peut pas vous emmener vers quelque chose qui est illimité, car l’absolu doit être illimité.
Donc pour atteindre le point absolu, qu’est-ce qui devrait être fait ? C’est le problème principal avec nous tous. Tous ceux qui sont des chercheurs, qu’ils soient scientifiques ou psychologues ou autres, ils ont un seul point [en commun] s’ils le voient correctement, c’est que nous n’avons pas atteint l’absolu. C’est pourquoi nous ne comprenons pas : « Pourquoi avons-nous été créés des êtres humains depuis l’état d’amibe ? » Nous devrions nous poser nous-mêmes une simple question : « Pourquoi sommes-nous des êtres humains ? Quel est le but de cette évolution qui est de nous avoir créé en tant qu’êtres humains ? » Alors, puisque nous ne pouvons pas répondre à cette question, [on considère que] ce n’est pas possible d’y répondre.
Nous devons savoir que nous sommes dans un état de transition et cette connaissance humaine doit aboutir à une autre connaissance qui est dynamique, qui est collective par nature. Et beaucoup de gens, Je dirais comme vous, qui ont parlé de collectivité, qui ont parlé de la connaissance collective, qu’un homme, s’il évolue, deviendra collectivement conscient, qu’il pourrait voir cela, mais il n’a pas su comment [y arriver]. Même si vous dites : « Si vous devez aller à Scholapur, ce serait mieux de prendre cette route-ci ou cette route-là », mais si vous ne pouvez pas atteindre Scholapur, alors vous ne serez pas là à Scholapur. Donc, même si vous dites que ceci est ce qui doit être le chemin, à moins que quelqu’un ne l’accomplisse d’une manière pratique, vous devrez l’atteindre par une Actualisation. C’est ceci le problème.
« Être actuel », c’est ceci le problème qui existe entre tous les gens qui cherchent, entre toutes les entreprises, entre tous les mouvements que nous avons. Il n’y a aucune querelle entre Dieu et la science. On devrait se souvenir d’une chose, c’est que la science vous est venue de Dieu, elle n’est pas venue de vous.
Par exemple, si vous dites que la gravité existe, en fait vous n’avez pas placé la gravité dans la Mère Terre, n’est-ce pas ? Nous ne pouvons même pas transformer une fleur en un fruit, pas une seule fleur en un fruit. Pouvez-vous l’imaginer ?
Donc il existe un pouvoir vivant qui accomplit ce travail vivant.
En fait un Indien a un enfant qui est indien, cette sélection est faite. Vous savez que toute matière étrangère qui entre dans un corps, est rejeté. Il doit être rejeté. Mais quand le fœtus est conçu, alors il est gardé, nourri, avec une prise en charge adéquate, et il est rejeté au bon moment. Qui fait ce travail ? Nous devons y penser. Il existe tellement de choses.
Par exemple l’acétylcholine et sa mise en œuvre, c’est trop typique. Evidemment Je dois dire que les docteurs ou les scientifiques sont honnêtes, donc ils disent que leur mode d’action dans le corps humain, ils ne peuvent pas l’expliquer. Ils disent juste ouvertement qu’ils ne le peuvent pas. Car il se peut qu’il augmente ou pas. Mais Sahaja Yoga peut expliquer pourquoi cela arrive, pourquoi cela doit arriver comme cela.
En fait le passage de cette connaissance du mental à la connaissance de l’éternel est une tâche difficile à accepter. Car, comme le Docteur Berjodi ji vous l’a dit, quand nous recevons notre éducation, nous pensons que nous connaissons beaucoup de choses. Ce n’est pas que vous ne connaissiez pas cela. Ce n’est pas que cette connaissance ne soit pas nécessaire. Elle est très importante. Si vous êtes un médecin, vous serez un grand Sahaja Yogi, sans aucun doute. Mais quelque chose ne vous est pas connu qui est beaucoup plus grand que ce qui vous est connu.
Donc cette connaissance humaine, cette chetna qui est en vous aujourd’hui, doit s’élever à ce niveau ou vous devez devenir si subtil que vous puissiez entrer dans vos racines. D’accord ?
Ainsi, sur ce point, nous commençons à nous mouvoir plus loin que le fait que vous placiez votre attention sur Moi. Mais si Je dis : « Portez votre attention sur vous-même [votre Soi] », vous ne le pouvez pas. Comment le feriez-vous ? Vous ne pouvez pas le faire. Vous ne pouvez pas vous voir vous-même [votre Soi], vous ne pouvez pas voir vos organes, vous ne pouvez pas voir votre corps, vous ne pouvez rien voir, vous ne pouvez pas voir votre mental. Vous ne pouvez pas sentir cela.
Alors, que devrait-il se passer ? Disons que quelque chose tombe, immédiatement votre attention se porte là-dessus. Un événement doit avoir lieu en nous-mêmes et cet événement n’est rien d’autre que l’éveil de la Kundalini.