SHRI GANESHA PUGA 7 Janvier 1983 – Rahuri (Inde)

Ganesha Puja célébré à Rahuri pendant la tournée du Maharashtra — terre sainte par excellence où, selon la tradition, Shri Rama et Shri Sita Eux-mêmes ont dû enlever leurs sandales pour entrer. Discours en deux volets : d'abord en anglais aux yogis occidentaux, puis en marathi (traduit) aux yogis indiens — deux registres très différents pour un même enseignement central. Image directrice tirée de la Bhagavad Gita citée par Shri Krishna : l'humain est un arbre sens dessus-dessous, racines en haut, feuilles en bas — on ne connaît la Kundalini qu'à partir du moment où Elle franchit le Sahasrara. Anecdote d'ouverture savoureuse sur un faux gourou interrogé par Shri Mataji : « Pourquoi vous faites-vous payer si cher par ces Occidentaux jusqu'à les rendre mendiants ? » Réponse du gourou : « Tant qu'ils ne deviendront pas mendiants ils ne s'approcheront pas de Dieu, ils sont trop riches pour Lui. » Riposte : « En Inde nous avons beaucoup de mendiants, sont-ils plus près de Dieu ? » Diagnostic central : nous sommes attaqués par toutes sortes d'« ismes » — matérialisme, émotionnalisme, égoïsme — et le pire qui vient maintenant est le « Sahaja Yoga-isme » avec ses deux variantes : la léthargie (« Asseyez-vous, Mère fera tout pour vous ») et le Sahaja Yoga-égoïsme des yogis qui se vantent d'avoir atteint la septième étape. Sahaja Yoga ne signifie pas lenteur mais avancée rapide, mouvement « doux et rapide, rythmique, musical, gracieux ». Définition lumineuse du samadhi : « cette situation où votre attention est entièrement immergée dans l'expérience ». Mot marathi « jaani » = conscience et ressenti fusionnés, dérivé de « ja » qui signifie à la fois spontané et conscience. Coup de gronderie sur l'épisode des 21 roupies de puja que certains Occidentaux ont refusé de payer : « C'est absolument honteux ! Pour eux c'est beaucoup. » Comparaison avec les Jains, Marwaris et Gujaratis matérialistes qui ont « plus de compassion pour les poulets que pour les êtres humains ». Conseil de méditation très simple : « Pensez seulement combien votre Mère vous aime — cela signifie que vous vous accrochez à Ma Kundalini, et alors il n'y a plus de pensée. » Anecdote célèbre de Hanuman et du collier d'or de Sita : Il casse une à une toutes les boules d'or pour chercher Rama dedans, puis ouvre Sa propre poitrine pour montrer que Rama réside là. Annonce capitale concernant l'évolution des yogis : votre Kundalini doit maintenant déplacer Son siège du sacrum au Nabhi — c'est là le test du Gourou certifié. Quand la Kundalini part du Nabhi, vous êtes Gourou, vous pouvez donner toutes les bénédictions. Avertissement important sur la fausse compassion : ne vous occupez pas des yogis négatifs et malades qui vous tirent vers le bas, « laissez-Moi M'occuper d'eux ». La compassion réelle est « kaaryanvit » — englobée dans la capacité d'agir, fluide, elle agit toute seule, ce n'est pas une projection mentale. Section marathi extraordinaire : les trois et demi pithas du Maharashtra (Tuljapur-Mahakali, Kolhapur-Mahalakshmi, Mahurgad-Mahasaraswati/Renuka, Saptashringi-Adishakti), les Ashtavinayaka, et Musalwadi où réside le Sahasrara lui-même. Histoire de Machindranath, grande incarnation de l'Adi Guru Dattatreya, et avant lui du muni Shandilya. Récit éclairant de Gagangad Maharaj : « Cela m'a pris 21 000 ans pour ressentir les vibrations — j'étais initialement une grenouille, je m'en souviens, puis lentement je suis devenu humain, j'ai fait pénitence et médité 12 000 ans, et seulement depuis mes deux dernières incarnations j'ai obtenu les vibrations sur mes mains. Pourquoi donnez-Vous cette chose si simplement à tous ces gens qui n'ont même pas assez de cervelle pour le comprendre ? » Étymologie : pashu (animal) vient de « paash » (nez de Dieu) — l'animal ne peut sortir du nez de Dieu. Image finale magnifique : l'humain est un œuf qui doit devenir oiseau — « De l'extérieur on ne voit aucune similitude entre un oiseau et un œuf, mais quand l'oiseau survient, c'est sous une forme complètement différente. » Et c'est cette forme nouvelle qui mérite de recevoir la royauté.


English Transcript Version MM-Date: 2017-0116

French Translation Version RF-MM Date: 2017-0116

Vous êtes venus ici pour apprendre quelque chose, pour approfondir vos expériences de la connaissance de vos racines. Shri Krishna a dit que ceci est un arbre sens dessus-dessous, les racines sont en haut et les feuilles sont vers l’extérieur. De même, vous ne connaissez vraiment la Kundalini que quand elle s’élève jusqu’au Sahasrara ou au-dessus du Sahasrara, alors vous commencez à sentir votre Kundalini.

On doit donc comprendre que, quand on devient de plus en plus subtil et qu’on tente de sentir la Kundalini, on devrait essayer de sortir de nos attitudes matérialistes et de nos opinions matérialistes et d’idées fixes matérialistes. J’ai rencontré une fois un gourou, car vous savez que J’ai été les voir tous. J’ai demandé à l’un d’entre eux, pourquoi il se faisait payer, si cher, par ces gens Occidentaux : « Pourquoi vous faites-vous payer jusqu’à ce qu’ils deviennent des mendiants, absolument, des mendiants, parce que vous demandez tant d’argent et si lourdement ? » Il M’a dit qu’à moins qu’ils deviennent des mendiants, ils ne s’approcheront jamais de Dieu, qu’ils sont trop riches pour être près de Dieu.

Je veux dire, Je ne pouvais pas comprendre cette explication, elle était absurde, Je ne pouvais pas comprendre comment cette explication pouvait avoir du sens car elle signifiait que les gens doivent devenir des mendiants pour ensuite se rapprocher de Dieu. J’ai dit : « En Inde, on a beaucoup de mendiants, pensez-vous qu’ils soient plus près de Dieu ? » Il a répondu : « Oui, autrement voyez-vous, ils sont bloqués avec leur argent et on doit absolument les appauvrir, les rendre sans le sou. »

Alors évidemment, Je veux dire, comment parler avec une personne si stupide ? Comment la convaincre ? Je ne pouvais pas lui demander : « Mais alors pourquoi acceptez-vous cet argent que vous leur prenez ? » Il aurait répondu : « Parce que je suis détaché. » Voyez-vous, quoi que vous disiez, vous ne pourrez pas l’arrêter. Il faut comprendre que ce matérialisme a infiltré nos racines et si on doit purifier nos racines on doit s’extirper du matérialisme. C’est important, mais cela ne signifie aucunement que vous devez torturer votre corps ou autre, ce n’est pas ce que Je veux dire. Je veux parler de votre attention.

(Shri Mataji s’adresse à des enfants : …Vous ne devriez pas faire cela.  Nathalie tu te lèves toujours et tu sais que ce n’est pas bien. Ce n’est pas bien de toujours déranger. Assieds-toi. Même s’il y a tant d’enfants assis ici. Assieds-toi et ne dérange plus.  Sonu viens ici et assieds-toi. Viens ici. Cela va mieux…. Et ensuite elle attrape toujours la diarrhée. Tu n’es pas seulement ici pour avoir du bon temps mais pour participer à un puja, comprends-tu ? Tu es une grande fille maintenant.  Regarde tous ces enfants assis tranquillement. Bougent-ils ? Ils ne comprennent pas l’anglais. Mais J’ai vu tous nos enfants anglais, à Caxton Hall ou ailleurs, ils doivent tous sortir et font beaucoup de bruit et jouent. On voit toujours qu’ils ne peuvent pas rester assis.

Regardez-les, comme ces enfants sont assis tranquillement. Quelle qualité ! Juste tranquillement, ils sentent simplement les vibrations et en profitent. Ils ne veulent pas sortir. Il n’y a rien de réjouissant dehors. C’est dedans. Regardez-les. Remarquez le contraste. Vous devez ouvrir les yeux pour voir. Voyez nos enfants.

Maintenant que Linda est ici, elle vous le dira. Elle doit s’occuper des enfants hors de Caxton Hall. Ils crient, hurlent, et le personnel de Caxton Hall Me dit toujours que ce serait préférable de ne pas emmener d’enfants à Mes programmes parce qu’ils sont si bruyants. C’est un problème très connu. Ils m’ont répété au moins dix fois de ne pas permettre aux enfants de venir. Les enfants ne restent jamais assis tranquilles même cinq minutes. Après cinq minutes, ils demanderont à sortir. Ils ne peuvent pas rester assis tranquillement.

Pauvre Sonu, où qu’elle aille, elle attrape la diarrhée. Elle est seulement malade, pensez-y juste s’il vous plaît. Auriol, tu vas aussi sortir. D’accord. Auriol assieds-toi séparément. Toi aussi. Il n’y a que trois enfants ici et on les voit tout le temps déambuler. Un autre est Matthew, où est-il ? Je dois les surveiller, c’est dangereux.)

Bon. Quand on se préoccupe de nos racines, on doit être au centre, au noyau. Cela signifie qu’on absorbe, qu’on aspire ce qu’on sent, ou pourrait-on dire le ressenti et la prise de conscience conjointement – comment dirait-on cela en anglais, y a-t-il un mot ? Y a-t-il un seul mot qui rassemble la conscience et le ressenti ? Gavin est-il ici ? (Réponse : l’expérience.) Oui, l’expérience, on peut dire l’expérience dans la conscience et le ressenti. Vous devez avoir l’expérience dans votre conscience et votre ressenti. En Marathi, c’est un simple mot, ‘jaani’ qui vient du mot ‘ja’. ‘Ja’ vient du terme ‘spontané’.  ‘Ja’ a aussi deux significations. Ja signifie aussi ‘dnyana’, ‘la conscience’, et signifie également ‘spontané’. Jaani. Vous commencez donc à absorber cela en vous-même quand vous n’êtes pas préoccupé par d’autres choses.  Si votre attention est occupée à l’extérieur, vous ne pouvez pas profiter [et absorber].

Se perdre dans ce qui est le samaadhi, voyez-vous, c’est cette situation lorsque votre attention est entièrement immergée dans l’expérience.  C’est ce que nous devons atteindre. Donc il ne s’agit pas seulement de matérialisme, mais aussi d' »émotionnalisme », toutes sortes d’ « ismes. »  Nous sommes attaqués par toutes sortes d’ « ismes »  depuis que l’historique du langage a débuté dans ce monde, Je pense, et maintenant cette chose impie que le dernier « isme » est, risque d’être « le Sahaja Yoga – isme »! Ce pourrait aussi être le plus grand mot car désormais il y aura des attaques contre Sahaja Yoga également.

Dans cette situation dont Je vous ai parlé, Je n’ai pas expliqué clairement ou vous ne M’avez pas écoutée correctement ce jour-là, que Sahaja Yoga ne signifie pas léthargie ou lenteur, pas du tout, mais une avancée rapide dans la dissolution.  Très rapide ! Et une fois que vous vous y immergez rapidement, tout le mouvement de votre corps est rapide mais pas saccadé, est doux et rapide, rythmique, musical, n’est ni bizarre, ni léthargique, mais est musical, il y a comme un rythme en lui, c’est très gracieux.

Tout le mouvement de dissolution peut vous arriver très facilement si vous ne permettez pas à votre attention d’être attaquée par tous ces « ismes ». Il n’y a pas de fin à cela, Je veux dire, si Je devais tout écrire, on aurait au moins besoin d’un livre pour écrire tous les « ismes » du monde. Il n’y a pas de fin à cela, à ce que nous avons créé. Bien. Le pire désormais est Je pense le Sahaja Yoga – isme dans lequel il y a d’abord la sensation de léthargie : « Cela arrivera dans Sahaja Yoga. Asseyez-vous. Mère fera tout pour vous. » Un autre est le Sahaja Yoga – égoïsme, dans lequel on n’a pas un seul type couché là, mais dans lequel les Sahaja Yogis font des crises, tentent d’impressionner les autres, qu’ils sont de grands Sahaja Yogis, qu’ils ont atteint la troisième étape ou la septième, ou n’importe laquelle. C’est un bon exemple, un très bon exemple. J’aurais voulu que vous vous en inspiriez. Mais voyez l’expression des Indiens, leur expression pleine d’amour, si authentique, ils ne peuvent pas contrôler leur joie de chanter.

Mais voyez, c’est comme un Je ne sais quoi, les [autres] gens qui pensent que [Sahaja Yoga] c’est un accord global, une sorte de bonne affaire. Je vous dis, c’est si ridicule [qu’ils pensent] que, soit on leur prend tout leur argent, soit si on leur dit que c’est pour le Puja que tous doivent payer vingt et un [roupies] parce qu’ils doivent le faire ou si c’est que, pour un travail extra, alors ils soient obligés de payer vingt et un [roupies]. Et si vous leur dites que c’est pour le Puja, ils payeront même cinquante et un [roupies]. Mais on Me dit que certains d’entre vous ont même refusé. Je dois vous dire que c’est honteux ! Absolument honteux ! Imaginez ! Que sont pour vous vingt et une roupies ? Pour eux [les Indiens], c’est beaucoup. Comme s’il s’agissait d’une sorte de partie de vous que vous donnez, ce qui est si ridicule. C’est juste un ressenti, un signe de négativité complète. Nabhi gauche. C’est un problème. C’est du matérialisme, du matérialisme complet.

Ceux qui ont été, disons, végétariens, sont matérialistes en Inde, on a vu des cas comme les Jains et les Marvaris et les Gujaratis. Ils sont tous végétariens, ils devraient être pleins de compassion, ils construisent aussi quelques temples et parfois ils donnent aux pauvres et parfois à des gens comme Hare-Rama-Hare-Krishna qui mendient en Inde.  Ils leur donnent de l’argent. Ils sont censés être très compassionnés. Ils ont plus de compassion pour les poulets que pour les êtres humains. On a ce type de personnes. En même temps J’ai aussi vu en Occident ce type de gens matérialistes, Je veux dire qu’ils n’ont pas de honte. Alors, quand on se tourne et voit cela, on devrait l’abhorrer, c’est une honte ! Comment pouvez-vous être ainsi, même dans Sahaja Yoga ?

Donc, comme Je vous l’ai dit, certaines personnes sont matérialistes, certaines sont « émotionnalistes », et certaines sont égoïstes. Maintenant laissons tout cela de côté et alors on va au centre. Maintenant vous êtes au centre.  Au centre, les gens profitent simplement de l’amour de leur Mère, comme Shri Ganesha. Pensez seulement combien votre Mère vous aime, c’est tout ! Le pouvez-vous ? Ce sentiment est si doux. Et pensez à qui est votre Mère si vous croyez vraiment en Elle, en Sahaja Yoga. Ces deux éléments vous permettraient de résoudre le problème. Plus besoin de penser.  Penser seulement combien votre Mère vous aime, cela signifie que vous vous accrochez à Ma Kundalini et, quand vous le faites, il n’y a plus de pensée, vous ne pouvez plus penser. Quand vous pensez combien votre Mère vous aime, vous vous accrochez à Ma Kundalini et alors il n’y a pas de pensée.  C’est très simple de méditer en Sahaja Yoga parce que vous avez Quelqu’un en Personne. Eux n’ont jamais eu Quelqu’un en Personne. Aussi Je peux comprendre leurs problèmes, il n’y avait la présence de personne ; ils devaient le faire en étant seuls.