Puja à Adelaïde sur les éléments, la nature éveillée, l’obéissance au Divin et la nécessité de placer la Mère dans le cerveau. Shri Mataji explique que les éléments, comme le feu, deviennent parfaitement obéissants lorsqu’ils sont éveillés : ils discernent ce qui doit être purifié sans passer par la pensée ni l’ego. Elle compare cette pure obéissance à la difficulté humaine, car le cerveau propose sans cesse des alternatives, justifications et explications qui coupent la sensibilité. Le discours invite à dire intérieurement « Mère, soyez dans notre cerveau », à arrêter les jeux du mental, à laisser le Mahat Ahamkara divin prendre le relais, et à devenir un instrument sensible, humble et efficace de l’œuvre de Dieu.
« Mère, soyez dans notre cerveau », Puja à Adelaïde (Australie) 4 mars 1983
[Traduction, décembre 2020]
Il est donc très agréable d’arriver ici parmi vous tous. Et je suis désolée pour ce qui s’est passé avant ma venue ici. Mais, comme je vous l’ai dit, la nature aussi peut être éveillée par la présence d’une personnalité divine. Et une fois qu’elle est éveillée, elle commence à se comporter d’une manière semblable à ce que ferait une âme Réalisée. Par exemple, elle se fâche contre des gens qui ne sont pas religieux, des gens qui ne veulent pas connaître Dieu, des gens qui font de mauvaises choses dans la vie, des gens qui ne sont pas normaux, dans le sens où ils ne veulent pas faire partie intégrante du tout, sont reclus, toutes sortes de gens. Et une fois qu’elle est amenée à ce niveau, elle commence à agir par elle-même. Comme vous le savez, selon Sahaja Yoga, tous les éléments ont une divinité derrière eux. Par exemple, « agni » a une divinité appelée Agni Devata. Dans sa forme pure, c’est Agni Devata qui nous purifie vraiment, qui purifie tout; qui purifie disons, de l’or: si vous mettez de l’or dans le feu, il ne brûle pas, il en ressort plus brillant, meilleur.
Mais si c’est quelque chose qui n’a pas d’une même valeur, il sera consumé. Donc toutes les choses inflammables sont pour la plupart d’une qualité inférieure, qui doivent être brûlées uniquement. Mais, étonnamment, ces choses inférieures quand elles sont illuminées, peut-on dire, si vous mettez du bois, prenez du bois et le mettez au feu, alors quand le feu enflamme ce bois, ce même feu qui vient- en fait la base c’est ce bois lui-même qui est inflammable; et les flammes qui sortent de ce feu, une fois quelles sont illuminées, elles commencent à savoir ce qu’est la vérité, ce qui est faux. Ou elles réagissent comme si elles savaient quel travail devait être fait. Maintenant la différence entre un Sahaja Yogi et le feu qui est ainsi initié est ceci: il ne pense pas, il continue tout simplement à consumer complètement les choses qu’il doit consumer. Et par une méthode de fréquences, il sait où aller et laquelle brûler. Et c’est ainsi qu’il continue de brûler les choses qu’il faut brûler. Et certaines des choses malheureuses sont que les gens sentent que ce feu n’a pas de compassion et que le feu devrait avoir une certaine compassion aussi pour épargner certains. Mais le problème c’est de comprendre que nous avons beaucoup de choses en nous.
Nous avons le feu, nous avons l’eau, nous avons la Terre Mère, tous les éléments sont en nous. Mais dans le feu – il n’y a que l’élément feu, rien d’autre. Il agit donc selon sa propre caractéristique: le feu. Et quelle que soit la qualité du feu, lorsqu’il est illuminé, il sépare la vérité du mensonge et commence à se comporter de cette manière, mais il reste du feu. Il ne peut pas développer de compassion. Mais d’une certaine façon, voyez-vous, quand vous commencez à choisir entre un mauvais type de personne et un bon , si vous prenez les choses d’une manière subtile, c’est de la compassion parce que c’est la vérité, et la vérité c’est l’amour. Donc, quoi que le feu fasse, c’est pour manifester l’amour de Dieu. Et quand il manifeste l’amour de Dieu sachez que, bien que ce soit du feu, il obtient les résultats d’une personnalité, comme si c’était un être humain. Parce qu’il a du discernement. Il sait quoi brûler et quoi ne pas brûler. Un jour, je dois vous raconter, on faisait une sorte de nettoyage des portes avec ces lampes. Et Linda, un jour, voyez-vous, par erreur, a apporté cette lampe très près de mon corps et la lampe, la flamme était très forte, mais cela m’a tout simplement contournée, elle ne m’a pas touchée. Elle a été surprise, elle a dit: « Mère, vous brûlez. » J’ai dit: « Ne t’inquiète pas ». Cela m’a juste contournée et c’est parti. Ainsi, le feu ne brûle pas une personne pure, il ne brûle pas.
Un exemple, celui de Sitaji. Sitaji, quand elle a été ramenée par Shri Rama de chez Ravana, vous voyez, tout le monde a dit qu’elle avait vécu avec un rakasha et qu’elle devait être testée pour voir si elle était coupable ou non.
Alors Rama a d’abord dit: « Très bien », Il a préparé le feu. Elle-même a dit: « Faites un feu, un grand bûcher. » puis elle s’est assise dans le feu. Et quand le feu a commencé à brûler, il n’a pas pu la brûler. Elle ne pouvait pas être brûlée, voyez-vous, et tout le feu s’est calmé. Ainsi, à ce moment-là, cette fois, Agni Devata sait ce qui est bien, ce qui ne va pas, qui est saint, qui ne l’est pas. Mais les êtres humains mettent beaucoup de temps à reconnaître cela et pour le comprendre, même avec Sahaja Yoga, car la sensibilité doit être davantage développée. Maintenant pourquoi est-ce que, tout ce qui comme l’eau ou « agni » (le feu), ou l’un de ces éléments devient plus sensible que les êtres humains. Comment est-ce qu’ils font simplement la chose avec obédience, comme s’ils connaissaient le travail? Et ils sont si rapides pour ça, si efficaces. La raison, c’est qu’ils sont complètement sous le contrôle du Divin. Ils sont sous le contrôle des pouvoirs de Dieu, absolument, à cent pour cent. Tout ce que Dieu veut, ils le font, une fois qu’ils sont illuminés. Mais les êtres humains, vous voyez, s’affaiblissent toujours entre leur conscience humaine et la conscience divine et l’unité avec Dieu.
C’est donc la sensibilité d’une personne qui augmente très, très, lentement – peu importe, cela ne fait aucune différence. Et quand elle se développe, cela donne, voyez-vous, parfois, elle fait deux pas en avant et cinq pas en arrière, voyez-vous, comme ça. Quand cela fait environ deux ans, vous trouverez un gentleman au même endroit, là où il a commencé.
Vous êtes contrarié de la façon dont cela s’est produit, malgré Sahaja Yoga. Mais voilà ce qu’il en est: les êtres humains peuvent penser, et ils peuvent décider, et ils ont la liberté ultime d’abandonner cette sensibilité à tout moment. Vous devez donc avoir une totale obédience envers le Divin, c’est-à-dire, parfois on ne peut pas comprendre comment être comme ça, car on n’a pas été élevés de cette façon. On ne sait pas comment faire et c’est très difficile. Tant de gens disent: « Mère, il est très difficile de s’en remettre. » Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas s’en remettre, mais ils disent des choses comme: « Nous sommes toujours, voyez-vous, en train de surgir quelque part, Mère dit quelque chose mais nous commençons à l’interroger. Mère dit ceci, alors nous pensons que nous devrions, nous pouvons suggérer à Mère qu’il y a une autre alternative et ceci et cela. » Mais il n’y a pas d’alternative, voyez-vous, il n’y a pas d’alternative pour une personne qui est sensée. Si on sait que le Divin ne pense qu’à votre hitha, votre bien-être et quoi qu’Il voit et fasse, vous voyez, Il en sait beaucoup plus que vous, beaucoup plus. Et dans tant de dimensions que, si quelqu’un dit: « Fais comme ceci », le mieux c’est de le faire. Parfois, cela choque les gens.
Les gens ont des idées sur les sympathies, des idées sur le fait d’être, voyez-vous, gentils avec les autres, et compatissant envers les autres. Mais qu’est-ce qu’une compassion humaine? Elle ne fait rien, elle ne fait que parler. Alors que la compassion de Dieu agit, elle fonctionne. Elle fonctionne sur les gens, ne dit pas: « »Oh, je suis très compatissante, je suis pleine de compassion. » Rien, ça marche, ça se manifeste. Il faut donc comprendre que c’est une personnalité totalement sans ego, Nous devrions essayer d’obéir au Soi en nous-mêmes. Maintenant, comment obéir au Soi qui est en vous-même? C’est par la conscience vibratoire. Essayez d’obéir au moyen de votre conscience vibratoire. Toute question que vous souhaitez poser, tout ce que vous voulez faire, vous devez lui obéir par la conscience vibratoire. Or, certaines personnes ne sont pas si sensibles, c’est vrai. Pourquoi elles ne sont pas sensibles, c’est parce qu’elles y pensent.
Or, vous pensez avec votre cerveau, d’accord? Si votre cerveau peut être illuminé, alors vous penserez comme le Divin pense et votre sensibilité s’améliorera, parce que la sensibilité vient du système nerveux central.
Mais, dans le système nerveux central, s’il y a un blocage c’est en fait dans le cerveau, parce que tous les centres sont représentés dans le cerveau. Alors, la meilleure chose c’est de dire: « Mère, venez dans mon cerveau. S’il vous plaît, résidez dans mon cerveau. S’il vous plaît, faites-vous une place dans ce cerveau. Vous êtes le contrôleur de ce cerveau. Que ce cerveau soit guidé par votre sagesse divine. » Et vous ne penserez pas pour vous-même. Et ce mot « je pense » devrait être complètement abandonné par les Sahaja Yogis. « Je pense » cela signifie, continue, vous voyez, de manière bizarre; ça peut être n’importe quoi, voyez-vous.
Comme une fois, nous sommes sortis et il y avait quelqu’un de ma famille, très stupide, chez nous, une fille. Et comme je sortais – nous n’avions pas de serviteurs ce jour-là. Donc je cuisinais. Mais ce jour-là, comme nous sortions, je lui ai dit, « Nous sortons ce matin, alors peux-tu faire un peu de kichadi (riz-lentilles) pour nous? Et quand nous reviendrons, nous mangerons cela. » C’est la seule cuisine qu’elle a faite dans sa vie, qu’elle n’a peut-être même pas faite. Alors quand nous sommes rentrés, elle m’a dit qu’elle n’avait pas cuisiné. Alors j’ai dit: « Pourquoi? Pourquoi n’as-tu pas cuisiné? parce que nous étions censés prendre notre repas ici. » Elle a dit: « J’ai pensé que peut-être vous ne viendriez pas, que peut-être vous n’auriez pas faim, peut-être que vous ne voudriez pas manger, que peut-être je ne ferais pas bien les choses. »
Vous voyez, toutes ces quatre alternatives pour ne pas faire la cuisine. Mais j’ai dit: « Pourquoi n’as-tu pas pensé que nous pourrions avoir faim? Que nous allions manger? Pourquoi n’as-tu pas pensé de cette façon? « Mais j’ai pensé »: vous voyez, c’est une explication pour ne rien avoir dans le cerveau, devrais-je dire, pour ne pas avoir de guidage divin dans le cerveau. Ensuite, le guidage vient de votre ego ou de votre surmoi, qui dit: « J’ai pensé que cela pourrait arriver. » Mais comment? Pourquoi, pourquoi as-tu pensé comme ça? Pourquoi pas l’inverse? Pourquoi n’avez-vous pas pensé le contraire? Mais c’est comme ça. Et quand ces choses arrivent, nous sommes tellement habitués à ces types de justification et à proposer ces alternatives, que cela redevient une habitude du cerveau et le cerveau se retrouve séparé du Divin.
Alors, dites à votre cerveau: « Mais pourquoi? Pourquoi avoir pensé comme ça? Maintenant, arrête de penser à ces choses en ce sens. Pensons positivement. » Or, la pensée positive, ce n’est rien d’autre que- selon Sahaja Yoga- ce n’est pas penser agressivement, mais cela signifie des pensées qui aident à manifester le Divin. Voilà la pensée positive. Et le résultat de cela, c’est que vos nerfs commencent à s’ouvrir et vous commencez à sentir, à sentir les manifestations de la Puissance divine sur les doigts dans votre être. Et c’est la chose fondamentale qui ne se produit pas en Occident ou dans la culture occidentale. parce que nous pensons qu’il est important de toujours donner une explication à tout.
Maintenant, vous pouvez le voir. Supposons vous alliez voir quelqu’un de possédé. Et vous vous retrouvez possédé. Alors vous donnez une explication; « Tu vois, je suis allé voir cette personne pensant, j’ai pensé, que je guérirais cette personne. Mais le résultat est que vous êtes fou maintenant. Au lieu que cette personne soit guérie, c’est vous qui êtes fous.
Alors quelle en est la raison? La raison, c’est que vous avez pensé d’une manière très négative: « J’ai pensé que cela m’aiderait. » ou bien que j’aiderais cette personne. » Au contraire, vous avez des ennuis. Maintenant le problème « n’a pas pensé. » Non. Il est juste entré en vous sans réfléchir. Il est là, ne s’est jamais demandé s’il entrait dans cette personne ou non., Il est juste entré, a marché droit devant lui. Alors que vous étiez occupé à réfléchir, vous voyez, il est entré dans votre être et s’est installé là.
Alors, c’est comme un voleur entrant gentiment chez vous quand vous êtes occupé, distraitement, à faire quelque chose, voyez-vous, c’est exactement comme ça. Vous voyez le voleur entrer soudain vous trouvez: Oh, le voleur se tient derrière! Alors, vous dites: « J’étais en train de penser, voyez-vous. » C’est exactement ainsi que cela nous arrive. Et quand nous savons, quand notre mental sait qu’il peut donner une explication- à chaque fois il est prêt à donner une explication- alors le mental, vous voyez, est habitué à ce genre de phénomène: il donnera toujours une excuse, il dira toujours quelque chose. Donc il ne reste jamais vigilant, parce que voyez-vous, même si le problème vous frappe, vous direz toujours « Voilà l’explication. » Mais l’explication ne guérit pas, ne vous aide pas. Parce que par explication mentale – Elle ne va pas bien, n’est-ce pas? Elle lui a donné quelque chose d’apaisant? D’une certaine façon, Suzie va bien maintenant. C’est bien… Très bien.