Krishna Puja dans le New Jersey sur le Vishuddhi, la collectivité, l’Amérique et le danger d’un individualisme coupé de la source. Shri Mataji explique comment Shri Krishna agissait à la fois par la douceur de la lila avec les gopas et les gopis, et par le pouvoir destructeur contre les rakshasas. Elle relie le principe de Krishna à l’Amérique, Vishuddhi matériel du monde, mais montre que la liberté, le confort, l’abondance et le pouvoir de décision peuvent nourrir un ego très subtil si la connexion collective est rompue. Le discours appelle les Sahaja Yogis à dépasser l’individualisme, la recherche de confort et l’ego américain par une subtilité plus haute, afin de retrouver le rasa, l’énergie commune et la vraie collectivité.
… de nombreux rakshasas, et il a utilisé son sanhara shakti, ses pouvoirs destructeurs, pour y parvenir. Simultanément, il pratiquait le Sahaja Yoga avec les gopas et les gopis, comme s’il s’agissait d’un jeu, d’une lila.
« Ra-dha. « Ra » est l’énergie et » dha » désigne ce qui la soutient,. Elle est le soutien de cette énergie – Radha – Et elle prenait des bains dans la rivière Yamuna et les dames y allaient pour remplir leurs cruches d’eau, d’eau vibrée. Et Shri krishna avait l’habitude de casser ces cruches, sur l’arrière, sur l’arrière avec des pierres, des petits cailloux, pour faire un trou dedans, tout comme nous faisons un trou ici. Il faisait des trous dans les cruches afin de laisser l’eau vibrée s’écouler le long du dos des « gopis », afin de leur donner l’éveil.
Mais ce n’était le moment de leur parler de Sahaja Yoga, il n’y avait aucun moyen de rassembler les gens et de leur donner des conférences et des choses de ce genre, alors Shri Krishna jouait. Il jouait aussi avec les « gopas » (garçons vachers), en leur tenant les mains : (au jeu de) « rasa ». « Ra » signifie encore l’énergie et « sa » veut dire avec. Il avait l’habitude de jouer avec eux. Il montait sur une structure en forme de pyramide qu’ils faisaient entre eux, et brisait d’autres cruches remplies de beurre et de beurre laiteux et ils mangeaient tout.
Il y a de belles histoires au sujet de sa mère et de la façon dont ils jouaient ensemble. D’un côté, c’était une douceur très belle, très agréable, « madhurya », comme on dit. De l’autre, c’était l’exécution des rakshasas.
Après cela, c’est à Hastinapur (que Shri Krishna a vécu) là où se tenait une guerre entre les Pandavas et les Kauravas. Donc, nous pouvons dire que si matériellement, l’Amérique est le chakra du Vishuddhi de ce monde, alors en Inde, d’une manière subtile, Hastinapur était le chakra du Vishuddhi (à l’époque).
Si vous regardez l’histoire de l’Amérique, vous verrez qu’il y a, depuis le début, un combat qui se déroule. Quand George Washington est venu, il y a eu une grande guerre entre les Noirs et les Blancs, entre la gauche et la droite. Ensuite, il y a eu Abraham Lincoln, un grand orateur, une grande personnalité, qui a parlé de collectivité, c’est-à-dire de démocratie, et l’a développée jusqu’à ce stade. Je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui, si c’est une démocratie ou une « démonocractie ».
La démocratie a atteint une autre étape maintenant, que nous ne pouvons pas décrire en termes divins, et lorsque commence le défi envers le Divin, nous commençons à faire exactement le contraire de ce que nous ne sommes censés faire.
Ainsi, le principe essentiel de Krishna était la collectivité « rasa », chacun uni à l’énergie, l’énergie circulant à travers chacun – ce qui est juste le contraire car ce pays s’est développé dans l’individualisme et tout a servi à créer quelque chose qui n’était pas collectif. L’individualisme, quand il n’est pas connecté au groupe principal, c’est la destruction. Par exemple, tous ces arbres que vous voyez, ce sont des individus car vous voyez les séparés. Mais à l’intérieur, ils sont nourris par la même mère, ils ont la même sève qui coule en eux. Lorsque cette connexion est interrompue, alors tout cet individualisme n’est rien d’autre que de la destruction et c’est comme ça qu’en Amérique le lien avec la collectivité a été brisé par toutes sortes de méthodes bizarres. Et on ne peut concevoir comment les êtres humains peuvent aller jusqu’à ce niveau.
En chemin, si vous voyez des Américains essayer de faire tout différemment, vous remarquerez que les prises électriques sont à l’envers. Partout ailleurs dans le monde, les prises sont dans un sens, ici elles sont dans l’autre. Les appareils sont également à l’envers, ce qui rend ce pays très dangereux. Si vous ne savez pas comment vous y prendre, vous risquez de vous retrouver dans une situation délicate, car tout le monde ici essaie de faire tout à l’envers, à l’opposé de ce qui se fait partout ailleurs dans le monde. Et c’est l’une des choses les plus surprenantes, que les gens aient accepté ce genre d’absurdité.
Au niveau du langage aussi, ils ont essayé d’avoir leur propre langage. La langue américaine n’est pas facile à comprendre, je vous le dis, c’est très difficile. Un jour, mon mari a ramené un magnifique disque en disant : « Oh, j’ai trouvé la première déclaration de John Kennedy. » J’ai répondu : « Très bien, c’est bien. Écoutons ça. » Nous nous sommes donc tous réunis pour l’écouter. Quand il l’a mis, c’était juste wae, wae, wae. Nous ne comprenions rien, comme des canards, vous voyez. Nous ne comprenions tout simplement pas quel genre d’anglais c’était. Je veux dire, nous étions censés connaître l’anglais et ce n’était pas si mal. L’anglais n’était pas si mal ici. Si vous regardez vos vieux films et tout ça, c’est tout à fait de l’anglais normal, vous voyez. Mais c’est une tendance moderne qui a développé un anglais que personne ne comprend dans le monde, vous voyez. C’est difficile.
La première fois que j’y suis allé, c’était en Iran, et il y avait une publicité qui disait : « Anglais parlé et compris, américain parlé, non compris ». C’est la situation, donc même au niveau de la langue, ils ont essayé de créer une distinction.
L’autre problème qu’ils ont développé avec le Vishuddhi, c’est qu’au niveau du Vishuddhi, nous avons le pouvoir de décider, car lorsque nous avons relevé la tête pour devenir des êtres humains, nous avons également relevé notre pouvoir pour sortir de l’esclavage de la nature, car les animaux sont appelés Pashu, ce qui signifie qu’ils sont sous l’esclavage, mais nous avons relevé la tête et nous sommes sortis de l’esclavage de la nature et nous avons pu décider. Et ce pouvoir de décision a rendu les êtres humains complètement fous.
Ils voulaient donc décider de tout jusqu’au moindre détail, ce qui était tellement stupide et inutile que les enfants disaient le matin : « Aujourd’hui, je vais manger ceci. » À la maison, c’est une maison, une famille, ce n’est pas un commerce. Mais l’enfant va dire : « Aujourd’hui, je vais manger ceci. » Et un autre dira : « Je vais manger cela », et un autre encore dira : « Je vais manger ça. » Il faudrait donc avoir un véritable magasin à la maison, vous voyez. Dieu seul sait ce qu’ils pourraient demander, et ils en feraient toute une histoire. Quand je suis arrivée en Amérique, j’ai été surprise que tous les enfants disent : « Oh, pourquoi tu n’as pas ça, aujourd’hui je veux ça et demain je veux ça. » Il n’y a pas de menu commun. Tout le monde mange différemment.
Même les carreaux – chaque maison a des carreaux différents, chaque salle de bain a été construite différemment. C’est pourquoi je dis que c’est dangereux, car je suis entré dans une salle de bain et tout s’est mis à couler sur moi. Je ne savais pas où poser les pieds. Tout cela nous enlève toute notre énergie et la gaspille dans des choses inutiles. Je peux comprendre que l’on perde son temps pour des questions d’esthétique, parce que cela a des vibrations, mais pour des choses inutiles, que ce soit pour avoir telle ou telle taille. « Je veux ceci, cela et encore cela. » Cela flatte tellement l’ego que celui-ci devient si important que la Kundalini ne peut plus le dépasser, et cet ego est extrêmement subtil.
Je dirais que l’ego anglais est très direct, ils le voient clairement, vous voyez, et l’ego français est détourné, ils ne le verront jamais. Je ne sais pas s’ils sont dans l’ego ou dans le superego, ou je ne sais pas ce qu’ils ont en tête, mais l’ego américain est si subtil qu’ils ne comprennent pas qu’ils jouent avec leur ego. Et cela, les Sahaja Yogis doivent en être bien avertis et comprendre qu’ils ont un ego très subtil qui les trompera toujours. Il est impossible de lutter contre cet ego, car il est trop subtil et vous ne pouvez pas le combattre. Vous ne pouvez pas combattre cette négativité subtile. La seule chose que vous pouvez faire, c’est vous élever au-dessus de lui, aller dans une situation plus subtile afin qu’il ne puisse pas vous toucher. Et cet ego s’est insinué en vous parce que c’est le pays de Shri Krishna.
Vous avez tout en abondance, regardez les fruits, vous avez de la végétation, vous avez de belles maisons, de l’argent, ce qu’on appelle la liberté de faire ce que vous voulez. Que voulez-vous de plus ? Tous les éléments sont réunis pour votre destruction. Tout d’abord, le confort. Le confort vous rend esclaves de la matière.
Vous vous souvenez que nous avions quatre personnes qui sont venues après avoir dépensé tout notre argent ici. Avec la façon dont nous avons œuvré ici, nous avons réussi à faire venir quatre personnes en Inde, mais trois se sont enfuies. Quoi que nous ayons essayé, elles ne voulaient pas rester, car elles disaient : « Nous n’avons pas de confort. »
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