Séminaire international à Bordi sur le sacrifice, la liberté de l’Esprit et l’entrée dans une nouvelle ère de responsabilité. Shri Mataji compare la facilité de la Réalisation en masse avec les sacrifices immenses des disciples de Bouddha, du Christ, de Moïse, des saints et des combattants pour la liberté de l’Inde. Elle rappelle que Sahaja Yoga n’est pas seulement destiné à résoudre des problèmes personnels, mais à sauver l’humanité, ce qui demande courage, discipline, grandeur d’âme, détachement du confort, de l’argent, de la famille, de l’ego et des conditionnements. Le discours déclare la Religion Universelle Nirmal et appelle les Sahaja Yogis à devenir des viras : doux, puissants, contrôlés, capables de sacrifice et pleinement conscients de leur valeur.
International seminar. Bordi (India), 6 February 1985.
English transcript: UNverified
Traduction: NON vérifiée. Ver 1/1/2014.
Je suis immensément heureuse de vous voir tous ici. Je ne sais que dire, les mots se perdent, ils n’ont pas de sens. Vous êtes si nombreux à aspirer à votre élévation vers cet état où vous aurez la joie complète, la béatitude et la paix. Voilà ce que Je peux vous donner. Et une Mère n’est heureuse que lorsqu’elle peut donner tout ce qu’elle a à son enfant. Sa peine, son impatience, c’est seulement pour atteindre ce but : donner tout ce qu’Elle a.
Je ne sais pas comment vous remercier tous, de traverser tout cela pour atteindre ce trésor que vous avez en vous. ‘Sahaja’ est le seul mot auquel J’ai pensé lorsque J’ai commencé à manifester l’ouverture du Sahasrara. C’est très facile à comprendre pour tout le monde, jusque là. Mais vous avez réalisé que c’est aujourd’hui un style de yoga très différent : on vous donne d’abord l’illumination,ensuite on vous permet de vous prendre en charge. Cela n’a jamais eu lieu auparavant. C’est une découverte de votre Mère qui a été mise en place.
Sinon, dans les temps anciens, le Divin voulait, bien sûr, que les gens obtiennent leur illumination. Et ils ne savaient pas comment s’y prendre. Aucune Incarnation n’a jamais agit de cette façon. Chaque fois qu’Elles ont essayé, Elles ont tenté de faire passer les chercheurs à travers des souffrances très sévères, de très sévères souffrances.
Je Me demande combien d’entre vous ont lu le traité de Bouddha, lorsqu’il voyageait avec des milliers de Ses disciples, sans leur donner la Réalisation. Ils n’étaient pas pénétrés de ce sentiment de joie. Ils n’avaient que deux vêtements. Ils vivaient dans la jungle, avec seulement deux vêtements. Et certains des endroits où ils se rendaient étaient d’un climat froid, rigoureux ! Et leurs vêtements n’étaient pas vraiment des vêtements, en fait, mais juste une tunique pour leur couvrir le corps. Ils dormaient à même le sol, été comme hiver. Sans chaussures, on leur demandait de marcher pendant des kilomètres et des kilomètres.
Si vous visitez ces endroits où Bouddha est passé, vous serez surpris. Bouddha aussi était jeune et marchait. Mais ses disciples parcouraient bien plus de chemin, parce qu’Il se rendait quelque part, y restait et envoyait Ses disciples – en ce temps-là, la publicité n’existait pas -. Donc Il s’arrêtait quelque part et Ses disciples faisaient le tour des villages, demandaient ‘bhiksha’ (l’aumône) et obtenaient de la nourriture. Ils la cuisinaient, en donnaient une partie à Bouddha et se partageaient le reste.
Ils visitaient les villages, y cherchaient les gens, tout ce qui était possible, et les conduisaient à Bouddha pour un sermon. Quels sacrifices ! Ils ont vécu dans des cabanes, dans des grottes, dans une obscurité terrible, à méditer. Mais ils n’ont jamais reçu leur Réalisation. Très peu d’entre eux l’ont reçue.
C’était des fils de grands princes, de princesse, de ducs, de duchesses, tous des gens très, très riches. Des femmes de familles très riches L’ont suivi. Et ils ont marché ensemble pendant des kilomètres sur des routes pleines d’épines, parce qu’ils sentaient l’importance universelle du travail de Bouddha et qu’ils étaient une parcelle de cette immense tâche, et qu’ils devaient prendre part à ce grand travail pour l’humanité. Et non seulement en Inde, mais il en a été de même pour Viditama qui a lancé le ZEN au Japon. En Chine, J’ai été surprise du nombre de sacrifices accomplis par les Saints, la manière dont ils ont vécu ! Je veux dire, si vous aviez vu de quelle manière ils vivaient, dont ils ont vécu ! Je veux dire, si vous aviez vu de quelle manière ils vivaient, dans quelles conditions, vous ne pouvez pas vous imaginer ! Et ils ont fini leur vie comme ça. En travaillant sans aucun vrai guide, parce que Bouddha était mort. Il n’y avait aucun moyen : il leur fallait trouver leurs propres manières de faire. C’est alors qu’ils ont découvert Mahayana et Shvetayana et toutes ces choses.
Voyez les autres chercheurs, dans d’autres religions comme au temps du CHRIST. Où vivaient-ils ? Et après la mort du CHRIST ce fut encore pire, parce qu’ils étaient persécutés, tués, torturés, crucifiés. C’est arrivé aussi avec MOISE : Ses disciples étaient pourchassés et ils ont dû s’enfuir vers l’Inde. Imaginez la distance ! Depuis cette région jusqu’au Cachemire, que de kilomètres ! Quelle vie ! Combien ont-ils enduré ? Et par milliers ! Par milliers, ils sont allés en Inde ! Parce qu’ils avaient réalisé qu’ils accomplissaient une tâche fantastique, quelque chose de si grand qu’ils l’ont supporté.
Dans ce pays (Inde), nous avons lutté pour la liberté. J’en ai fait partie intégrante, Mes parents aussi. C’était des gens riches, vraiment riches, sur tous les plans, devrais-Je dire. Vous seriez très surpris : Mon père a brûlé ses costumes parce qu’ils étaient tissés en Angleterre, Ma mère a brûlé tous ses saris. Ils se sont mis à tisser eux-mêmes leurs vêtements et à les porter. Mon père a tout sacrifié, jusqu’à la moindre épingle, à cette lutte pour la liberté. Il ne nous a rien laissé, pas la moindre chose… Je dirais que bien sûr, comme notre famille était riche, nous avions de l’argent liquide, tout a été dépensé. Et tout cet or et cet argent aussi, grâce aux Anglais qui les ont confisqués, et nous les ont rendus à leur retour. C’est ainsi qu’on a peu garder un peu d’argent et d’or. Tout, tout ce qui est matériel nous a été arraché brusquement. Et Je Me rappelle : nous vivions dans de belles maisons, et ensuite nous avons changé pour des cabanes et nous vivions là. Les sacrifices étaient à leur maximum. Et nous en étions très heureux, très fiers !
Nous n’avions que deux vêtements, nous les lavions, nous vivions comme des gens très pauvres et dormions sur des espèces de matelas de sol, peu épais et durs. De Ma vie, Je ne Me souviens pas d’avoir eu d’oreiller. Je n’ai pas porté de sandales pendant des années. Je n’avais qu’un seul pull, en laine grossière. Jusqu’à Mon départ au collège en Médecine, J’ai porté ce pull. Je n’ai eu qu’un manteau de toute Ma jeunesse. Lorsque J’étais à Lahore, où le climat est terriblement froid, peut-être aussi froid qu’à Londres, il était complètement usé.
Mais nous n’avons jamais rien regretté, nous ne nous sommes jamais lamentés, nous n’avons jamais dit que notre père aurait dû s’occuper de nous ou faire quelque chose de plus, ou regretté qu’il ait tout sacrifié pour ce pays, jamais, jamais, jamais. Même aujourd’hui, lorsqu’on nous voit, partout, tout le monde sait que nous sommes les enfants de ce grand homme. On a un immense respect pour nous.
Je dirais que c’est le Mahatma GANDHI qui a créé cette qualité. Il faisait de chacun une personnalité transformée, prête à d’immenses sacrifices, immenses ! Vous ne pouvez pas imaginer comment les gens vivaient. Tout l’argent que nous avions, tout ce que nous possédions, tous nos avantages, toutes nos maisons, tout a été abandonné. Pas seulement par Mon père, mais par tant d’entre eux. Sans cela, nous n’aurions pas pu obtenir notre liberté. Pour y parvenir, ce pays a tout sacrifié.
Aujourd’hui, après cela, nous sommes ici pour obtenir notre liberté, la liberté de notre Esprit, rendre notre Esprit libre. Libre de la convoitise, de la concupiscence, de la colère, de nos conditionnements, de cet affreux égo, de notre corps esclave du confort.
Je dois dire que Gandhiji avait un charme spécial. Je ne sais pas comment il se débrouillait : il était comme le toucher de Midas, il transformait tous ceux qui l’approchaient. Et il était extrêmement strict. Très gentil avec Moi, avec les enfants, mais très strict. Il ne tolérait aucune absurdité.
A travers cela, si vous étudiez l’éducation de ces gens, non seulement pour la liberté et l’indépendance, mais avant cela même, pour la vie spirituelle, vous remarquez partout quelque chose comme le sacrifice. Et la conscience d’être en train d’accomplir quelque chose de grand, conscience de faire partie du tout. C’est une si grande chose, un si grand travail. C’est une cause noble.