Devi Puja à Sydney sur le passage de savikalpa à nirvikalpa, le détachement subtil et la plénitude du travail de Sahaja Yoga. Shri Mataji explique qu’après la conscience sans pensée vient la conscience sans doute, qui demande de dépasser non seulement les besoins physiques et les attachements familiaux, mais aussi les attachements plus subtils au travail, au leadership, à l’approbation de Mère ou aux idées personnelles sur Sahaja Yoga. Elle enseigne le discernement : agresser sa propre colère, diriger ses émotions vers la Mère, rester centré dans l’Esprit et accepter que tout soit l’œuvre de Dieu. Le discours montre que le mariage, la famille et l’action ne sont que des moyens pour éclairer les autres, et que la vraie joie vient de la plénitude, de la paix, de la maturité et de l’abandon des étiquettes.
Devi Puja : Comment s’élever au niveau de Nirvikalpa – Sydney (Australie) – 10/3/1985
FrTVD 2021-0121
C’est une telle joie de voir tant de Sahaj Yogis d’une évolution si élevée. Je suis sûre que tous les dieux et déesses et Dieu Tout-Puissant lui-même doivent être enchantés de voir cet accomplissement, cela ne fait aucun doute.
Mais on m’a dit que vous voulez connaître des chemins plus élevés, ou des sujets plus élevés, grâce auxquels vous aimeriez vous élever de plus en plus haut.
Dans l’état de samadhi, il y a d’abord la conscience sans pensée, comme vous le savez, appelée le nirvichar samadhi. Ensuite, dans l’autre état, appelé nirvikalpa samadhi, celui de la conscience sans doute, il y a deux étapes : savikalpa et nirvikalpa. La plupart des Sahaj Yogis sont maintenant au niveau de savikalpa, pas encore de nirvikalpa. Et pour atteindre le nirvikalpa, nous devons comprendre que nous devons en faire un peu plus.
Jusqu’à présent, nous avions nos problèmes physiques qui sont résolus. Les besoins physiques, le confort ne peuvent plus nous dominer. Nous pouvons vivre dans n’importe quelles conditions, comme Brahmapuri. Nous nous réjouissons de tout cela, cela montre que nous avons maintenant dépassé les conditions imposées par la vie matérielle ou la matière. C’est un bon état que nous avons atteint, qui est aussi très difficile pour les gens. Normalement, les gens sont extrêmement tatillons ; ils s’inquiètent des choses matérielles, des possessions matérielles, des problèmes matériels de ce monde. Beaucoup d’entre eux viennent me dire : « Je n’ai pas ce travail-ci, je n’ai pas ce travail-là. Ceci doit être fait, cela doit être fait ».
Ensuite, le deuxième attachement plus subtil est celui de notre côté émotionnel, comme « Ma mère », comme « Mon frère, ma sœur, ma femme, mes enfants ». Et nous continuons à déranger Sahaj Yoga pour cela, pour que « Mon ami soit guéri, mon frère soit guéri, ma sœur soit guérie ».
C’est une chose très subtile que nous ne comprenons pas : dans le royaume de Dieu, seuls ceux qui y entrent peuvent en bénéficier, et non ceux qui n’y entrent pas. Par exemple, si vous avez un parent en Inde, vous ne pouvez pas lui faire profiter des avantages d’un citoyen australien. Nous devons donc tout d’abord savoir que ces personnes doivent être des citoyens du Royaume de Dieu. Donc, à moins que nous ne leur donnions la réalisation, que nous les amenions à ce stade, ils n’y ont pas droit. Nous ne devons donc pas nous obstiner à ce sujet, aucune obstination. Beaucoup d’entre vous ont maîtrisé ce point : vous n’êtes pas attachés à un type particulier de relation qui n’est pas dans Sahaja Yoga. Beaucoup d’entre vous en sont sortis.
Mais alors comment surmonter des attachements plus élevés ? Par exemple, des attachements comme : » Je devrais écrire un livre sur le Sahaja Yoga « , ou » Je devrais peindre quelque chose pour Sahaja Yoga « , » Je dois gagner de l’argent pour Sahaja Yoga « , » Je dois faire cela pour Sahaja Yoga. » C’est aussi, d’une manière très subtile, de l’ego que : « Je dois être le leader en Sahaj Yoga. » Ensuite, il y a les jalousies.
Si Mère dit : « Ce n’est pas bien », vous vous sentez blessé. Si Mère dit « C’est bien », vous vous sentez heureux. Cela signifie que vous êtes toujours dans un état d’ego très subtil, où vous pensez que tout ce que vous dites doit être approuvé par Moi. C’est quelque chose de très subtil, et nous ne comprenons pas que, si Mère n’approuve pas, il doit y avoir une raison Divine fondamentale, sinon pourquoi ne l’approuverais-je pas ?
Donc, quand vous avez des attachements aussi subtils, d’un niveau plus élevé, nous devrions dire, vous devez savoir que tout est l’œuvre de Dieu et que nous ne sommes que des canaux entre ses mains.
Nous avons un très bon exemple, comme je vous l’ai dit à maintes reprises, de la petite cellule au bout de la racine d’un arbre : comment elle est si sage pour éviter tout ce qui est dur et de passer par ce qui est tendre et enraciner l’arbre dans le sol. Elle possède cette sagesse innée dont nous sommes également dotés. Et nous devons faire en sorte de ne pas nous engager dans ce qui est extrêmement dur. Comme, je dirais, certaines personnes voulaient aller en Tasmanie. Je leur ai conseillé de ne pas y aller, que ça ne marchera pas. La Tasmanie n’est pas un endroit où l’on peut arriver à quoi que ce soit ! Je savais que c’était impossible. Mais ils pensaient qu’ils allaient faire un excellent travail pour Sahaja Yoga, alors ils y sont allés. Ils sont revenus tous possédés, dans un mauvais état, et puis j’ai dû les remettre en ordre.
Alors maintenant, vous ne vous méprenez plus autant qu’avant à mon propos. Mais vous faites toujours des choses qui ne devraient pas être faites. Pour comprendre que, quoi que je vous dise, c’est pour votre ascension, vous avez besoin d’une sorte d’état d’esprit, un état d’esprit détaché.
Et le détachement est visible, très clair chez une personne, qu’elle n’est ni très attachée émotionnellement, ni très attachée physiquement, mais qu’elle voit que c’est le progrès pour elle-même et pour la société qui compte. Comme la cellule sait qu’elle doit progresser pour le bien de l’arbre, mais elle a la sagesse innée de le faire de telle manière qu’elle ne se fasse jamais de mal et ne nuise pas à l’arbre.
Ainsi, le progrès d’un esprit qui veut se développer doit être tel que vous devriez agir de façon équilibrée, en état de témoin, et voir par vous-même jusqu’où aller et jusqu’où ne pas aller.
Aller aux extrêmes n’est pas le style de Sahaja Yoga, mais l’ascension, oui.
Donc, même si vous constatez que vous allez quelque part et vous n’y trouvez pas de réponse, alors vous devez savoir que ce n’est pas un problème avec Sahaj Yoga, que ce n’est pas un problème avec vous, mais peut-être que vous n’avez pas abordé le bon endroit ou que vous n’avez pas emprunté le bon chemin ou que vous n’avez pas fait comme il fallait. Alors, changez de style. Dans Sahaja Yoga, nous devons continuellement changer de direction en fonction des besoins du moment. Vous n’êtes pas une quantité fixe, une quantité rigide. La plupart des gens pensent être tellement rigides qu’ils ne peuvent pas bouger d’un côté ou de l’autre.
La mobilité de notre mouvement est si grande – je dis trois cent soixante degrés – parce que vous êtes placé au centre dans votre Esprit. Vous pouvez vous déplacer comme vous le souhaitez tant que vous êtes centré dans votre Esprit. Mais c’est un point important qui nous échappe : nous sommes centrés dans notre Esprit et tout mouvement que nous faisons, quand nous sommes centrés dans l’Esprit, est nécessaire pour notre croissance et pour la croissance du collectif.