Discours du soir de séminaire donné le 20 avril 1985 à l'Université de Birmingham (Angleterre), titré « Améliorer son Mooladhara » dans le corpus Mahamaya Shakti — ouverture cocasse : la puja prévue est reportée au lendemain car le sari rituel n'est pas arrivé à temps, et Shri Mataji en fait sur place une leçon vivante du pouvoir Mahamaya : « C'est cela ! Vous devez apprendre à accepter ce qui vient à vous. » Démonstration que toute frustration naît des projections mentales, futur fabriqué et images figées : « Avyagra signifie la personne qui ne s'inquiète pas. » Anecdote de Gavin et de la statuette de Bouddha achetée quarante livres à Agra avec de très mauvaises vibrations, qu'il proposa de laisser chez Shri Mataji pour qu'Elle les améliore — opération ratée, puis revente providentielle quand C.P. cherchait un cadeau pour un Japonais : « Ces exposants japonais ne sont bons à rien. Aucun bhoot ne va les déranger. » Glissement vers le sujet central : le Mooladhara des Occidentaux est gravement abîmé, brisé, parce que l'attaque ne passe plus par le plan physique grossier mais par le mana, l'émotionnel, le « péché contre la mère » — action secrète entre soi et soi-même. Aveu personnel rare : « J'ai un Mooladhara très, très fort, qui n'est pas si sensible — il ne se rapproche pas d'un autre Mooladhara, il se retire en soi. » Programme d'austérité ciblée pour les Occidentaux : moins de viande rouge, de bœuf, de cheval, de chien (en Chine) ; refus catégorique des « horribles aliments diététiques » (« Country Store ») : « Le pays tout entier est entré dans mon estomac ! » Diagnostic frontal du voyeurisme moderne : « Pour chaque homme que vous touchez, chaque femme que vous regardez — c'est pire qu'avec les singes. » Exhortation aux femmes occidentales à ne plus exposer leur corps : « Vous ne mettez pas tout votre or dans les rues, n'est-ce pas ? » Référence aux femmes indiennes qui se sont immolées par milliers pour ne pas être touchées — pouvoir de la chasteté lié à l'Esprit, « comme si l'innocence était le corps de l'Esprit ». Annonce que les techniques précises de réparation seront transmises oralement à Gavin, leader d'Angleterre, jamais écrites, secrètes — « entre vous et vous-même ». Avertissement Mahamaya final : « Vous serez exposés. Si vous essayez de me jouer des tours — c'est-à-dire avec votre Kundalini — vous serez exposés et vous aurez honte de vous. » La session se referme sur une méditation collective, bougie devant l'Agnya, mains pressées sur le cœur avec la base de la paume (« le Mooladhara »), une yogini libérant les vibrations sur la nuque de Shri Mataji, et la consigne : « Observez votre cerveau sans avoir de pensée. »
Séminaire, Mahamaya Shakti, discours du soir, ‘Améliorer son Mooladhara’, Angleterre, le 20 avril 1985
Shri Mataji: Veuillez-vous asseoir.Celui-ci est bien?Tu enregistres bien?Sahaja Yogi: Oui, Mère.
C’est ainsi que Mahamaya joue. Ils avaient tout planifié. Ils avaient tout arrangé et le sari n’était pas là. D’accord. Alors ils sont venus et m’ont dit: « Le sari n’est pas là, alors maintenant que faire ? » Vous ne pouvez pas faire la puja sans le sari, selon eux. [Rires] Alors j’ai dit: « Très bien, attendons. S’il arrive à temps, nous la ferons; sinon nous pouvons la faire plus tard. Mais je n’étais pas du tout dérangée, pas du tout contrariée. Parce que je n’en ai pas une conception mentale. Mais si vous avez une conception mentale: « Oh, nous avons tout programmé, tout arrangé. Nous l’avons fait et maintenant, cela tombe à l’eau. » Peu importe. Rien ne tombe à l’eau. [Rires]
Voilà ce que nous ne pouvons faire. Parce que vous m’avez demandé aujourd’hui: « Qu’est-ce que Mahamaya? » Eh bien, c’est cela! [rires]
Vous devez apprendre à accepter ce qui vient à vous. C’est une première chose. Et c’est là où nous nous sentons frustrés, fâchés, en colère et que notre joie est perdue, entre autres, parce que nous faisons des projections mentales. Mentalement, nous calculons quelque chose : « Il faut que … » Et en réalité, c’est véritablement un subtil sentiment d’ego. En fait, je pensais : « C’est ce qui doit arriver. Très bien. Nous ferons la puja demain. » De toute façon, j’ai dit à Mr Srivastava que je serais seulement de retour aux environs de deux heures.
Il m’a dit : « Pourquoi pas le matin ? »
« Je ne pense pas que ce sera possible. »
Donc, c’est ainsi que vous devenez ‘avyagra’; ‘vyagra’ signifie la personne qui s’inquiète – [c’est donc] celle qui ne s’inquiète pas. Donc, nous nous inquiétons à cause de deux choses. Premièrement, nous nous inquiétons de ce qui se passera dans le futur. Le futur n’existe pas. Si vous avez décidé que ceci devra arriver dans le futur, alors vous vous fâchez. C’est une chose. Mais si vous n’avez fait aucune image mentale, vous voyez ce qui vient sur la scène. Vous regarderez tout ce qui apparaît. Alors vous n’êtes pas inquiet, parce que vous avez hâte de voir ce qui va se passer. C’est une façon, par laquelle vous vous sentez blessés, vous êtes inquiets.
Deuxièmement, vous vous inquiétez lorsque vous avez construit un mythe, une image de quelque chose : « Oh, nous allons avoir un puja maintenant, et nous ne l’avons pas. » Donc, vous êtes contrarié. Quelle différence cela fait-il ? A cause de cela, vous ne pouvez pas apprécier ma conférence aujourd’hui et le puja demain. Parce qu’aujourd’hui vous pensez que cela va être la puja. Nous sommes tous bien habillés. Très bien. [Rires]
Nous passons tellement de temps à nous préparer pour la puja. D’accord, nous la ferons demain. Qu’importe! Nous nous sommes vraiment bien apprêtés. Nous étions tous prêts pour la puja, nous nous sommes assis ici pour la puja, et maintenant que c’est-il passé? Je ne portais pas du tout mon sari de puja. Je savais ce qui allait arriver [rires]. Alors, c’est très bien de vous voir comme ça. Parce que normalement durant la puja, je ne vous vois jamais habillés comme ça, Je suis occupée avec moi-même. Maintenant, je peux voir que vous vous êtes bien habillés. J’en suis très heureuse. Et ces choses mentales sont responsables de nos frustrations.
Comme je vous ai parlé de l’argent, la même chose s’est produite. Les gens viennent en Inde, ils ont tellement d’argent pour acheter des choses. Vous voyez, parfois ils viennent chargés comme des commerçants. Les douaniers sont si aimables. Je veux dire que les Sahaja Yogis ont un laisser passer, que ce soit en Inde, en Angleterre ou ailleurs.
Et puis, ils se font une image mentale, « Nous achèterons ça. » D’accord. « Et puis, nous dépenserons ce montant. » Et s’ils doivent dépenser de l’argent pour quelque chose d’autre, ils s’énervent parce qu’ils avaient décidé de dépenser tant d’argent. Alors, il se pourrait qu’ils aillent dépenser de l’argent. C’est aussi, vous voyez comment fonctionne Mahamaya, vous voyez ? Cela vous est tous arrivé. Alors ils vont acheter quelque chose.
Je vais vous raconter: une fois, Gavin a acheté une image. Je ne sais pas ce qu’il a payé, je pense 500 roupies – combien as-tu payé ? Environ 4000 ou je ne sais pas. Combien de livres avez-vous payé pour cela?
Gavin: Quarante livres.
Shri Mataji: Quarante livres. Il a payé quarante livres pour cette chose. Je ne paierais même pas cinq livres pour ça. Et j’ai dit: « Qu’est-ce que c’est ? Comment avez-vous acheté cela? » « Oh, c’est quelque chose de très bien, Mère. Nous l’avons eu à Agra. »
J’ai dit : « Cela vient du Népal. Si vous l’achetez à Agra, Je pense que c’est très cher et c’est du gaspillage. » Mais le pire était que les vibrations étaient très mauvaises. Ils pensaient qu’ils avaient acheté quelque chose d’extraordinaire. Et les vibrations étaient très mauvaises et je l’ai remarqué. Alors il a dit : « Très bien, Mère. Je vais le garder dans votre maison et vous améliorerez les vibrations. » J’ai essayé. Ça n’a pas marché. J’ai dit: « Gavin, que faire maintenant ? Tu le noies dans la Tamise. Je ne sais pas. »
Et puis heureusement, il est arrivé que C.P. a dit: « Je dois apporter un cadeau de Bouddha au Japon ». J’ai dit: « Ces exposants japonais ne sont bons à rien. Aucun ‘bhoot’ ne va les déranger. » Alors il a dit : « Puis-je acheter quelque chose? » J’ai dit: « Les articles de Bouddha ne sont pas faciles à trouver ici, mais j’ai un ‘avlokhiteshwara’. Aimerais-tu prendre cela ? » Il a dit : « Quel en est le prix ? » J’ai dit: « Quarante livres ». Il a dit : « D’accord, d’accord, je le prendrai. » Et il l’a acheté pour quarante livres. J’ai dit: « Très bien. Donne-le à ce Japonais. » C’était un affreux bonhomme. J’ai dit: « C’est bien pour lui. » Et j’ai découvert cela, vous voyez, car je savais qu’il avait quelque part une raison d’être.
C’est ainsi que nos images mentales sont si rigides qu’il n’y a aucune flexibilité dans notre compréhension. Et si vous commencez à faire preuve de souplesse alors (et c’est très tôt quand Gavin était parti en Inde, très tôt, maintenant il est différent.) Donc, si vous devenez flexible, alors vous voyez la joie de la situation. Vous voyez comment les choses sont ajustées. Mais si c’est rigide, alors vous êtes bloqué par votre propre rigidité. Et vous ne pouvez jamais en profiter, car il n’y a pas de mouvement pour le pouvoir Mahamaya. Et c’est comme ça que vous vous sentez frustré. Vous voyez, tout cela est votre propre création. La projection mentale est votre création, et aussi la destruction est votre création. Personne n’est responsable de cela. Vous êtes responsable. Mais c’est Mahamaya qui fait cela, « Sankalpa vikalpa karo », vous décidez quelque chose.