Mother’s Day Puja à Birmingham sur les enfants, le Mooladhara, la collectivité et la manière juste d’élever les âmes réalisées. Shri Mataji explique que la société occidentale enferme trop l’enfant dans la relation exclusive aux parents, ce qui crée peur, possessivité, manque de collectivité et plus tard des relations perverties ou isolées. Elle oppose cette attitude à une culture où l’enfant circule, dort avec d’autres proches, apprend les relations pures, le respect, les “oncles” et “tantes”, et développe naturellement la confiance. Le discours demande aux Sahaja Yogis de ne pas posséder leurs enfants, mais de les rendre collectifs, disciplinés, propres, responsables, respectueux de la nourriture, de l’ashram et de la vie commune, car ce sont les enfants de Mère confiés aux parents.


Seminar, talk before the Mother’s Day Puja. Birmingham, England. 1985. 21 April 1985.

English transcript: verified

Traduction MM Version 20/11/2014 Non Vérif.

Je désire aujourd’hui vous parler des enfants car hier nous avons parlé de ce qui concernait le Mooladhara.

Alors pourquoi ne sommes-nous pas autant collectifs que nous devrions l’être, bien plus collectifs ? Si vous voyez, nous y avons été conditionnés depuis notre plus tendre enfance. Dans la façon de vivre occidentale, nous sommes enfermés dans notre maison, nous n’avons pas de relations avec les autres, on nous garde extrêmement protégés dans notre enfance.

Je pense que les parents de ce pays ont peur que : « Nous allons perdre nos enfants », parce qu’ils se perdent. Une fois qu’ils commencent à toucher leurs allocations, la plupart des enfants quittent leurs parents et s’en éloignent. Les parents sont totalement abandonnés et vidés. Ils ressentent que : « Nos enfants vont nous abandonner sous le moindre prétexte. » Alors ils leur enseignent de ne parler à personne, de se tenir éloignés des gens. Et ils gardent leurs propres enfants tout le temps près d’eux, s’en préoccupent, et ne peuvent voir un enfant parler à une autre dame sans se sentir jaloux. Ils ressentent que l’enfant peut être perdu car ils pensent qu’ils ne peuvent pas lui donner un amour adéquat. Si n’importe qui peut donner de l’amour à cet enfant, ils sentent que cet enfant va être perdu [pour eux].

Et l’enfant également acquiert une telle personnalité individuelle qu’il va s’intéresser à un genre très particulier de personne. Et ensuite, après quelque temps, cette personne va commencer à manipuler cet enfant et les parents perdent l’enfant.

De ce point de vue, il s’agit ici d’une société très malade. En ce qui concerne les enfants, c’est une société malade. Elle ne sait pas comment élever ses enfants.

En Inde, c’est juste l’opposé, juste l’opposé. Je pense qu’une des raisons pour lesquelles les Indiens deviennent très rapidement collectifs, c’est que, dans l’enfance, alors que nous sommes de petits enfants, ou si des gens ont des enfants, c’est considéré comme de mauvaises manières de prendre votre propre enfant dans vos bras en présence des autres. Ce sont des manières absolument mauvaises.

Disons, quand J’avais Ma fille et que J’allais dans Ma belle-famille, Je ne pouvais pas prendre l’enfant dans Mes bras, vous voyez, excepté pour l’allaiter car Je nourrissais l’enfant. Mais même alors, ils devaient dire : « Maintenant Tu devrais l’allaiter. C’est le moment. » Je n’aurais jamais demandé : « Donnez-Moi l’enfant. Je vais la prendre. » Jamais ! C’est considéré comme de mauvaises manières.

Et maintenant Je vois pourquoi c’était de mauvaises manières de prendre l’enfant dans Mes bras en présence des autres et de dire : « C’est Mon enfant. » C’était regardé comme quelque chose de très cru et grossier, et comme si nous ne venions pas d’une bonne famille et que nous ne sachions pas comment se comporter devant les autres. Et même dire : « C’est mon enfant », n’était pas permis. De prime abord Je dirais : « C’est votre enfant. » Maintenant Je réalise que c’est quelque chose de surprenant que, c’était ainsi dans cette société qui est la nôtre, que nous n’étions pas supposés dire : « C’est mon propre enfant. » Partout où vous allez : « Qui est-ce ? », « C’est votre enfant. » Même pour la maison, nous ne pouvions dire à quiconque : « C’est ma maison » mais « Voulez-vous bien venir dans votre maison ? » Tout cela, vous voyez, cet arrière-plan culturel nous apporte cette collectivité.

Et Je vous ai déjà expliqué auparavant pourquoi les gens sont orientés vers le sexe, Je veux dire qu’ils sont si sensibles rien qu’en touchant une autre personne. Quiconque les touche, leur fait ressentir un sentiment bizarre. La raison en est que d’autres sensations ne sont pas développées en vous. Et c’est également à cause du fait que vous gardez votre propre enfant pelotonné contre vous. L’enfant connaît seulement son père ou sa mère. Cet enfant est tout le temps avec vous. La conséquence d’une telle attitude fait que l’enfant ne ressent jamais les autres relations sublimes avec les autres. Quiconque est l’autre, est une identité qui est différente et, quand vous grandissez et que vous touchez soudainement quelqu’un, alors vous ne pouvez pas ressentir de sentiments sublimes. Quand vous êtes innocent, quand vous êtes un enfant, Je veux dire qu’ici nous ne dormons jamais avec nos parents. Je veux dire que c’est très commun en Inde si, par exemple, Je suis dans la maison, Mes filles vont laisser dormir leurs enfants avec Moi ou Mon mari ou leurs frères ou d’autres. Si Mes frères sont là ou leurs frères sont là, alors ils vont laisser leurs enfants dormir avec eux, pas avec eux-mêmes.

La raison psychologique était qu’ils comprenaient peut-être cela parce qu’il s’agit d’un pays très traditionnel, alors ils auront compris cela, que la raison psychologique derrière ceci était que l’enfant s’habitue à un autre homme ou une autre femme et dans cette situation sublime, dans cette conscience sublime où ils sont innocents. Ainsi la relation d’innocence est développée. Personne ne ressent rien de bizarre si quelqu’un le touche ou fait quoi que ce soit.

C’est la raison pour laquelle, vous voyez, si un homme touche un petit garçon, il ressent une sensation bizarre et le garçon ressent une sensation bizarre. C’est absurde parce que vous devez croire au principe de la collectivité.

J’ai constaté que les gens gardent trop leurs enfants près d’eux dans ce pays. Et c’est une très grande erreur de faire cela, de porter tout le temps l’enfant dans vos bras, sur vos genoux, etc. C’est beaucoup trop. Si vous le faites trop, vous allez découvrir que ces mêmes enfants vont vous haïr car, dans leur enfance, ils vont développer une sensation qu’ils exagèrent, vous voyez, et ils ne peuvent pas le leur exprimer. Laissez l’enfant jouer autant qu’il le désire, ne prenez l’enfant près de vous que lorsque c’est nécessaire, laissez les autres prendre l’enfant près d’eux, pas vous.

Nous avons une grande communauté de Sahaja Yogis ici. Et ce que Je vois, c’est que les mères portent tout le temps leur enfant ou les pères. Non, donnez-le à quelqu’un d’autre. Laissez les enfants être auprès d’autres personnes, laissez-les dormir avec d’autres personnes, réjouissez-vous de l’amour des autres et n’en ayez pas peur. Ils [vos enfants] vous en aimeront bien plus.

Et Je pense que c’est à cause de cette mauvaise attitude que nous construisons avant tout en eux une sorte de stigmate, un genre de sensation bizarre qui se développe par la suite en ces relations perverties et qui fait qu’ils ressentent qu’être avec une autre personne est quelque chose de mal.

Toutes ces bonnes attitudes peuvent être données aux enfants de manière très facile si vous essayez cela durant leur enfance.