Le soleil, le cerveau, aspects médicaux. Rahuri (Inde). 13 Janvier 1986.
Discours aux SY près du lac de Musalwadi/Rahuri (13 janvier 1986) — Shri Mataji explique pourquoi Elle a refusé le Mangalkaryalav en béton de Dhumal et préféré la nature avec lac et argile (excellente pour le foie, les brûlures et la chaleur). Diatribe contre les bains de soleil : cerveau = cellules graisseuses qui fondent, peau qui s'abîme, addiction stupide. Indiens ne s'exposent jamais ; femmes ne montent pas à cheval ni ne nagent (l'utérus = la Kundalini). Comparaisons savoureuses : poules anglaises passives qui se laissent manger vs poules indiennes collectives qui font du bruit ; bœufs anglais qui ne comprennent rien vs bœufs indiens obéissants. Drogues au nom de Dieu : abîment le cerveau, plus aucune logique. Sahaja Yogi = chef de famille (gruhastha) qui reste à la maison, parle avec ses enfants, les discipline par massages et explications. « Il n'y a plus de bride dans nos mains » — l'Occident vit sans frein, va dans les extrêmes pour tout, comportement autodestructif comme contrepartie d'un mouvement excessif vers l'extérieur.
Je pensais venir ici pour vous rencontrer tous et non pas pour venir vous tenir un discours.
Donc maintenant nous allons entamer notre prochain mouvement et il se peut que Je doive retourner à Bombay.
Je ne sais pas combien de confort vous avez eu ici (applaudissements) mais vous désiriez vous retrouver éloignés de la foule affolante et J’ai pensé qu’ici serait le bon endroit, même si Dhumal insistait constamment pour que vous restiez à Mangalkaryalav ou autre. Mais Je lui ai dit : « Tu ne les comprends pas, ils n’apprécient pas tellement tout ce ciment, ce béton. (Applaudissements.) Ils apprécient toujours de se retrouver dans la nature pour autant qu’ils aient une protection contre le soleil et la pluie, et ils désirent jouir de ce genre de vie collective et seront très heureux. »
Mais Je ne pense pas qu’il ait été encore fort convaincu à ce sujet, il était très hésitant. Alors il est à nouveau venu à Bombay et Je lui ai redis : « Crois-Moi, vous devez organiser cela quelque part. Avec le pendal que vous avez pour eux, ils seront très contents. Ne vous tracassez pas pour cela. Ils désirent être dans la nature car ils ne connaissent pas une telle chance. Ils ne peuvent nulle part se baigner dans un lac et c’est une grande chance pour eux de prendre un bain. »
Ils ont dit que l’eau n’était pas si propre et qu’il y avait peut-être plein d’argile. J’ai dit : « L’argile est bonne pour eux, ils vont aimer ça, il y a… » Et Je vois votre peau, elle va beaucoup mieux. J’ai vu votre peau, vous voyez, tout ce que vous avez dû souffrir comme brûlure du soleil. Tout ce que vous avez fait de trop à Ganapatipule, est maintenant nettoyé par cette argile car l’argile est ce qui vous soulage. Et même, si vous le pouvez, placez de l’argile sur votre ventre et elle va en tirer toute la chaleur. Cette argile est aussi très bonne pour le foie. Donc Je leur ai dit qu’ils ne comprenaient pas que cette thérapie naturelle que vous pouviez avoir ici, vous ne pouviez pas l’avoir ailleurs.
Mais il a accepté très vivement à contrecœur en pensant que J’essayais de Me montrer dure avec vous.
Donc il y a ici un doux soleil et c’est agréable, et l’atmosphère est très claire et pure, et de plus vous avez un si beau temple des Ekadesha Rudra ici qui est un si bel endroit que nous avons découvert.
Alors pour un saint, vous voyez, pour une personne sainte, de quoi a-t-il besoin ? Car il est si satisfait de toute chose. Quoi qu’il ait, il en est satisfait. Et il sera bien plus satisfait, il se réjouira encore bien plus s’il est dans la nature. Je sais cela.
Mais les gens de Rahuri ne sont pas encore très heureux car ils pensent que ceci n’est pas une manière d’installer des hôtes ainsi et tout cela. J’ai juste eu à lui dire : « Tu vois leurs visages, comment ils sont. Ils semblent tellement heureux, tellement relaxés, alors que veux-tu ? Que veux-tu de plus ?
Mais en fait nous devons comprendre qu’une habitude que nous avons toujours, que nous avons développée parce que nous sommes sortis à l’extérieur, que notre attention s’est portée à l’extérieur, vous voyez cette habitude que nous avons en Occident, que J’ai également remarquée, qui est très courante, d’être un casse-cou pour tout et d’aller dans les extrêmes. Vous voyez, il n’y a plus de…
(Mère pose la question à un Yogi : « Comment dis-tu ‘la bride’ ? ‘Comment dis-tu ‘la bride’, celle qui est utilisée avec un cheval ? La bride !)
Il n’y a plus de bride. Il n’y a plus de bride [de limite] dans notre comportement. Pour tout, nous allons dans les extrêmes. Tout ce qu’on fait, on va dans les extrêmes. Il n’y a plus de bride dans nos mains. Et voilà ce qu’il en est, nous devons continuer à tenir cette bride.
Même pas cela, c’est comme un cerf-volant qui n’arrête pas de bouger ici et là. Même pas cela, c’est une totale poussée brutale, un mouvement complet avec toute la puissance de la volonté, tous les efforts pour entreprendre quelque chose qui est dangereux.
Je pense personnellement qu’il s’agit d’un comportement autodestructif qui est construit en nous en tant que résultante de notre trop grand mouvement vers l’extérieur. Car, quoi que ce soit qui se meut dans une direction, doit revenir en arrière, cela a une réaction. Tout comme la science a développé la bombe atomique, finalement vous en venez à développer un comportement destructif et c’est pourquoi Je pense qu’en Occident, les gens n’ont aucune idée de la façon de contrôler leur marche en arrière. Ils apprécient plus la vitesse en avant vers des endroits dangereux.
La nature est bonne. C’est agréable d’être dans la nature. Mais cela ne signifie pas que vous devriez demander à la nature de vous blesser et de vous tuer.
En fait J’ai été si triste de voir à Ganapatipule ces garçons qui se brûlent eux-mêmes. Cela M’a vraiment rendue très, très triste et, quand Je les ai soignés, évidemment ils ont bien récupéré mais vous ne le croiriez pas, tout Mon ventre ici (Mère pose Sa main sur Son ventre), toute la peau de Mon ventre était brûlée, carbonisée et brûlée, et maintenant elle pèle, juste comme ce problème qu’ils avaient. Je ne suis jamais allée à la mer, Je ne suis jamais restée là [au soleil]. Donc ceci était dû à la chaleur qu’ils transportaient.
Maintenant les gens attrapent ce que vous appelez des problèmes de peau, des cancers de la peau. Mais ils veulent encore continuer à le faire [s’exposer au soleil]. Comme cette autre dame de la Suisse qui était si malade. Elle est si malade, vous voyez, J’en étais réellement très préoccupée. Elle est celle qui avait ce problème et elle a dit : « J’ai une addiction au soleil. » Comment peut-on avoir une addiction au soleil ? C’est juste une idée mentale ! Et, croyez-Moi, c’est juste une idée mentale ce fait que, si vous allez au soleil, votre peau ira bien.