Discours aux Sahaja Yogis: Les attitudes, Londres, 30-09-1986

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Discours aux SY à Pelham Primary School, Londres (30 septembre 1986) — Shri Mataji annonce Son départ pour le Tour d'Inde et le Navaratri qui débute le 4. Thème : les attitudes à transformer. Sahaja Yoga = pas un système, pas de normes, pas de robotisation. L'attitude = donner et non recevoir, ressentir la joie, ne pas se complaire dans le passé. Critique des plaintes « Je suis comme cela depuis l'enfance » — « Alors tu as été stupide » — pas d'excuse, débarrassez-vous-en. Anecdote drôle de la dame trop attentionnée qui demande de quel côté Mère dort, quelle main pour le savon. Ne pas dire aux autres « Je sens tes mauvaises vibrations » — superficiel et blessant. Ne pas se condamner pour un Agnya gauche : éliminez-le, ce n'est pas une identité romanesque type « Les Hauts de Hurlevent ». Le mantra : « Jouissez de vous-même » (Nirananda). Long passage final de distribution de cadeaux : poupées et ombrelles aux fillettes, blocs de papier à lettres et stylos aux moins de 30 ans pour qu'ils écrivent à leurs amis d'Inde, châles aux architectes (Michael, Paul, Mark), montres aux travailleurs (John, Pat, Loran, Ken, Anita), cannes aux aînés (Djamel, Ian), saris aux dames mariées.


Veuillez vous asseoir.

Je vais me rendre en Inde pour un Puja, car comme vous savez, ils disent que c’est en Occident que la plupart des pujas ont lieu et qu’ils n’ont pas l’occasion de participer. C’est pourquoi Je vais aller en Inde. Et le Navaratri commence à partir du 4.

J’espère que dans ces neuf jours nous pourrons nettoyer la plupart de vos chakras. Bien sûr, Je vais y travailler mais vous devez aussi coopérer, vous surveiller, trouver ce qui est incorrect en vous, pourquoi les différents chakras sont bloqués.

Or l’attitude que nous avons envers nous-mêmes et envers les autres doit désormais changer au vu de ces nouvelles circonstances et cette transformation. Le style de vie de Sahaja Yoga n’est pas un système, vous le savez. Nous ne voulons pas créer des systèmes, des normes, dans Sahaja Yoga. Mais ce que l’on fait ici c’est de se transformer Soi-même, dans l’état de l’Esprit-Saint. Ce faisant, nous changeons nos façons d’être. Si nos façons d’être ne sont pas changées alors nous n’avons pas atteint grand-chose dans Sahaja Yoga.

D’abord, l’attitude devrait être qu’il nous faut réaliser que nous sommes ceux qui donnent et pas ceux qui reçoivent. Si cela vous arrive automatiquement, spontanément, alors vous avez réussi. Mais supposons que cela n’arrive pas, alors vous devez vous surveiller. D’abord, vous devez sentir la joie d’être dans Sahaja Yoga. Si vous ne pouvez pas ressentir la joie, alors il y a quelque chose d’incorrect avec vous, quelque chose de faux avec votre cœur, votre cœur n’est pas pur, vous devez purifier votre cœur.

Si vous pensez à votre passé tout le temps, ou au passé des autres, alors c’est vraiment une fausse attitude. Et la nostalgie et la tristesse, toutes ces choses sont les signes que vous n’êtes pas encore devenu votre Esprit. L’attitude devrait : quelle joie puis-je donner aux autres ? Qu’ai-je donné aux autres ? Et le fait de donner est une telle joie qu’elle ne peut être surpassée par une autre.

On doit donc se demander : qu’ai-je fait pour les autres ? En quoi ai-je aidé les autres ? Combien d’amour ai-je donné aux autres ? Quelle compréhension ai-je des autres ? Tant que vous ne développerez pas ce genre d’attitude vous ne pourrez pas profiter de la vie.

Les gens pensent que le plaisir dépend des autres. « L’atmosphère est mauvaise, je serais plus heureux en Inde, pas ici », c’est très commun. Mais ce n’est pas ainsi. Si vous êtes pleinement conscient que vous êtes l’Esprit, vous pouvez apprécier tous les autres yogis qui sont ici.

Donc une personne qui ne peut pas être collective montre qu’elle n’est pas encore très développée. Ce n’est pas la longueur de vos études, la personnalité que vous avez, la sorte d’éducation que vous avez eue, ceci n’est pas important. Mais combien vous pouvez savourer, quelles que soient les circonstances, cette capacité montre votre identification avec l’Esprit. Vous pouvez Me voir, vous avez vu Ma vie, combien Je peux M’ajuster en toutes circonstances. Je peux faire mille et une choses sans me faire du souci ou sans en être bouleversée. Je ne prétends pas que vous pouvez réussir tout cela mais quand même vous pourriez tendre à ces souhaits.

Or là où nous pêchons c’est que nous trouvons des fautes aux autres. C’est la pire des attitudes. Cela vous met en colère car vous pensez que vous êtes responsable de tout. J’ai vu des gens qui, se promenant sur la route, et voyant par exemple une personne étrange qui passe ou bien trouvant quelqu’un qui ne porterait pas un vêtement convenable, ou qui marcherait d’une drôle de façon. Tout de suite cela les met en colère. Comme s’ils étaient de la police, comme s’ils devaient corriger le monde entier et comme s’ils étaient parfaits. Dans Sahaja Yoga, si vous continuez ces anciennes habitudes, vous ne pouvez jamais être heureux.

Ici vous n’avez pas à voir ces choses, fermez juste les yeux lorsque vous voyez des défauts chez les autres gens. De tels gens sont toujours des gens fâchés car ils trouvent que le monde entier en veut à leur vie ou bien ils pensent qu’ils doivent s’occuper du monde entier, l’un ou l’autre. C’est une drôle d’existence. C’est une existence ridicule, frustrante, où l’on est tout le temps soit en colère avec les autres soit en colère avec soi-même. Cette colère continue à augmenter et dès que cela se multiplie, vous ne devenez rien d’autre qu’une montagne de colère. Et au moindre soupçon, vous vous mettez en colère.

Alors ils disent que c’est leur conditionnement. Ce n’est pas le cas mais c’est ce que vous avez accumulé dans cette vie. Cela n’a rien à voir avec vos vies antérieures, rien à voir avec vos démons. Or c’est assez commun en Occident de dire que c’est mon démon. Comme si d’avoir un démon était un très grand honneur ! En Inde, personne ne dirait cela, personne n’accepterait d’avoir un démon. Car si vous dites que vous avez un démon, cela signifie que vous êtes une personne débile. Comment pourriez-vous avoir un démon ? Cela voudrait dire qu’il y a quelque chose de mauvais en vous, que vous êtes faible, ou qu’il vous manque une case.

Donc on doit comprendre que l’attitude envers la vie doit être comme cela, de donner de la joie aux autres, de ne pas trouver les fautes des autres. Cette attitude doit changer complètement de trouver les fautes des autres.

Et puis trouver des fautes avec vous-mêmes n’est pas nécessaire car tous les jours vous changez, tous les jours vous vous épanouissez, chaque jour vous évoluez. Donc cela n’aide pas de se trouver des fautes. De même, des gens Me disent : « Mère, vous savez, je ne suis qu’une créature misérable et je ne sais pas quoi faire avec moi-même, et ceci et cela, et j’ai toujours été comme cela, j’ai toujours été une personne malheureuse ». Quel besoin d’être comme cela ? Si vous avez été comme cela, vous avez été stupide ! Mais c’est ce que vous étiez ! (rires). Par la grâce de Dieu, vous avez tout : pourquoi être misérable comme cela ? « Depuis mon enfance, je suis comme cela ». Et alors ? Si c’était depuis votre enfance, vous avez été stupide, c’est comme ça. Cela ne vous donne pas une meilleure place dans la société si vous dites que c’est depuis votre enfance. Débarrassez-vous-en !

Donc se plaindre comme cela tout le temps, « vous voyez, je suis bon à rien, je suis nul, je ne peux pas m’adapter ». Mais nous n’avons aucune norme, Je vous l’ai dit. Pas de normes. Aucun système, ce n’est pas comme si nous devions avoir une maison de style Georgien ou Victorien et que si ce n’est pas le cas, alors c’est difficile; ce n’est pas le cas dans Sahaja Yoga.

Il n’y a aucun modèle établi pour les Sahaja Yogis. Mais ce qui est établi c’est que vous êtes l’Esprit. Vous êtes des gens libres, vous êtes des yogis, vous êtes des rois. Pas comme ces rois modernes qui doivent porter des vêtements choisis par le Parlement. Vous êtes libres. Vous êtes des êtres libres, libres de comprendre ce qui vous rend heureux et ce qui rend les autres heureux. Alors respectez la liberté des autres. De vouloir dominer quelqu’un et dire tout le temps « oh, c’est comme ça » et lui poser des centaines de questions, non, pas nécessaire.