Devi Puja à Helsinki sur la patience avec les nouveaux, la lumière de Sahaja Yoga, la solidité des fondations et le détachement face aux résultats. Shri Mataji explique que la Finlande, placée à l’extrémité de la terre, attire à la fois beaucoup de chercheurs et beaucoup de forces négatives, venues les attaquer. Elle compare Sahaja Yoga à une lumière qui révèle soudain le serpent que l’on tenait pour une corde : les nouveaux peuvent alors prendre peur, se décourager ou fuir leur propre réalité. Le discours enseigne de ne jamais être frustré, de ne pas trop parler de Mère ni des miracles au début, de construire d’abord quelques Sahaja Yogis solides, simples, patients, compétents et capables de présenter Sahaja Yoga comme une découverte progressive, joyeuse et non forcée.
Devi Puja, Hotel Cumulus Kaisaniemi, Helsinki (Finlande), 17 août 1989
Soyez détachés avec les nouveaux
Donc, nous voici en Finlande, et l’enfer [incertain] s’est un peu fait concurrence, parce que c’est la fin de la terre, voyez-vous, donc tous les problèmes arrivent et s’installent à l’extrémité, vous voyez?
Et c’est ainsi que nous voyons qu’il y a ici beaucoup de forces négatives qui fonctionnent vraiment bien, et aussi qu’il y a tellement de chercheurs. Il est donc plus attirant pour eux de venir ici et d’attaquer les chercheurs.
Alors, maintenant, quand vous commencez Sahaja Yoga, vous devez savoir que Sahaja Yoga est comme la lumière arrivant dans votre vie. Et cette lumière qui arrive vous montre graduellement tout ce que vous avez.
Par exemple, vous avez un serpent dans la main. Quelqu’un dit: « Lâchez ce serpent! » Vous voyez. Vous êtes dans l’obscurité, vous pensez que c’est une corde. Alors vous ne voulez pas lâcher le serpent. Mais s’il y a de la lumière, vous voyez le serpent dans votre main, vous prenez peur, vous le jetez. Vous avez peur. Et quelqu’un pourrait mourir de peur et penser que le serpent est venu de Sahaja Yoga.
Donc, les gens qui viennent à Sahaja Yoga seront aussi comme ça. Ils viendront à Sahaja yoga, et ils seront attristé d’eux-mêmes: « Oh mon Dieu, voyez mon état! » Et ils n’aimeront pas faire face à la réalité, s’enfuiront. Donc, vous devez être très patient avec eux comme moi.
Donc, si quelqu’un découvre Sahaja Yoga, ou disons, il vient d’une obscurité complète, d’une ignorance totale, vous voyez. Peut-être qu’il est déjà à moitié fou. Vous ne saurez pas quel est son état mental. Peut-être qu’il souffre d’une espèce d’horrible maladie, peut-être un cancer ou n’importe quoi d’autre. Parce s’il est allé chez des gourous, ceci, cela, cela pourrait être n’importe quoi. Et peut-être qu’ils n’en souffrent pas encore. Ou ils en souffrent tant qu’ils ne peuvent pas le ressentir. Donc, c’est très compliqué.
On ne doit pas- tout d’abord – sachez le premier principe de Sahaja yoga: « Ne jamais être déçu. » Ne soyez jamais déçu! Parfois, nous devons travailler dur. J’ai travaillé sur des gens pendant vingt-quatre heures et j’ai découvert qu’ils étaient des bons à rien. Tout comme des pierres. Si j’avais travaillé sur des pierres, au moins j’en aurais fait un Ganesha. Vous trouvez qu’il n’y a rien, rien n’est sorti de ça, tout ce travail de potier (incertain). Donc, il n’y a rien menant à la frustration avec Sahaja Yoga. C’est notre- quoi que nous ayons à faire, nous devons le faire. Nous ne devrions pas nous préoccuper des fruits. C’est l’un des principes fondamentaux de Gita: “Karmanye vadhikaraste ». Bien que le karma soit là, mais il ne faut pas s’en inquiéter. « Phaleshu ma kadachan »: il ne faut pas se soucier des fruits. Et voilà ce qu’il en est. Donc, cela vous gardera sur la bonne voie. Sinon, vous risquez d’être frustrés. Et je connais des gens qui s’y sont cassé la tête et … Alors, un jour, j’ai dit: « Pourquoi êtes-vous si inquiets? » Voyez, c’est arrivé à Boston. Ils ont dit: « Mère, voulez-vous dire que tous vont aller en enfer? » J’ai dit: « Je ne dis pas ça. » Alors, faisons-le. Mais je dirais qu’au moins il ne faut pas perdre espoir. Jusqu’à la fin, nous devrions essayer de les sauver. Et les choses vont s’améliorer. Et cela a commencé à fonctionner là-bas.
De même, il faut savoir qu’au début, on n’a jamais beaucoup de Sahaja Yogis. Jamais, quoi que vous essayiez. Même en Inde, j’ai commencé avec un seul Sahaja Yogi. Car il nous faut avoir une base, une base appropriée, nous devons avoir les personnes appropriées. De plus, le Divin ne veut pas que l’on soit trop nombreux. Car il n’y aurait que des personnes sans intérêt qui nous rejoindraient. Donc, nous devons savoir que tout d’abord, il nous faut de bons et solides Sahaja Yogis. Et ceux qui se disent Sahaja Yogis doivent se construire eux-mêmes, de manière telle à être de très bons Sahaja Yogis et à n’avoir aucun blocage, rien. Et à avoir une bonne attention. D’abord, une fois qu’ils sont établis, on peut alors construire le tout et les appeler. Mais sinon, il se trouve que si la base est faible, tout le bâtiment peut s’effondrer. Donc il nous faut peu de Sahaja Yogis. Nous ne pouvons pas nous permettre d’en avoir beaucoup.
Bien que, vous verrez quand je partirai en avion aussi, alors des milliers de personnes seront là. Partout. Je veux dire, ce n’est pas- Je suis allée en Italie, à Milan. Ils n’avaient jamais vu mon visage, ils ne savaient pas qui j’étais. Mais toute la salle était pleine. Je ne sais pas combien de milliers de personnes. Et il fallait juste attendre. Tout le monde était si enthousiaste. Je pouvais aussi voir l’avenir.
Donc nous avons eu environ une dizaine de personnes sur tout cela. Puis dix personnes de plus, encore dix de plus. C’est ainsi que cela a commencé à croître. Parce qu’avec Sahaja yoga, vous devez devenir quelque chose, c’est le devenir qui est le problème. Si vous ne devenez pas quelque chose, vous n’êtes pas bon en tant que Sahaja Yogi.
Donc, c’est un très, très gros problème, on ne devrait jamais être frustré, jamais être embêté par cela. Si quelqu’un vous dit quelque chose, après tout, il est aveugle, alors peu importe. Ayez pitié de lui et ne vous fâchez pas. Il y a peut-être des fanatiques, des choses, vous voyez, ils sont naturellement contre Sahaja Yoga. Comme ils sont fanatiques, ils ne veulent pas de la réalité.
Donc toutes ces choses arriveront. Vous devrez faire preuve de patience et d’une totale indulgence. C’est très important. Ne soyez jamais frustrés. Souvenez-vous que nous avons – nous devrions essayer de le perfectionner. Plus vous le perfectionnerez, mieux ce sera pour les choses de notre base, nos fondations, qui doivent être très solides. Et une fois que la base est solide, vous pouvez aller de l’avant. Mais juste maintenant, pour commencer, vous ne devriez pas trop parler de moi. Dites simplement: « C’est un être humain ordinaire, comme la plupart des gens. » Si vous ne voulez pas dire de mensonges, vous pouvez simplement dire: « Très bien, elle est très bien, nous ne devrions pas en discuter, parlons d’autre chose. Connaissons-nous nous-mêmes, c’est mieux. Ensuite vous voyez, alors nous la connaitrons. » Comme ça, vous voyez. Dites: « Gardons-le pour une découverte ultérieure. Si vous continuez à leur faire comprendre que c’est pour leur bienveillance, pour leur propre énergie et leurs propres manœuvres, qu’ils devraient le garder pour eux, ils seront heureux. Et pour ne pas leur parler beaucoup de Moi. Et les choses miraculeuses de Sahaja Yoga ne doivent pas être décrites ni discutées avec eux.
Comme Heidrich leur a parlé des photographies Mais normalement, ne leur montrez jamais de photographies miraculeuses. Parce qu’ils diront toujours: « Vous les avez manipulées et c’est une sorte de manœuvre. »
Pour cela, je dirais que – [à part] La fumée n’est pas correcte. Donc, vous devriez vous limiter à certaines choses, comme parler de Sahaja Yoga, de la Kundalini, de toutes ces choses. Mais de Moi ou des photographies miraculeuses et de toutes les choses miraculeuses, on ne devrait pas en parler. Restez sur un plan général. Et vous ne devriez pas dire non plus: « C’est une puja » et des choses comme ça. Parce que très peu de gens peuvent venir à une puja en un rien de temps. Donc, tout le monde n’a pas besoin de connaître la puja, ni de tout savoir, de connaître les choses. Mais ce que vous pouvez leur dire, c’est qu’il y a des chakras, qu’ils doivent être nettoyés et doivent être maintenus à l’équilibre ; et que nous devons lever la Kundalini, comment lever la Kundalini, aussi progresser. Et dites: « Pour l’instant, utilisons les photographie de Mère pour le moment. Mais plus tard, quand nous sommes des gourous libres et indépendants, alors vous n’avez pas à utiliser les photographies de Mère. » Alors ils n’abandonneront jamais.
[Rires]
N’est-ce pas? Alors, ils se battront tous pour ça!