Discours avant le Puja de Pâques à Eastbourne sur la croissance verticale, le détachement, la résurrection intérieure et le pouvoir déclencheur des Sahaja Yogis. Shri Mataji avertit que l’expansion horizontale de Sahaja Yoga ne suffit pas si la qualité et la profondeur individuelles ne montent pas verticalement. Elle rappelle que les Sahaja Yogis sont partie intégrante d’une révolution de transformation en masse, mais qu’ils peuvent encore être tirés vers le bas par la famille, le travail, la maison, le mariage, les enfants, les attachements et la liberté mal comprise. Le discours appelle à vivre comme des oiseaux sortis de l’œuf, à abandonner les anciennes identifications, à devenir capables de déclencher la Paramchaitanya dans les pays et les événements, et à mettre l’attention sur le collectif plutôt que sur les limitations personnelles.
Talk before Easter Puja – We have to move vertically 21/04/1990 – Eastbourne (England)
English Transcript Version MM Date: 2017-0308 French Translation Version MM Date : 2017-0308
…A une grande échelle, nous aurons peut-être du mal à trouver l’équilibre mais, quand nous nous déplaçons horizontalement, nous devons aussi savoir que nous devons nous déplacer verticalement. Autrement ce qui arrivera, c’est que nous perdrons en qualité. La quantité sera peut-être importante mais nous perdrons en qualité. Et si la qualité baisse, alors vous verrez que beaucoup se disperseront. Donc nous devons nous occuper de notre montée verticale qui est très importante.
Si Je vous racontais certaines choses qui sont arrivées peu de temps après que J’ai quitté l’Inde, Je suis Moi-même étonnée que, dans des proportions géométriques, Sahaja Yoga soit monté très haut. Mais on ne devrait pas s’en satisfaire. Individuellement aussi, nous devons grandir. Et chacun d’entre vous doit s’élever. Vous devez tous accomplir votre ascension verticale. Certains ont pu se perdre un peu, certains ont pu s’éloigner un peu d’eux-mêmes. L’attention s’est peut-être beaucoup dispersée, mais nous devons savoir pourquoi nous sommes là et alors c’est très facile.
Nous sommes ici pour faire partie intégrante d’une très grande révolution. Pouvez-vous imaginer que nous sommes en train de transformer les êtres humains ? Cela n’a jamais été possible. Une transformation en masse est en train de se mettre en place. C’est ainsi que le monde est en train de changer et vous en êtes une partie intégrante.
Mais quand vous devenez partie intégrante de cela, vous oubliez juste quelquefois qu’il y a beaucoup de choses qui essayent de nous tirer vers le bas. Donc nous sommes heureux de voir la vitesse de propagation de Sahaja Yoga, mais nous ne voyons pas ce que nous perdons verticalement. Et ceci, Je pense, est une perte plus grande. Ce n’est pas grave s’il y a deux personnes en plus ou en moins. Ce qui est important c’est que nous devrions avoir de très profonds Sahaja Yogis, autrement Sahaja Yoga sera gâché.
Tellement de choses sont sur le point d’arriver, et nous sommes sur la scène et nous devons coopérer, coordonner et comprendre.
Voyez maintenant par exemple, pour venir ici David a eu un problème. Il a dit : « Mère, c’est juste comme une tempête, c’est horrible, j’étais là-bas il y a une semaine. » Et il en a été complètement contrarié. Et tout le monde M’a parlé de cet endroit. J’ai dit : « D’accord, voyons. »
Et hier aussi on M’a dit qu’il pleuvait, mais à Cambridge c’était terrible. Et j’ai dit : « Le vent va commencer, le vent va souffler. » Et avec ce vent, tous les nuages ont été chassés et le ciel s’est éclairci.
Donc, d’une manière, le vent s’est mis à souffler et vous avez pu le voir, mais vous devez garder les pieds sur terre. Et là, ce que J’ai trouvé, c’est que vous, vous ne réalisez pas parfois quel important travail vous faites, ni la position importante que vous avez, ni quel accomplissement cela sera pour vous-même, ni quelle grande bénédiction vous allez apporter aux gens.
Donc, quand vous sortez de votre vie de famille, par exemple, vous êtes venus à Sahaja Yoga en abandonnant toutes ces choses : En abandonnant toutes ces choses terre à terre, les vêtements, ceci, cela, la maison, la voiture, et aussi la vie de famille, les relations, tout, vous êtes venus ici pour chercher la Vérité et pour être un avec Dieu. Non pas que vous devriez adopter une sorte de sanyasa [ascèse], mais ‘abandonner’ signifie que vous êtes détachés [des choses terre à terre] et que vous êtes attachés à ce seul principe, celui d’accomplir la divinité en vous.
Mais quand vous venez à Sahaja Yoga et que vous avez vu la beauté de Sahaja Yoga, alors à nouveau vous voulez revenir à ces choses inutiles et ensuite vous ne pouvez pas expliquer pourquoi cela arrive comme ça. Comme quelqu’un qui se marie, il se perd avec sa femme. Il a une maison, il se perd avec sa maison. Il a une voiture, il se perd avec sa voiture. Il a un travail, il se perd avec son travail. Il a une usine, il a de l’argent, il se perd.
Ainsi, à quoi avez-vous renoncé ? Le détachement n’est pas là. Parce que vous avez compris qu’il n’y a pas de joie dans toutes ces choses, c’est la raison pour laquelle vous êtes venus à Sahaja Yoga. La Joie est une seule chose, c’est d’être connecté au Pouvoir Divin, et non pas à toutes ces choses [futiles]. Celles-ci ne sont pas importantes. Et aussi vous n’êtes pas venus par hypocrisie, et vous n’êtes pas venus ici pour quelques gains d’une qualité moyenne. Vous êtes venus pour une chose très précieuse, quelque chose d’une valeur suprême, en abandonnant toutes les choses si inutiles. Vous vivez parmi celles-ci, vous êtes là, mais si vous vous y attachez de nouveau, alors vous perdrez beaucoup de votre énergie et la Mienne aussi.
Donc le détachement que vous aviez développé avant de venir à Sahaja Yoga devrait être là. Mais ce que Je vois, c’est qu’une fois qu’ils viennent à Sahaja Yoga, qu’ils obtiennent un travail : « Maintenant je suis occupé avec mon travail, je ne peux rien faire d’autre. » Un autre va dire : « J’ai une école à m’occuper. » « J’ai mes enfants. » Quelqu’un va dire : « Ma femme…» Alors certains deviennent très romantiques, ils tombent amoureux. Ils se comportent de façon absurde. Quand vous êtes montés dans le bateau, comment pouvez-vous en ressortir ?
Donc il est très important de comprendre que nous sommes des Sahaja Yogis. Rien ne peut nous attirer, rien ne peut nous faire changer d’avis, rien ne peut distraire notre attention, mais il faut savoir une seule chose, c’est que nous sommes ici pour l’émancipation des êtres humains et que notre propre caractère, notre propre style, notre propre personnalité va les changer.
Je vais vous en donner un exemple. Quand Je suis allée en Russie pour la deuxième fois, dans Ma famille, ils disaient : « Tu as déjà été là-bas, pourquoi veux-Tu y retourner ? Après tout, Tu y es déjà allée une fois et de nouveau Tu veux y aller pour deux, trois jours. Et un séminaire de yoga peut être organisé par les gens qui sont sur place. » J’ai dit : « Non, Je dois y aller. » Et ils ont tant insisté et J’ai dit : « Vous voyez, Je présume que si J’y vais, il y aura beaucoup de gens de tous ces pays qu’on appelle ‘le bloc de l’est’ et Je pense que Je peux le casser au travers des Sahaja Yogis, s’ils reçoivent leur Réalisation. »
Je disais juste que nous devrions vraiment faire venir quelques personnes remarquables et ils M’ont donné seulement 45 min pour leur parler. Je leur ai parlé environ 35 min, Je devrais dire, ou 32 min. Et ensuite Je leur ai donné la Réalisation. J’ai touché des gens formidables, des personnalités formidables ! Quand Je suis sortie, ils sont venus avec moi, personne n’est resté dans le hall pour écouter quelqu’un d’autre, tout le séminaire était fini. Et ils M’ont donné leur adresse, ils M’ont donné leur numéro de téléphone, tout. Et ils Me suivaient et Je n’avais ni papier, ni crayon. Quelqu’un écrivait. Et j’étais très satisfaite, Je pouvais voir clairement dans leur personnalité qu’ils étaient des gens très profonds. Aussitôt qu’ils rentrèrent, la Paramchaitanya s’est mise en mouvement et vous savez ce qu’il est advenu du bloc de l’Est.
Ce sont des gens formidables, des gens fantastiques. Les Russes sont formidables et ces gens sont fantastiques, des chercheurs d’une très haute qualité. C’est pareil pour la Hongrie. Tous ont demandé : « Qu’en est-il de la Hongrie, Mère ? » avant cela. J’ai dit : « Laissez quelqu’un venir de là. » Et réellement quelqu’un est venu, complètement malade, vous savez, avec la maigreur d’une personne malade. Il a reçu sa réalisation et voilà, la Hongrie est libre. Même chose pour la Roumanie.