Puja de Pâques à Eastbourne sur la connexion au Christ, la responsabilité, la méditation, l’excellence et la croissance verticale. Shri Mataji explique que croire au Christ ou à toute Déité ne suffit pas sans connexion réelle, et que même après la Réalisation les Sahaja Yogis ne doivent pas traiter Sahaja Yoga comme une banque de bénédictions destinée à résoudre leurs petits problèmes. Être connecté au Christ signifie absorber Ses qualités : courage, vérité, sacrifice, concentration, responsabilité envers le monde et résurrection par l’Agnya ouvert. Le discours insiste sur la nécessité de se réjouir de la méditation, de sortir de la paresse subtile, de compter ses actions plutôt que seulement ses bénédictions, et de devenir des instruments profonds par lesquels la Paramchaitanya peut réellement travailler pour l’ascension collective de l’humanité.


Puja de Pâques – Vous devez croître verticalement – Eastbourne – 02/04/1990

Nous sommes ici aujourd’hui pour vénérer la résurrection du Christ et aussi pour Le remercier de nous avoir donné un idéal de vie d’un saint qui doit œuvrer pour le bienfait du monde entier.

Nous parlons du Christ, nous chantons Shri Ganesha, nous disons que nous croyons en Lui, spécialement les Sahaja Yogis ressentent qu’Il est leur frère aîné, et Je trouve qu’il y a, spécialement au sein des Sahaja Yogis occidentaux, un immense abandon au Christ parce que, peut-être, ce serait dû au fait qu’ils sont nés dans la religion chrétienne ou peut-être parce qu’ils ont découvert que la vie du Christ était une vie très spéciale. Mais, pour Sahaja Yoga, Il doit être bien plus que cela, et aussi pour vous, les Sahaja Yogis.

Beaucoup de gens, dans le monde entier, croient en de nombreuses Déités, comme certains croient en Shri Krishna, certains en Shri Rama, d’autres à Bouddha, d’autres à Mahavira, et certains au Christ. Ils croient en un être plus élevé. Mais cette croyance, pour commencer, n’a pas de connexion, et devient une sorte d’idée fausse de penser que le Christ leur appartient, que Rama leur appartient ou Shri Krishna, qu’ils sont les possesseurs de toutes ces Déités, qu’Il est leur obligé parce qu’ils croient en Lui. Et c’est ainsi que la plupart des croyances sont survenues et, bien qu’ils croient ardemment au Christ, toutes ces croyances ont échoué car, quand ils croient au Christ, ils croient qu’au travers du Christ, ils peuvent obtenir le remboursement comptant de leurs chèques.

C’est comme avec une banque. Vous allez prier Dieu : « Vous me ferez aller bien. D’accord, ensuite faites que ma mère aille bien, que mon père aille bien, ma sœur. Donnez-moi beaucoup d’argent, beaucoup de biens, ou une très bonne santé ou autre » en pensant que, du fait que l’on croie au Christ, Il devient tellement notre obligé qu’Il doit payer pour cela et qu’Il doit s’occuper de nous et que nous sommes de plein droit les possesseurs de Ses bénédictions.

Puis les églises étrangères, les temples, les mosquées, les clubs croient à cela : « Comme nous appartenons au Christ – ou bien à Rama ou à Krishna ou à quelqu’un d’autre – ainsi tout ce groupe est celui qu’Il a spécialement choisi. » Et à qui que ce soit qu’ils puissent appartenir, celui à qui ils appartiennent, ne connaît rien d’eux. Le Christ a dit : « Vous M’appellerez Christ, Christ, Je ne vous reconnaîtrai pas. » Ceci est un grand avertissement pour les gens qui disent : « Nous croyons au Christ. »

Donc, sans connexion, si vous croyez en quelqu’un, cela n’a aucune signification. C’est juste pareil à un genre d’idée mythique, romantique, que l’autre personne en qui vous croyez, a une relation spéciale avec vous.

Donc cette assurance que : « Je crois en quelque chose », que sur cette présomption que : « Je crois en quelque chose et, parce que je crois en quelque chose, j’ai tous les droits d’obtenir toutes les bénédictions que je réclame », c’est un mythe, comme vous avez dû le réaliser après Sahaja Yoga.

Mais, quand vous devenez un Sahaja Yogi, alors vous avez obtenu votre connexion avec eux tous et avec le Christ.

Mais à nouveau cette connexion, d’une manière subtile, est du même style. Par exemple, ce que nous essayons de faire, c’est demander à nouveau pour que ceci doive être fait, cela doive être fait : « Mon Agnya est bloqué, Mère, veuillez bien le nettoyer » ou « J’ai eu des maux de tête, aussi veuillez bien remédier à cela. »

Parce que vous croyez en Sahaja Yoga, vous vous attendez à ce que Sahaja Yoga soit votre obligé : « Voyez maintenant, ils croient en moi, c’est une telle grande obligation. Donc Sahaja Yoga doit faire quelque chose pour moi. » Je veux dire, le fait que vous fassiez ou pas quelque chose pour Sahaja Yoga, n’est pas important. Seulement parce que vous croyez en Sahaja Yoga, parce que Sahaja Yoga vous a donné la Réalisation, donc Sahaja Yoga a toute obligation de s’occuper de vous : « Je suis encore dans Sahaja Yoga, pourquoi devrais-je souffrir ? Je suis dans Sahaja Yoga, pourquoi ma mère n’aurait pas ça ? » D’accord : « Je suis dans Sahaja Yoga », comme s’il s’agissait d’une sorte d’organisation où vous auriez payé avec de l’argent ou autre, et où vous seriez supposé en retirer toutes les satisfactions.

Mais alors voyons, après Sahaja Yoga, quelle devrait être notre saine attitude ? La première chose, c’est que : « Maintenant je suis un Sahaja Yogi et je suis connecté au Christ. Donc quelle est ma responsabilité ? » Le Christ s’est senti responsable du monde entier. Dans le Devi Purana, Il est décrit comme étant le soutien de tout l’univers. Dès que vous êtes connecté au Christ, toute votre attitude doit changer.

Donc être connecté au Christ signifie savoir quelles sont les qualités du Christ que vous avez assimilées en vous-Même. C’est le minimum du minimum. Qu’avez-vous appris de Sa vie ? Est-ce le fait qu’Il a guéri des gens, très bien, alors vous devriez être guéri ? Il a donné la vue à des gens, alors vous devez récupérer votre vue ?

(A part) Cela vous dérange-t-il d’enlever ceci ?

Ou est-ce que Sa vie, que vous avez admirée, devrait également faire de vous quelque chose qui devrait être admiré, respecté, qui devrait être reconnu comme étant la réflexion de la vie du Christ ?

Alors voyons Sa vie, quelle sorte de vie Il a menée. Nous lisons la Bible. Voyez, Je veux dire que nous transportons la Bible partout et J’ai même vu la Bible dans les hôtels, comme si elle en faisait partie tout comme le savon qui y est placé. Evidemment Je l’ai lue. Je ne sais pas combien l’ont lue. Mais alors il ne faut pas dire que vous êtes un Sahaja Yogi si, au travers de votre connexion avec Lui, vous n’avez reçu aucune de Ses qualités.

Par exemple ceci [le micro] est maintenant connecté au réseau, donc vous recevez de l’électricité à travers lui. Ceci n’apporte pas de l’électricité au réseau mais il en reçoit du réseau. Donc vous devez recevoir quelque chose de Lui et, ce que vous devez recevoir, ce sont les qualités qu’Il avait. Vous pourriez dire : « Mais Mère, c’est parce qu’Il était divin, Il était le Fils de Dieu. » Mais Il était aussi le Fils de Sa Mère et vous êtes aussi le fils de votre Mère.

Donc la médiocrité dans notre tempérament ne peut pas signifier que nous sommes connectés au Christ car il n’y pas d’énergie du Christ qui se déverse en vous. Quand l’énergie du Christ se répand à travers vous, vous l’exprimez. Tout comme hier cet homme jouait et Je pense que le Pouvoir de Saraswati commençait à se répandre en lui de la façon dont il jouait merveilleusement. Il ne pouvait pas contrôler ses doigts. Il a dit : « Tout s’est passé là, je ne sais pas comment. »