Raksha Bandhan à Los Angeles sur la pureté des relations frère-sœur, le Vishuddhi, Vishnumaya et la base morale de la vie collective. Shri Mataji explique que lorsque la conscience collective se développe, Shri Krishna s’établit au Vishuddhi à travers le lien pur avec la sœur, et qu’aucune société saine ne peut exister sans ces relations protégées par l’innocence. Elle montre que la dégradation des sociétés modernes vient de la perte du sens des relations pures : frère, sœur, mère, fille, épouse, chacune ayant sa place, sa maryada et sa force de correction. Le discours appelle les Sahaja Yogis à l’introspection, à la chasteté mentale, à la fidélité, à la transparence en ashram, à la profondeur vibratoire et à la protection collective contre tout ce qui abîme l’innocence et la pureté.


Raksha Bandhan. Los Angeles (USA), 7 August 1990.

English transcript: UNverified

Traduction: NON vérifiée. Ver 1/1/2014.

Ce jour est un jour extrêmement important pour les Sahaja Yogis. Je suis heureuse d’être ici, parce que c’est aussi un jour très important pour l’Amérique. Comme Je vous l’ai dit; – Je vous ai déjà parlé de la manière dont, en Inde, la guerre entre Alexandre et Porus fut stoppée par l’intervention d’une sœur. Et aussi de la manière dont Shri Krishna vint sauver la chasteté de Sa sœur Draupadi – Vishnumaya est née en tant que Draupadi – en fonçant sur la route venant de Dwarika.

Vous pouvez donc voir que lorsque nous nous élevons dans la conscience collective et que nous adoptons un style de vie collectif, des réunions collectives, etc, Shri Krisnha s’établit au Vishuddhi chakra ou se manifeste dans ce lien de parenté pur avec une soeur. Dans la vie collective que nous avons dans l’ashram dans lequel nous vivons ou quand nous nous déplaçons avec des Sahaja Yogis, si nous n’avons pas ce principe de base à l’intérieur de nous, ce sera le chaos, un chaos complet. Tant que la pureté des relations n’est pas établie, et que toutes les femmes, à l’exception de mon épouse, ne sont pas mes sœurs ou mères, il ne peut y avoir de société convenable. Le chaos du système social americain est dû au fait qu’ils ne possèdent pas le sens des relations pures. Dès que vous appelez quelqu’un sœur, elle est une soeur. Et dès que vous dites frère à quelqu’un, il est un frère. Il n’est pas nécessaire que vous soyez nés des mêmes parents, ce n’est pas nécessaire. Ce principe est très important si l’on veut qu’une société soit très pure, une société dans laquelle chacun peut vivre paisiblement.

En Occident, J’ai vu fréquemment une dame venir en visite en tant qu’amie de l’épouse. Quand elle est là, elle doit être considérée par le mari comme une sœur. Quand ce n’est pas le cas, vous constaterez le jour suivant, que cet homme commence à faire les yeux doux à cette femme. Si dans l’enfance vous n’avez pas mis une attention tout à fait pure sur votre sœur, vous ne pourrez pas éprouver des sentiments purs pour une autre femme. Le point de départ est votre propre sœur, que le fils soit né avant la fille ou la fille avant le fils. Depuis la plus tendre enfance, quand ils sont innocents, il se développe une relation pure avec la sœur, même dans une société mauvaise et corrompue. Mais très tôt, disons dès l’âge de 18 ans, à cause des relations sociales et des idées.

En second lieu, le devoir du frère envers la sœur est de respecter la chasteté de sa sœur et de la protéger. De même que le devoir de la sœur est de garder le frère en bonne forme morale. Dès 18 ans, l’âge de l’indépendance, la sœur va avec n’importe quel homme ou vit avec n’importe quel homme, et le frère n’est pas sensé dire quoique ce soit. Et si le frère va habiter avec n’importe qui, la sœur ne peut rien dire, elle ne peut pas interférer. Au contraire partout, dans des pays comme l’Inde ou, on Me l’a dit, la Chine ou l’Egypte ou même les pays musulmans, s’ils réalisent que leur sœur sort avec un autre homme, dans les pays islamiques, ils tueront cet homme. En Inde ils ne tueront peut-être pas mais ils veilleront à la remettre au pas. La même chose avec le frère, en Inde Je veux dire, en Chine aussi. Si le frère est immoral, s’il se conduit mal, la sœur essaye par tous les moyens de le ramener à une moralité normale. Il est très courant que quand un homme se conduit mal, l’épouse aille voir la sœur. La sœur va s’inquiéter et être bouleversée par ce qui se passe et aller directement réprimander son frère.

Ce discernement naturel existe à l’intérieur de nous, dans chaque personne, que vous soyez nés en Amérique ou ailleur. Si votre frère est en train de mal agir, s’il se met à fumer, s’il se comporte mal, une sœur le perçoit plus qu’une mère. La soeur désire encore plus que la mère que cela soit corrigé. Elle va aller directement régler le problème. La mère risque de commencer à crier, à pleurer, puis laissera tomber. Alors que la sœur continuera le combat. Dans ses efforts, elle veillera à ce que son frère en vienne à d’autres sentiments. De plus, si le frère, par exemple, fait quelque chose d’illégal, quelque chose de mal, quelque chose qui est nuisible à la société, la sœur a le droit, le droit divin d’aller le réprimander.

Dans une société dans laquelle cette relation est pure et dans laquelle les communautés sont bien établies, il n’arrive quasi jamais que les sœurs agissent mal. Mais si la sœur fait des choses comme se retirer de la famille, laisser tomber sa famille pour quelqu’un d’autre ou si elle essaye de dominer son mari ou de faire quelque chose de mal dans la famille, le frère devra aller la gronder et lui dire ce qu’il pense d’elle et essayer de la corriger. Ainsi le droit de réprimander existe entre frère et sœur, non en tant que chose extérieure, mais naturellement, de façon innée.

C’est le principe de Ganesha qui agit sur notre Vishuddhi chakra, il veut que, dans toutes communications nous ayons une relation de sœur ou de mère. Comme vous le savez, Krishna a eu une mère nourricière et elle avait avec Lui une relation tout à fait semblable à celle qu’elle avait avec son propre fils. Donc si vous considérez quelqu’un comme une mère, vos relations avec elle doivent être tout à fait pures. Il y a donc trois types de relations avec les femmes. La première en tant que mère, la deuxième en tant que sœur ou fille et la dernière en tant qu’épouse.

Une fille ne peut pas réprimander son père, une fille n’a pas le droit de réprimander son père, elle ne réprimandera pas son père. Au contraire, s’il fait quelque chose de travers, elle le soutiendra. Elle restera toujours près de lui. Elle prendra même éventuellement parti contre sa mère pour soutenir son père, c’est naturel. Le fils lui réprimandera son père s’il fait quelque chose contre la mère. C’est une chose naturelle. C’est une force masculine qui soutient une force féminine ou une force féminine qui corrige une force masculine. C’est ainsi que l’on garde une société pure et une évolution correcte. Seuls des personnes barbares, seuls les rakshasas, d’après les shastras, s’adonnent tout le temps à des relations aussi impures.

Comme il n’y a pas de pureté dans la société, l’impureté a pris place dans notre mental et notre mental accepte l’impureté comme une norme. Autrement, il n’y aurait aucune nécessité de regarder les femmes avec désir et avidité. Cet abandon a pratiquement commencé quand – Freud l’a aussi dit- quand la relation avec la mère, la relation avec le père ou la relation avec les frères et les sœurs est gâchée pendant l’enfance par l’atmosphère ou par beaucoup d’autres choses, quelles qu’elles soient. Une fois qu’il est abîmé, ce principe de Ganesha est abîmé au niveau du Vishuddhi chakra et il est très difficile de faire rester ces personnes-là en Sahaja Yoga. Nous avons eu ce type de problème en ashrams. Vous vous rendez compte, des personnes vivant en ahram et se méconduisant! Nous avons aussi vécu cela avec des femmes mariées, Je veux dire, une chose tellement effrayante, avoir des relations de la manière la plus impure. Même les célibataires se comportent comme cela. Une fois J’ai vécu une mauvaise expérience en Autriche et une autre fois ici (aux USA). C’est une expérience si horrible pour Moi. Je ne sais pas que faire avec eux, parce que Je sais qu’ils sont des Sahaja Yogi, qu’ils sont des chercheurs. Nous ne pouvons pas tolérer ce type de faiblesse dans la collectivité. C’est vraiment comme une seule mauvaise pomme qui gâte toutes les autres. Donc aucun cas ne peut être toléré, non parce qu’il est si venimeux, mais parce qu’il va abîmer notre collectivité.

En Inde nous avions un système appelé ‘gotra’ ce qui signifie que quelle que soit l’université où vous étudiez, c’est votre ‘gotra’. Par exemple, tous les ancêtres de Mes ancêtres ont étudié dans une université créée par Shandilya Muni. Ils ont donc été dans son ashram à différents endroits et y ont étudié et fait tout ce qui va avec. Cependant à l’intérieur d’un ‘gotra’ vous ne pouvez pas vous marier. Maintenant, bien que de très nombreuses années se soient écoulées, vu notre appartenance au Shandilya gotra, nous ne pouvons pas nous marier avec des personnes de ce gotra. Cela va jusque là. Et quand cela va jusque là, dans notre esprit il n’y a pas moyen de penser autrement, et il ne nous vient pas à l’esprit de faire autrement.

A l’heure actuelle, nous avons des sociétés islamiques, comme les sociétés musulmanes. A cause de leur façon de cloîtrer les femmes dans ces sociétés musulmanes, les hommes sont toujours soupçonneux. Ils sont incapables de croire qu’une femme peut avoir des relations fraternelles, parce qu’ils n’ont pas ce système ‘gotra’. Ils sont très soupçonneux parce qu’il n’y a aucune liberté de parole. En Inde, où nous pouvons voir qu’il existe une idée tout à fait pure des relations entre musulmans, J’ai constaté qu’ils ont aussi ce problème. Les femmes sont soupçonneuses, les hommes sont soupçonneux et tout est fait secrètement et d’une façon curieuse.

Une autre chose devrait exister: dans un ashram, nous devrions être entièrement libres. Personne ne devrait avoir d’intérêt particulier pour une personne. Si quelqu’un acquiert un intérêt spécial pour une personne, ce n’est pas bien. Nous devrions, en général, nous sentir libres en tant que frères et sœurs. Nous devrions être très libres. A ce moment là, aucun soupçon ne devrait arriver. Un soupçon ne peut arriver que si quelqu’un s’intéresse uniquement à une autre personne. A ce moment là nous devons intervenir, c’est très important. Si, par exemple, une personne est un leader et que vous prenez soin du leader, cela va. Si c’est votre ‘rakhi brother’, vous pouvez vous occuper de votre frère ‘rakhi’. Mais si vous dépassez une certaine limite, vous devez corriger vous-mêmes ce qui ne va pas. Ensuite, si vous désirez vraiment vous duper vous-même en vous disant ‘non, non, rien ne va de travers’, sachez que ce n’est pas le bon chemin. Vous êtes venus en Sahaja yoga et avez abandonné ces choses insensées qui allaient à l’encontre de votre évolution spirituelle et maintenant vous vous laisser de nouveau envahir. Vous devriez avoir le même genre de relations avec tout le monde.

Quelle est la différence dans une société sensée être l’élite, quand les gens flirtent les uns avec les autres? Ils flirtent librement, ils flirtent avec une personne puis une autre, puis une autre encore, sans s’intéresser vraiment à personne. Ils bavardent et quand ils communiquent qu’est-ce qui se dissimule derrière? Nous devons faire notre propre introspection, nous devons trouver notre propre soi. C’est très important. Il est important de nous introspecter pour découvrir pourquoi nous sommes amis avec telle ou telle personne. Si vous pensez que vous êtes amis avec telle et telle personne dans un autre but, comme par exemple « Je me sens bien avec elle parce que je travaille avec elle » ou quelque chose d’analogue, demandez-vous pourquoi vous êtes intéressés. Car l’introspection est très importante, spécialement dans ces contrées dans lesquelles il n’y a aucune norme sur la façon de se conduire avec les femmes.

Comme Je l’ai dit, nous devons donc être tout à fait libres les uns avec les autres, à la manière de frères et de sœurs. Et, quelles que soient les restrictions, une femme doit les observer. Quand, par exemple, mon frère est assis près de moi, Je ne peux pas regarder des films romantiques, Je ne peux pas. Si mes filles sont là, mon mari ne s’installera pas là pour regarder des films romantiques. C’est très subtil. Avec le frère vous ne discuterez normallement pas de sexe ou de choses dans ce genre-là, parce que c’est une chose tellement privée que vous ne pouvez en parler qu’avec votre mari.

Donc s’il s’agit d’un frère et que vous découvrez que vous essayez de l’attirer d’une manière dont vous ne devriez pas, vous devriez alors faire face à vous-mêmes et chercher pour vous-mêmes pourquoi vous agissez ainsi. C’est une chose futile et absurde, c’est une recherche sans joie, alors pourquoi la faites-vous? En Sahaja Yoga, tant que vous n’avez pas compris l’importance du fait que votre élévation spirituelle ne peut être atteinte qu’au travers de la pureté, il n’y a pas d’autre solution. Tout ce qui vous maintient au même stade, vous tire vers bas et vous incite à renoncer, que ce soit l’ego, le super ego ou autre chose. Dès qu’il s’agit de sexe, la pureté de votre mental est le critère le plus élevé. Je lui donnerai la plus grande priorité. C’est ce que nous appelons l’innocence. C’est la seule chose qui vous fera avancer. Et nous devrions tous essayer de nous introspecter.