Public Program. Delhi (India), 1 February 1983.

Programme public donné à New Delhi le 1er février 1983, suite immédiate du discours sur le Nabhi de la veille — entièrement consacré cette fois au Centre du Cœur, demeure de la Déesse-Mère Jagadamba. Shri Mataji ouvre en remerciant Manirupala pour son chant à la Devi et salue les yogis indiens « capables de résoudre n'importe quel problème — c'est le signe d'un Sahaja Yogi qui a atteint un très haut niveau ». Anatomie subtile précise : le chakra de la Déesse est situé derrière le sternum, dans la colonne vertébrale, au-dessus du Bhavasagara (le vide), et c'est Elle qui garde le pont que les bhaktas doivent traverser. Révélation immédiatement physiologique : dans l'os du sternum sont produits jusqu'à l'âge de 12 ans les anticorps — les « Sainikas », guerriers de la Déesse — qui se distribuent ensuite dans tout le corps pour combattre collectivement toute invasion de l'élément anti-Dieu, qu'il vienne de la nourriture, des mots, des actions, des démons ou de la magie noire. Diagnostic du déséquilibre : des enfants apeurés dans l'enfance développent une insécurité à vie. Anecdote vivante du train de Londres : des enfants en uniforme d'école de bonne famille éventrent les sièges du compartiment au couteau — « Nous sommes en colère contre notre mère » — « et là J'ai découvert que Freud avait promu ces idées idiotes contre la mère même. Pouvez-vous imaginer ? » Contraste avec l'Inde où « pour un Indien, la mère a une importance primordiale — même si le père a un tempérament bouillonnant, c'est de la mère qu'ils dépendent ». Verdict sévère sur les Anglais : « Personne ne croira que les Anglais qui nous ont administrés sont des gens si peureux. Pourtant ils le sont. Ils ont peur les uns des autres, ils ont peur d'eux-mêmes. » Équation biblique inversée : « Le péché est le salaire de la peur » — ou réciproquement : « Si vous avez peur, vous commettez un péché, car si Mère est Toute-Puissante, pourquoi auriez-vous peur ? » Mise en garde sur le cancer du sein chez les femmes dont la chasteté est mise à l'épreuve, ou dont l'unique enfant meurt — « la chasteté est la force des femmes indiennes ». Description mythologique éblouissante : le corps de la Déesse a été construit comme un « bouillonnement » auquel chaque Déité a offert son essence — Ses cheveux de Yama (Dieu de la mort), Son nez de Kubera (abondance), Ses oreilles de Pawana (air). Double nature : « Atisaumya Atiraudra » — extrêmement douce et extrêmement violente, capable d'écraser quiconque essaie d'écraser Ses enfants. Miracles concrets de protection : l'autobus tombant de 20-30 pieds qui retombe sur ses quatre roues, sauvé à cause d'une yogini portant Sa bague ; les deux journalistes (dont Marathe) descendant de Lonavla sans freins, ferment les yeux face au camion qui leur arrivait dessus et se retrouvent miraculeusement devant lui. Avertissement linguistique mordant sur les Anglais : « "I'm afraid I have to go" — quelle est la raison d'être effrayé si vous devez partir ? » Diagnostic culturel égal sur l'Inde : « N'importe quel chaprasi (péon) peut vous agresser pour rien du tout. Ils développent un système d'aboiement constant » — chaîne d'insécurité : chaprasi → chef → chef du chef → ministre → électeurs. Anecdote inoubliable du gourou d'Amarnath qui avait « fumé » son disciple en le suspendant par les jambes au-dessus d'un puits parce qu'il avait fumé — « Maintenant fume, je suis en train de te fumer » — et qui avait promis à ce disciple que seule l'Adi Shakti pourrait ouvrir son Agnya chakra (Shri Mataji le fit en deux minutes). Trois qualités majeures de la Mère-Gourou : Elle joue de petits tours (Sankalpa Vikalpa Karoti — Elle fait rater tout sankalpa orgueilleux), Elle est Avalokiteshvari (Elle voit tout), Elle est Mahamaya (Elle parle, S'assoit, Se comporte comme vous). Conseil capital sur la guérison : un Sahaja Yogi ne doit JAMAIS soigner directement quelqu'un — utilisez la photographie. « Ceux qui ont essayé de soigner sont sortis de Sahaja Yoga complètement et sont devenus des médiums — quand ils parlent au téléphone, J'ai l'impression que quelqu'un fait entrer du poison dans Mes oreilles. » Distinction des deux pétales latéraux : cœur droit = Shri Rama, principe de paternité (asthme quand bloqué) ; cœur gauche = la mère biologique, maternité. Pour les orphelins de père : « votre père est Shri Rama qui d'une seule flèche peut tuer n'importe quel nombre de gens — dites à votre père mort de reprendre naissance plutôt que de le lier à cette terre ». Subtilité magnifique sur la place du Mama (oncle maternel) : Shri Vishnu/Narayana, frère de la Déesse, est le « plus grand père qu'un père » qui prend soin des enfants jusqu'à ce qu'ils rencontrent le Père ultime, Shiva. Conclusion sur « karyanvit » : Sahaja Yoga doit se manifester, pas seulement se penser — « même en parlant Je suis en train d'ouvrir votre cœur centre ». Mot de clôture pratique : « Aujourd'hui Je dois aller à un dîner car Mon frère vient — J'espère que vous allez M'excuser pour Mon frère, parce qu'après tout Je dois aussi m'occuper de votre Mama. » Leçon en hindi en post-scriptum : « Essayez seulement d'obéir. L'obéissance vous procure la vraie confiance. »


English transcript: IBP verified

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Traduction: NON vérifiée. Ver 1/1/2014.

A nouveau aujourd’hui il me faut remercier Manirupala pour avoir entonné un si beau chant au sujet de la Devi.

J’ai été très impressionnée de la façon, nous en avons parlé, dont ils sont confiants, comme ils peuvent résoudre n’importe quel problème. C’est comme cela que ça doit être. C’est le signe d’un Sahaja Yogi qui a atteint un très haut niveau dans la connaissance de lui-même et des ragas.

Le chakra de la Déesse est situé à l’arrière de l’os du sternum, dans la colonne vertébrale. Ce chakra est placé au-dessus du Bhavasagara, au-dessus du vide comme nous l’appelons dans Sahaja Yoga. Et le pont qui doit être traversé par les bhaktas, par les chercheurs, est gardé par Elle. Elle est celle qui aide Ses enfants à traverser ce passage quand les forces négatives essaient d’attaquer un chercheur.

Ce chakra est placé à l’arrière du sternum comme Je vous l’ai dit. Durant l’enfance les anticorps sont formés dans l’os du sternum. Ils sont les guerriers ou les Sainikas de la Déesse. Et jusqu’à l’âge de 12 ans, ils croissent et se multiplient pour finalement être tous distribués dans tout le corps, et ainsi un être humain se retrouve capable de faire face à n’importe quelle invasion extérieure contre lui. Ces anticorps savent comment lutter. Ils sont extrêmement confiants. Et ils savent quels sont leurs ennemis. Ils possèdent tous ces messages construits en eux. Aussi quand l’élément anti-Dieu pénètre dans le corps par n’importe quel moyen, disons par de la nourriture, par des mots, par des actions, par des personnes démoniaques ou de la magie noire, ces anticorps s’assemblent et combattent collectivement l’envahisseur.

Les personnes qui n’ont pas leur cœur centre adéquatement développé, souffrent d’un important sentiment d’insécurité durant toute leur vie. Si durant leur enfance vous essayez de les contrôler en leur faisant peur, ces enfants plus tard deviennent extrêmement insécurisés. Ils ont peur du noir, ils ont peur la nuit. Certains d’entre eux, tout les effraye. C’est dû au nombre insuffisant d’anticorps produits par le corps et ce centre est si faible que la personne se sent extrêmement insécurisée. Par la suite dans la vie, quand l’enfant va aller à l’école ou s’il essaye d’établir quelque chose pour le futur, alors également sa confiance peut être perturbée par des parents, des professeurs et d’autres personnes de l’extérieur. Donc c’est très important de comprendre les enfants qui grandissent.

En Occident ils analysent chaque chose et essayent d’installer les être humains dans des compartiments.

Tout d’abord l’enfant. Un enfant, selon eux, n’a pas d’innocence, et il est extrêmement égoïste. En second vient l’adolescence dont ils pensent qu’elle représente une période très arbitraire et lunatique. En Inde nous ne savons pas à quoi ressemble l’adolescence. Puis ces adolescents vont se rassembler en groupe et ils vont commencer à critiquer ou à se moquer de tous leurs aînés. Cela commence à un âge très jeune. Tout d’abord ils se moquent de leurs enseignants, puis de leurs parents, et ensuite de toutes les personnes plus âgées qu’eux. Ils commencent à devenir extrêmement actifs au niveau de leur cerveau parce qu’ils regardent trop la télévision et des choses pareilles, et alors ils commencent, à un très jeune âge, à se comporter avec des manières si violentes que l’on ne peut imaginer.

Je vis à environ 25 miles de Londres. Et chaque fois que Je Me rends à Londres, Je découvre des enfants en train de perpétrer quelque méfait quelque part. Un jour certains d’entre eux sont montés dans mon compartiment et ils ont commencé à tirer le dessus de tous les sièges en les coupant avec leurs couteaux et en mettant à l’air tout le rembourrage. J’étais alors assise et Je regardai. Et Je dis : « Etes-vous fatigués maintenant ? Veuillez vous asseoir. Quel est le problème ? » Ils répondirent : « Nous sommes tous très en colère ». Je dis : « Pour quelle raison ? Pourquoi êtes-vous en colère ? » Ils répondirent : « Nous sommes seulement en colère » « Mais vous devez être en colère à cause de quelque chose ! » C’étaient des enfants fréquentant vraiment de très bonnes écoles et portant de très beaux vêtements. Quand le train a stoppé, J’ai dû appeler un contrôleur et lui dire que ces enfants avaient perpétré tout cet hooliganisme dans le compartiment et qu’il ferait mieux d’aller voir. Il est venu voir et a dit que c’était une chose habituelle. Et que, d’une façon ou d’une autre, il les attraperait.

La seule chose que J’ai ressenti à leur sujet, c’est que tous avaient un cœur centre qui bloquait. Leur cœur centre sur la Kundalini était bloqué. Mais quand ils m’ont vu, ils se sont assis. Ils étaient tranquilles, ils m’écoutaient. J’ai établi leur cœur centre. Et la plupart d’entre eux dirent : « Nous sommes en colère contre notre mère ». « Mais, pourquoi ? » « Parce que nos frères sont en colère » « Mais pourquoi vos frères sont-ils en colère ? » Alors Je découvris que Freud avait promu ces idées idiotes contre la mère. Contre la mère elle-même, pouvez-vous imaginer ? Il s’agit d’une telle activité contre le Divin !

Pour un Indien, la mère a une importance primordiale. Pour tous les Indiens. Parce que leur sens de la sécurité réside dans la mère. Même si le père a un tempérament bouillonnant, est colérique, cependant c’est de la mère qu’ils dépendent. Parce que la mère sait quand il faut et quand il ne faut pas se mettre en colère. Elle possède la discrimination. Et elle est celle qui les protège.

En Occident; l’idée de la mère est complètement ruinée et c’est la raison pour laquelle les enfants de ce pays ressentent tant d’insécurité et, quand ils grandissent, ils se sentent extrêmement insécurisés. Vous ne le croirez pas mais, tout le temps, ils s’occupent de leur pelouse, ils nettoient leur maison, mais même pas un rat ne rentre chez eux. Et s’ils doivent parler à quelqu’un, ils vont faire rester la personne à l’extérieur tandis qu’ils leur parlent de l’intérieur. Spécialement à Londres parce qu’ils sont littéralement effrayés.

Personne ne croira que les Anglais, qui nous ont administré, sont des gens si peureux. Pourtant ils le sont. Ils ont peur les uns des autres, ils ont peur d’eux-mêmes. La raison en est qu’ils ont un cœur centre absolument faible.

Je vous en ai donné la première raison, l’insécurité familiale. L’enfant ne sait pas, quand il rentre à la maison au retour de l’école, si oui ou non sa mère sera là ou si elle est partie. Ils n’ont pas des mères qui peuvent supporter beaucoup de leurs maris, et qui sourient, et qui ne montrent pas les signes de leur souffrance devant leurs enfants. Mais J’ai vu que, dans ce pays, les mères essaient d’utiliser leurs enfants pour toutes sortes de chantages émotionnels, si on peut dire. Elles essaient de torturer l’enfant en lui racontant tout ce que leurs maris leurs font et n’importe quel problème qu’elles rencontrent avec les maris. Ainsi l’enfant ne se sent pas sécurisé par la mère. Mais, au contraire, l’enfant commence à donner de la sécurité à cette mère-là. Cela commence à un âge très jeune, et l’enfant devient extrêmement négatif et déséquilibré du côté gauche. Il sent qu’il est né dans un endroit rempli de haine, d’insécurité et de peur.

Quand les Bhaktas {les dévots} sont nés dans ces pays, ils ressentent aussi les choses de la même façon, parce qu’ils pensent que, s’ils doivent aller vers un Guru, le Guru – c’est bien connu – va les torturer ou leur prendre tout leur argent, va leur enlever leur pareeksha (), va leur faire passer des tests, et parfois il va les laisser en plan dans les rues.