Produit dans le cadre du cours Exploitation et Analyse, avec Marine Kirsch, Florine Berquez, Laura Oulmi et Bérénice Cambier. La consigne étant d’analyser un site web, qui dans notre cas fut le Portail de données ouverte du Parlement européen.

Disponible ici : https://odep.hypotheses.org/2433

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Format PDF

Exploitation_Analyse_MK_FB_LO_BC.pdf

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Introduction

Contexte et méthodologie

État de l’art

La science ouverte est un mouvement global qui vise à rendre la recherche scientifique et ses résultats accessibles à tous, sans barrières financières, légales ou techniques. En s'opposant aux modèles traditionnels de publication et de diffusion des connaissances, souvent restreints par des paywalls ou des licences exclusives, la science ouverte promeut une approche plus transparente, inclusive et collaborative de la recherche.

Au cœur de ce mouvement se trouvent plusieurs principes fondamentaux : l'accès libre aux publications scientifiques, la mise à disposition des données de recherche, le développement de logiciels open source et l'implication active des citoyens dans les processus scientifiques. En facilitant l'échange et la réutilisation des données et des connaissances, la science ouverte contribue à l'accélération de l'innovation.

En France, le mouvement open data a connu des étapes clés qui ont structuré son évolution. En 2010, des acteurs publics ont été parmi les premiers à proposer des plateformes d’ouverture des données publiques. Cette dynamique a pris un nouvel essor en février 2011 avec la création de la mission « Etalab », chargée de mettre en place un portail unique interministériel des données publiques. Dès décembre 2011, le portail data.gouv.fr a vu le jour, constituant une avancée majeure pour centraliser et rendre accessible les données publiques. En 2013, cette plateforme a été étendue aux données produites par des contributeurs issus de la société civile, renforçant ainsi son ambition collaborative. La mission d’Etalab s’est également élargie pour inclure l’appui aux établissements publics administratifs.

Une étape décisive a été franchie en 2016 avec l’adoption de la loi pour une République numérique, qui a consacré le principe d’ouverture des données publiques. Cette loi a rendu obligatoire l’open data pour l’ensemble des acteurs investis d’une mission de service public, transformant ce qui était auparavant un choix volontaire en une obligation légale.

Les données ouvertes ou open data, constituent un volet essentiel de la science ouverte. Elles désignent des données accessibles à tous, dans des formats interopérables et libres de droits, permettant leur réutilisation sans restriction. En France, le cadre législatif a joué un rôle majeur dans le développement de l’open data. Une fois de plus, la loi pour une République numérique de 2016 a été une étape décisive. Elle a imposé l’ouverture par défaut des données publiques, tout en préservant les informations sensibles et les données personnelles. Cette loi s’inscrit dans un contexte plus large d’initiatives européennes, comme la directive PSI (Public Sector Information), qui encourage la réutilisation des informations du secteur public.

L’ouverture des données institutionnelles joue un rôle crucial dans la mise en œuvre des principes de science ouverte. Elle implique la publication des données produites par les administrations publiques, les organismes de recherche et les institutions internationales. Ces données, qui incluent des informations sur la gestion publique, les budgets ou les activités parlementaires, permettent une meilleure transparence et responsabilisation des acteurs publics. Elles offrent aussi un support inestimable pour des recherches interdisciplinaires et des innovations dans des secteurs variés, comme l’économie, l’éducation ou la santé.

Concernant le portail des données ouvertes du Parlement européen, il ne semble pas avoir jusqu’à présent de travaux de recherche qui ont déjà exploré son potentiel. Bien que des initiatives comme l'OpenTED Browser (application web interactive permettant de naviguer et d'explorer les dépense publique liée aux marchés publics dans l’Union européenne) démontrent le potentiel des données du Parlement européen pour analyser les dépenses publiques, les études académiques spécifiques exploitant les jeux de données sur le portail des données ouvertes du Parlement européen restent limitées, voire inexistantes. Ainsi, ce travail d’analyse des jeux de données et des critères de la science ouverte appliqué sur le portail des données ouvertes du Parlement européen s’annonce être précurseur.

Méthodologie

Le Portail des données ouvertes du Parlement européen est un portail de données ouvertes en ligne qui offre un accès gratuit à des jeux de données. C’est une plateforme qui se veut être transparente   des travaux et des projets menés par l’Union européenne. Nous avons entamé notre analyse de cette plateforme le 15 novembre 2024 et elle s’est terminée le 30 décembre 2024.

L’une des caractéristiques de ce portail de données ouvertes est sa mise à jour régulière des jeux de données. Nous observons des jeux de données régulièrement mis à jour. Il était possible d’en trouver 251 le 15 novembre 2024 (voir Annexe 1), puis 252 le 22 novembre 2024 (voir Annexe 2), et enfin 253 le 29 novembre 2024 (voir Annexe 3).

Le portail de données ouvertes du Parlement européen est disponible dans toutes les langues de l’Union européenne. En effet, ce portail vise un large public puisqu’il est à destination de toute la population européenne, bien qu’il vise principalement les chercheurs comme universitaires ou encore développeurs. Ils peuvent utiliser ces ressources pour analyser les décisions et activités parlementaires, effectuer des études sur les politiques européennes ou l’impact des votes. Mais pour les développeurs plus précisément, il est utile pour créer des applications ou des outils exploitant les données ouvertes via l’API. Les journalistes peuvent aussi se servir de la plateforme pour vérifier des faits, enquêter ou contextualiser des sujets d’actualité liés au Parlement européen.

Analyse

1. Analyse Ergonomique et Accessibilité